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 [RP] Ne clignez pas des yeux !

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Fidelis
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Date d'inscription : 06/08/2011

MessageSujet: [RP] Ne clignez pas des yeux !   Lun 14 Nov - 22:21

--Le_Docteur a écrit:
[hrp]RP privé, merci de demander la permission avant de poster ! On pourra vous trouver un rôle, sûrement ![/hrp]

[rp]
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Année 6412, confins de la galaxie

"Quelle tribu barbare ! Rejoignons le TARDIS !

Le Docteur et Rose avaient attéri sur une planète étrange, qui ressemblait étrangement à la Terre du futur. Une terre aride, dépeuplée, où quelques monstres avaient pris le contrôle du monde. Des dents pointus, des yeux rouges et une silhouette humanoïde poursuivaient les voyageurs du Temps. Ils avaient tenté d'entrer en contact avec ces étranges autochtones, mais ils furent bien vite fixés sur leur régime alimentaire : de l'humain ! Le Docteur n'avait pas cherché à comprendre, il attrapa Rose par le bras et l'attira très loin de la ville désafectée. Mais trop tard, les monstres les avaient repérés ! Une horde entière était à leur poursuite. Le Docteur jubilait : rien de telle que la course pour maintenir la forme !

Passé le pont-levis de l'ancienne ville, le Docteur s'arrêta net et dégaina son tournevis laser. Il sortit la langue pour mieux se concentrer et visa la herse qui tomba nette, bloquant de justesse l'avancée des monstres. Le maître du Temps laissa échapper un rire amusé et rejoignit Rose.

"On ne s'attaque pas à nous ainsi ! Allons-nous en.

Ils continuèrent en marchant mais un bruit singulier attira leurs ouïes. Les montres étaient parvenus à relever la herse et couraient déjà vers les intrus dont ils voulaient à tout prix en faire leur dîner. Cette Terre était obscure. Le Soleil s'était éteint. Plus aucun humain ne pouvait survivre ici. Et si ? Et si les monstres étaient en fait l'évolution des Hommes, adaptés au climat ? Le Docteur frissona et serra un peu plus son emprise sur Rose. Ah ! Rose... sa compagne, celle de toutes les aventures. Ils étaient proche... Pourquoi s'attachait-il autant à elle ? Il était immortel ! Viendrait un jour où Rose vieillirait et s'en irait... Et lui ? Il vagabonderait, dans la tristesse et le chagrin, inconsolable... Il chassa bien vite cette pensée de son esprit.

"Pourquoi je gare toujours le TARDIS si loin ?!

Ils montèrent une colline de cendres et, à la lueur de deux lunes, le vaisseau apparut enfin. La cabine téléphonique de police bleue se dessinait dans une faible clarté. Le Docteur sourit à cette vision si familière. Il chercha la clef du TARDIS, tout en courant pour sauver sa peau. Il déverrouilla sans trembler, ouvrit la porte, laissa passer Rose et s'y engouffra à son tour. Essouflé, il reprit sa respiration, collé contre l'entrée, les mains sur les genoux. Il regarda Rose.

"Rappelez-moi de ne jamais revenir ici.

Les monstres frappaient la porte. Ils voulaient entrer, ils voulaient manger. Le Docteur s'approcha des commandes et commença à entrer une nouvelle destination. Quand soudainement, un grondement surgit. Les aliens poussèrent des cris d'horreur et se retirèrent. Intrigué, le seigneur du Temps revint à l'entrée et ouvrit la porte du TARDIS dans un grincement. Les créatures fuyaient au loin. Mais la stupéfaction s'empara du Docteur. Le sol de cendres était devenu flamboyant et la cabine semblait brûler ! Il referma rapidement la porte.

"Rose ! Rentrez une destination ! Nous sommes sur un volcan en éruption ! Il faut que je refroidisse les parois du TARDIS !

Le Docteur ne s'attarda guère sur sa compagne et disparut sous les tableaux de bord. Le sol était brûlant, il fallait du froid. Tous les fils électriques, tous les tuyaux qui se trouvaient ici, ne devaient pas trop être chauffés, sinon c'était la panne. Et la panne, c'était la mort. Ce n'était pas pour rien que les monstres avaient fui ! Il savait ce qui se passait. Intéressant l'adaptation au climat... Il s'empara une nouvelle fois de son tournevis et ouvrit une boîte de fusibles. Il actionna le mécanisme laser et referma. Pendant ce temps, le bruit familier du TARDIS en voyage résonna. Le sol était sauvé, eux aussi. Rose avait brillament réussi. Le Docteur sortit du sous-sol et s'avança vers elle.

"Vous avez réussi ? Mais où est-ce que vous nous... 1459 ?![/rp]

--Rose_Tyler a écrit:
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Comme toujours, le docteur avait voulu surprendre Rose par un voyage étonnant et comme toujours, ce fut le cas et pas des moindres ! Leur exploration fut de courte durée. Comme destination romantique, il aurait pu trouver mieux ! Mais Rose suivait, toujours, les envies et les fantaisies de son docteur.

La course poursuite au milieu des ruines poussiéreuses de cette terre lointaine semblait ne plus en finir. Mais elle avait l'habitude, Rose, de mettre en péril sa vie. Le docteur était là pour veiller sur elle et elle lui faisait totalement confiance, peu importe les situations. Elle n'était pas la seule d'ailleurs.

Le dernier maitre du temps était connu à travers l'espace et les ères pour avoir sauver plus d'une fois la Terre et les humains. Car oui, le Docteur n'était pas humain. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, cet homme que l'on pourrait prendre pour un fou, venait d'une planète aujourd'hui détruite, enfin, dans son passé à lui, peut-être notre futur. Allez savoir, tout cela n'avait qu'une seule logique, celle du Docteur !

Rose regardait parfois derrière elle. Ces créatures effrayantes semblaient vouloir les attraper à tout prix. Elles se déplaçaient rapidement et s'adaptaient rapidement aux obstacles qu'ils pouvaient leur mettre sur leur chemin. Il était temps de partir en effet.

Docteur ! Ils nous rattrapent !

La herse tomba grâce à la magie du tournevis sonic du Docteur. Objet fabuleux qui faisait tout, même le tournevis ! Que serait le docteur sans son tournevis ? Un homme nu assurément. L'idée effleura l'esprit de Rose bien que le moment fut mal choisi. Il l'impressionnait toujours. Et il l'obligeait toujours à se surpasser. Incroyable docteur !

Je crois que c'est pour nous faire entretenir la forme !

Le Tardis, encore un objet fantastique qui faisait du Docteur ce qu'il était réellement. La machine ressemblant plus à une cabine téléphonique londonnéenne des années 30 sur terre, faisait office de machine à voyager dans le temps. Mais celle-ci recelait des secrets encore bien insoupçonnés à ses utilisateurs. Et pour cela, elle décidait elle-même de se poser où bon lui semblait, même à des lieues de l'endroit qu'ils souhaitaient visiter.

Comptez sur moi Docteur !

Revenir était hors de question bien qu'avec le Docteur, il ne fallait jurer de rien. Peut-être un jour serait il obligé de repasser par ici pour encore une fois sauver le monde ? Pour l'heure, le sol se dérobait déjà sous le Tardis et donc sous eux. Rose se précipita sur la console, abaissa quelques manettes, en remonta d'autres. Ses cheveux blonds commençaient à coller autour de son visage sous la sueur et la chaleur. Elle entra des coordonnées, suppliant le Tardis de se mettre en route.

Allez !!! Démarre ! Docteur ? Dépêchez vous ! J'ai les pieds qui chauffent ! Viiiite !!

Enfin tout se mit en route et l'appareil se dissipa alors que la lave en ébullition engloutissait tout autour. Le Tardis se mit à virevolter parmi les couloirs de l'espace temps. Rose sauta dans les bras du Docteur, heureuse que tout se termine bien, encore une fois.

Nous sommes sauvés ! Oui 1459, je ne sais pas pourquoi, le Tardis ne voulait aucune autre date ... Je crois qu'il se passe quelque chose.

L'intérieur du Tardis était immense. Rien à voir avec le contenu d'une cabine téléphonique étroite. Au centre, le coeur du réacteur qui animait le Tardis, ainsi que ses nombreuses consoles ayant de multiples utilités, jusqu'à même faire du café ! Plusieurs escaliers donnaient sur des pièces annexes, recelant parfois des trésors des temps anciens et futurs. Rose n'avait jamais eu le temps d'explorer totalement les lieux. Il y avait chambre, salle de bain et même des vêtements de rechange à volonté. C'est tout ce qui l'importait mais surtout, être avec lui.

Le bruit significatif de l'atterrissage du Tardis retentissait déjà. Curieuse, Rose alla à la porte et l'ouvrit. Il faisait nuit. Ils étaient dans une sorte de jardin. Les étoiles brillaient dans le ciel et la lune berçait de son voile lacté les environs. C'était un beau jardin et au loin, on pouvait apercevoir un château.

Docteur, venez voir. Pourquoi le Tardis nous a-t-il emmené jusqu'ici ?

Elle regarda le docteur, les yeux pleins d'interrogation et d'envie, de découverte. Une nouvelle aventure s'ouvrait devant eux, sur terre, en 1459 ![/rp]

--Le_Docteur a écrit:
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Le docteur sortit du Tardis après Rose et referma la porte de la cabine à clef. Il fronça les sourcils. Si le vaisseau les avait emmené ici, c'était qu'il se tramait forcément quelque chose de louche ! Mais où étaient-ils ? Là était véritablement la question. Un château était éclairé par la Lune et visiblement personne ne montait la garde. Ils étaient des intrus dans une résidence moyennageuse. Avant que Rose n'aille explorer les recoins du jardins, le docteur l'attrapa par le bras et la retint, l'air grave.

"Rose, nous sommes en 1459, en plein Moyen Age, mais les gens d'ici ne comprennent pas ce terme. Attention à ce que vous dites et à ce que vous annoncez. Il n'est jamais très bon de révéler le futur. Allons nous balader.

Il retrouva le sourire et tendit un bras plein d'entrain à sa compagne. Celle-ci s'accrocha à lui et tous deux se dirigèrent vers le château. Malgré l'obscurité, le docteur commençait à cerner l'endroit où ils avaient attéri mais n'en était pas encore très certain. Rose et lui parvinrent finalement à d'immenses portes qui menaient à l'intérieur. Le docteur frappa. Un garde vint aussitôt ouvrir, menaçant les étrangers de sa hallebarde.

"Qui êtes-vous ?! D'où venez-vous ?!

Le docteur examina la façon de parler et l'accent de l'homme. Alors qu'il se faisait de plus en plus menaçant, le garde répéta ses questions. Le seigneur du temps sortit ses papiers à écriture psychique et les montra au soldat.

"Je suis le docteur, police Impériale, et voici Rose Tyler, mon assistante. Nous avons attéri dans le jardin où l'Empereur nous a envoyé enquêter sur d'étranges faits, en avez-vous entendu parler ?

Le garde s'empara du porte-feuille du docteur où tout ce qu'il venait de dire était affiché. Pour le maître du temps, ce n'était qu'un vuglaire bout de papier vierge, mais quand il voulait se faire passer pour quelqu'un d'autre, le nom et l'activité de cette personne s'inscrivait tout seul sur la feuille magique. Le docteur fit un clin d'oeil à Rose. Le soldat rendit le porte-feuille et les scruta de haut en bas.

"Vu vos accoutrements, vous devez forcément venir de Germanie !
- Oui voilà c'est ça !


Le soldat partit dans de grands rires, imité par le docteur, qui donna un coup de coude à Rose pour qu'elle rit aussi. Le seigneur du temps stoppa bien vite son faux fou-rire et se concentra sur le blason du garde. Il chercha ses lunettes dans son long manteau, les enfila et vint analyser l'écu sur le poitrail de l'homme.

"Oh ! Rose, nous avons de la chance, nous sommes tombés chez des amis ! Si je vous dis, Savoie, cure thermale, Lamartine, le Lac, ô rage ! ô désespoir ! Une ville qui fut sous autorité romaine. Vous me dites ?

Le docteur écouta la réponse de Rose et l'applaudit. Le soldat comprenait bigrement rien mais il sourit aux agents impériaux, pour ne pas se faire des ennemis plus haut qu'il ne voudrait. Le seigneur du temps le regarda alors.

"Menez-nous à vos maîtres. Nous devons les interroger suite au Nouveau Décrêt Tardis.
- Jamais entendu parler de cette loi...
- Cela vaut mieux pour vous.


Le docteur fit un clin d'oeil au garde et, accompagné de Rose, ils pénétrèrent dans le hall du château. Tandis que le militaire se retirait avertir ses maîtres, l'extraterrestre contempla certaines statues d'époques, ses lunettes sur le nez.

"Allez savoir ce qui nous a conduit ici...
[/rp]

--Rose_Tyler a écrit:
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Le jardin où ils se trouvaient possédait un grand nombre de statues et de topiaires ainsi que des rosiers encore en fleur. Baignés par la lueur de la lune, Rose eut un frisson dans le dos. Ce n'est pas que ça lui faisait peur, surtout avec ce qu'elle avait déjà vécu avec le Docteur. Mais quelque chose la mettait mal à l'aise.

Elle n'eut pas le temps de trouver des réponses à ses interrogations que déjà le docteur l'embarquait pour une visite surprise chez les habitants du coin, non sans une mise en garde sur ce qu'elle aurait pu dévoiler par inadvertance.

Oui Docteur, je ferai attention !

Un grand sourire sur les lèvres, oublié les sensations étranges, l'aventure leur tendait les bras, comme toujours ! Et Rose n'attendait que ça ! Elle voyageait avec lui depuis assez longtemps mais ne se lassait pas. C'était le Docteur, sa vie ! Jamais elle ne pourrait retourner à sa vie banale et sans saveur.

Devant les portes du château, Rose leva le nez vers les hauteurs. Impressionnant ! Il était en excellent état. Evidemment, vu l'époque. Rien à voir avec les ruines qu'elle avait déjà visité sur Terre. Elle eut la sensation d'être observée. Encore une idée fugace qui disparut aussi rapidement qu'elle était venue, avec le garde qui leur tomba dessus.

Rose ne disait rien, laissant faire le docteur qui avait l'habitude de pouvoir s'immiscer où il voulait sans se poser de questions. Le papier psychique ! Encore un de ses outils indispensable qu'utilisait le docteur. La panoplie était complète, plus ou moins.

Habillée d'une veste de cuir noir, d'un jean plutôt moulant et d'un petit pull-over bleu, elle n'avait vraiment pas la tenue de l'époque. Le garde se mit à rire. Le Docteur aussi et un coup de coude l'invita à rire avec eux. Rose n'avait jamais su rire de manière forcée mais elle fit du mieux qu'elle put.

Ah ah ah ah ahhha ...

Rose observait déjà l'intérieur de la bâtisse, derrière le garde quand le Docteur lui demanda de deviner le lieu où ils se trouvaient. Cure thermale, Savoie ... Ca suffisait presque à sa réponse, bien qu'elle n'était pas trop douée dans la géographie française. Toutefois, c'était une destination relativement connue de partout en Europe.

Euh ... Aix-les-Bains ?

Ils purent enfin entrer. Rose précéda le docteur qui était un véritable gentleman, surtout pour le 21ème siècle où ce genre de courtoisie se perdait ! Alors qu'il observait les statues dans l'entrée, Rose s'approcha du docteur tout en gardant un oeil sur le couloir et les escaliers.

Qui sont vos "amis" docteur ? A l'époque 1459, il me semble qu'il y eut un drame dans cette ville. Sommes nous là pour sauver ces gens ?

Le malaise qu'elle avait ressenti revint aussitôt. Quelque chose clochait mais elle n'aurait pu dire quoi exactement. Mais elle savait qu'il savait et alors qu'ils s'échangeaient un regard complice, leurs sourires disparurent.

Docteur ... [/rp]

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Ne clignez pas des yeux !   Lun 14 Nov - 22:26

Vikentios a écrit:
[hrp]Posté avec l'autorisation de ljd "Le docteur".[/hrp]

[rp]
Après un dernier effort, Marc Antoine se laissa tomber sur le lit, exténué. Il tourna le visage et regarda l'une de ses amantes, une duchesse, toute aussi essouflée que lui. La lueur des bougies éclairaient leurs deux corps dénudés en sueur. Le vent s'engouffra dans la chambre, soulevant les rideaux des fenêtres et rafraîchissant les deux partenaires. Vincent passa sa main sur son front et sourit, amusé, en regardant le plafond. Il revint chercher la duchesse, en dessinant ses courbes de ses doigts. Des épaules jusqu'aux cuisses. La jeune femme était en fait la fille déshéritée d'une vieille noble qui avait épousé un duc. Parce qu'elle ne pensait pas comme son père, celui-ci l'avait retirée de tout testament.

"Ah duchesse, que ne vous ai-je point fait découvrir...

Il sourit et se leva du lit. Un domestique apparut aussitôt pour conduire son maître dans une baignoire de la salle adjacente. A peine installé, un second valet vint avertir le premier en lui chuchotant à l'oreille. Alors qu'il frottait le dos du Leostilla, le jeune homme se pencha à l'oreille du seigneur et lui murmura que deux visiteurs attendaient dans le hall.

"Quoi !

Il en avait fichtrement marre ! Toutes les nuits il recevait du monde à présent ! Atia, la mère de Fidelis, Octave, le frère et en voilà d'autres ? Oh non, c'en était assez ! Maugréant tout ce qu'il savait, il sortit de sa baignoire et se fit vêtir simplement par son valet. Il revint dans sa chambre et trouva son amante, à plat ventre sur le lit, les jambes croisées dans les airs, le menton dans ses mains. Marc Antoine lui envoya un baiser et quitta la pièce, en compagnie du domestique. Comme si c'était une habitude, il retrouva Fidelis elle aussi, déjà habillée, devant sa chambre. Sa confidente avait dû elle aussi la réveiller. Qu'importait ; ils renverraient les intrus à deux.

Ils se dirigèrent tous les deux vers le hall d'entrée quand subitement, à l'endroit où il avait aperçu Atia il y a plusieurs jours, il reconnut quelqu'un. Non c'était impossible. C'était... le Docteur ?! Cet homme qu'il avait connu dans son passé, à Rome, lors d'une réunion de famille. Il n'avait qu'une dizaine d'années... Marc Antoine descendit rapidement les marches et s'approcha de l'invité. Quand il l'avait rencontré, il était à la poursuite d'une créatures dans les rues romaines. Il lui avait promis qu'ils se reverraient un jour. Fidelis était là aussi. Elle dut également se souvenir de lui. Eberlué par cette vision, Vikentios s'approcha de ses yeux d'enfants. Cet homme, ce docteur qui venait "d'ailleurs" était toujours le même. Pas une nouvelle ride, rien.

"Docteur ? Mais, comment est-ce possible ?... Vous n'avez pas changé... Vous n'avez pas vieilli... et vos yeux si vieux pour un visage si jeune...

Le docteur l'avait lui aussi reconnu. Comme il reconnut également Fidelis. Vikentios serra la main du seigneur du temps, toujours surpris. Quand il fut présenté à la compagne Rose, Marc Antoine fut étourdi par la beauté de l'étrangère en lui appliquant un splendide baise-main. Quel accoutrement !

"Docteur, vous êtes notre invité ! Qu'avez-vous fait durant tout ce temps ? Allez-vous enfin nous avouer qui vous êtes vraiment ?

Il rit de bon coeur avant d'ajouter :

"Il est tard, vous devez être fatigués d'avoir voyagé toute la nuit. Suivez Emilie, elle va vous conduire dans une chambre avec votre compagne. Nous aurons tout le loisir de parler demain matin.

Satisfait de cet invité, Marc Antoine laissa le docteur et Rose se retirer. Encore tout perdu, il fixa Fidelis avant de passer près d'elle et de lui donner une tappe sur les fesses. Il avait hâte d'être demain.

Et pourtant...[/rp]

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[hrp]Posté avec l'autorisation de jd Le_docteur.[/hrp]

[rp]Le garde n'était autre qu'un membre de la suite d'Atia, placé par celle-ci pour surveiller les accès au château. Ce n'était pas un mal en soit, surtout que le personnel manquait encore dans ces lieux. Galar était venu en personne chercher le couple qui possédait le château. Mais il n'eut pas à aller bien loin pour trouver Fidelis qui ne dormait pas.

Errante dans le couloir, Fiorella s'était enfuie des portes de la chambre de Marc Antoine quand elle avait entendu les bruits de l'armure métallique de Galar. Mais visiblement, celui-ci avait l'oeil acéré car il regarda un instant dans sa direction avant de frapper à la porte du maitre des lieux.
Une fois averti, le garde approcha de la jeune femme. Il s'inclina respectueusement. Elle ne portait qu'une longue robe de nuit, n'ayant même pas revêtu de robe de chambre pour sortir. Ce n'était pas très convenant mais Fiorella s'en moquait.

Que se passe-t-il encore Galar ?

Damoiselle, des gens sont à la porte, de la police impériale. Ils vous font demander.

Allons bon ... Ca aura au moins eu le mérite de les interrompre ...

Devant l'air interrogatif du garde, Fiorella fit un mouvement de la main pour éviter toute question supplémentaire. Elle se comprenait, ça lui suffisait. Elle entra dans sa chambre pour passer une robe et en sortit peu de temps après. Marc Antoine pointa sa tête hors de la chambre et se retrouva face à Fiorella qui ne lui lança aucun regard. Ils se dirigèrent vers les escaliers qu'ils empruntèrent pour rejoindre les deux individus.

C'est seulement quand elle aperçut le docteur qu'un sourire apparut sur son visage fermé. Il n'était pas seul comme lors de leur première rencontre à Rome. Une femme blonde avec une drôle d'allure l'accompagnait. La jeune femme la détailla comme elle le faisait avec toutes les femmes qu'elle rencontrait, puis approcha du Docteur et lui fit une révérence comme on savait les faire dans le grand monde.

Son sourire remplaçait les mots. Elle ne disait rien, Vincent parlait pour deux. Elle se contenta de fixer le docteur de son regard plein de questions. A lui, elle pouvait s'ouvrir. Il savait tout et devinait tout. Il avait tant vu, tant vécu. Elle se rappelait le jour de son passage dans leur famille. Une créature avait failli décimer toute la population, sortie des profondeurs de la terre. D'après le docteur, cette créature était responsable des tragedies de Pompéi. Dans son esprit d'enfant, Fiorella avait toujours cru que ce n'était qu'un cauchemar même si, dans le fond, elle savait que c'était bien arrivé.

Emilie, la femme de chambre, était derrière eux. Galar aussi d'ailleurs. Il n'avait pas quitté Fiorella d'un moment. La servante conduisit les invités à l'intérieur, les menant à des chambres à l'étage. Tout allait bien, ou presque. Vincent claqua une main sur ses fesses. Fiorella le fusilla du regard. Déjà qu'elle lui en voulait pour la présence de sa maitresse alors là, il poussait le bouchon trop loin ! En retour, alors que tous avaient déjà avancé, elle donna un petit coup, pas trop fort, sous le bassin de son cher cousin, histoire de lui rappeler la faiblesse des hommes ... [/rp]

--Le_Docteur a écrit:
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Le docteur vit arriver à lui les maîtres des lieux ! Par tous les dieux comme ils avaient changé ! Le petit Vikentios, était devenu grand et plus que jamais ses yeux reflétaient la folie. Déjà enfant, le seigneur du temps avait perçu dans son regard, un caractère torturé et méchant. Il avait grandi et ce trait se remarquait toujours, comme le nez au milieu du visage. Mais il en avait vu des pires, quoi que...

"Je lis toujours autant, et merci pour cet accueil ! Nous allons rester quelques... quelques temps !

Comment avouer à quelqu'un du Moyen Age, qu'il était immortel ? Qu'il voyageait dans tous les mondes existants et à travers tous les âges passés, actuels et futurs ? C'était impossible. Le cerveau des hommes de l'époque n'était pas adapté pour ce genre d'explications. Il était borné dans des limites closes, alors que tout n'était qu'infini. Comment faire comprendre à ces pauvres gens qu'ils n'étaient rien et que lui était tout ? Il soupira et ne s'attarda pas sur les questions de Vikentios. Il scruta Fiorella et lui sourit. Elle non plus n'avait pas réellement changé. Ses traits étaient restés les mêmes, un visage fin qui aurait pu être beau, des yeux foncés qui trahissaient une légère folie caractéristique de cette famille et une présence certaine. Il fut abrégé dans ses contemplations par Vikentios qui leur demanda de suivre une servante. Le docteur hocha la tête et emboîta le pas d'Emilie.

"C'est très joli chez vous. Dire qu'un des maîtres de la peinture au génie hors du commun est né en 1452. Vous rendez-vous compte Rose ? Léonard de Vinci n'a que 7 ans actuellement ! Ca me plairait de le rencontrer enfant. Je ne lui ai parlé qu'une seule fois, c'était vers la fin de sa vie, à la cour du roi François 1er.

Pour les deux maîtres des lieux, ces dires ne voulaient rien dire, mais pour Rose, tout était là. Fascinant ces voyages dans le temps si on y réfléchissait. Mais pour le docteur, plus rien ne le surprenait. Il avait tant vu et tant vécu... Au détour d'un couloir, les deux groupes se quittèrent, se souhaitant la bonne nuit. Emilie les conduisit jusqu'à leur chambre commune et referma derrière elle en partant, une fois qu'elle eût allumé toutes les bougies nécessaires. La pièce était d'un luxe peu commun.

"Voyez Rose, l'hôtel Cinq Etoiles du Moyen Age... oh je dirai plutôt Quatre Etoiles... la Cinquième reviendrait à ce cher et vieil Empereur.

Le docteur retira son manteau, le lança sur une chaise et sauta dans le lit, croisant les jambes, allongé, les mains derrière la nuque. Il sourit.

"Demain Rose, vous verrez le Moyen Age de vos propres yeux. En réalité... tout n'est que misère et pauvreté... Mais on doit pouvoir trouver un coin d'occupation... si le Tardis nous a arrêté ici, c'est que quelque chose cloche... nous devons trouver.

Il tapa à côté de lui pour que Rose prenne place.

"Les nuits sont froides dans ces vieux châteaux et les courants d'air fréquents dus à l'absence d'un cloisonnement encore peu maîtrisé. Oh mais à propos de courants d'air !

Il se redressa subitement :

"Vous ai-je raconté la fois où j'ai dû jouer le porte-drapeau dans l'armée de ce cher Napoléon ?
[/rp]

--Rose_tyler a écrit:
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Rose avait été interrompue par l'arrivée de deux personnes accompagnées d'une servante et du garde de l'entrée. Ce qui la préoccupait lui sortit de l'esprit et le docteur était trop heureux de revoir ces inconnus pour qu'il ne relève ses réflexions. Ca n'était pas si grave. Il était si changeant ! Il était capable de passer d'un rire fou à une expression sérieuse et réfléchie en un instant. Sans doute tout ce qui se passait dans son esprit de seigneur du Temps le rendait ainsi.

L'aventurière restait en retrait. Les gens se connaissaient et ils devaient déjà se poser assez de questions comme ça. Elle écouta toutefois attentivement tout ce qui se disait, essayant de s'adapter à la situation. Ils en avaient vu d'autres, tous les deux, comme face à ce savant fou ou encore devant le président des Etats-Unis ! Le docteur était connu de tous et ils l'appelaient de toutes les époques pour sauver le monde contre toute sorte de créatures ! Il fallait bien l'avouer, Rose adorait ça, même si sa vie ne tenait parfois à pas grand chose.

Le plus dur c'était la fois où elle avait cru que le docteur était mort. C'est là qu'elle avait compris à quel point il comptait dans sa vie et que plus jamais elle ne le quitterait. Sa vie n'avait plus de cours normal. Elle et lui étaient liés jusqu'à la fin des Temps.

La blonde salua les deux personnes et accompagna le docteur vers une chambre commune, ce qui était pour plaire à la jeune femme qui n'avait pas envie de se retrouver seule dans une chambre perdue au beau milieu de nulle part.

C'est très ... différent de ce qu'on a pu voir il y a deux jours !

Il y a deux jours, ils étaient justement dans le futur, en 2453 exactement. Les chambres où ils avaient été logé étaient fabuleuses. Complètement automatisée, jusqu'à la lumière produite par des mini soleils individuels. Des pièces très sobres, des courbes dans chaque objet, rien d'inutile, tout avait une fonction précise, des lits en plaques serpentines qui entrelacées donnaient un confort inégalable. Quelle avancée ! Enfin, jusqu'à ce que l'ordinateur central prenne le pouvoir sur les humains ... Ce fut une autre affaire celui-là !

Un sourire entendu avec le docteur sur ce voyage et déjà, ils se retrouvèrent seuls, se détendant enfin. Des bougies comme seule lumière et un lit plutôt étroit pour le couple hors du commun.

J'imagine que l'Empereur a un plus grand lit, non ?

Devant le regard négatif du docteur, Rose se ravisa sur ses réflexions. Tout était d'époque et ainsi soit il ! Allons bon, elle finirait presque par regretter le confort un peu rustre du Tardis ! De toute manière, Rose était trop fatiguée pour se poser plus de questions. Tout serait plus clair demain, ne serait ce que par la lumière du soleil !

Je connais mon histoire, Docteur. Il y avait une forte différence entre les classes sociales. Peut-être sommes nous là pour arranger ça ? Non ... ça serait changer le cours du temps et ce n'est pas possible. Alors quoi ?

Le docteur commença à s'installer, ses pensées vagabondaient comme toujours, entre des myriades d'idées entremêlées et parfois très confuses. Elle retira à son tour sa veste et ses bottes puis vint s'installer à côté de lui, souriant à cette proximité qu'elle appréciait. Jamais elle n'osait aller plus loin avec lui et pourtant, dans son regard étincellait des milliers d'étoiles, celles qu'elle partageait avec lui dans toutes leurs aventures.

Non, mais racontez moi Docteur ! J'adore ça ...

Et pendant une petite partie de la nuit, le docteur se mit à expliquer en long et en large toute son histoire. Passionnante évidemment, la jeune femme l'écoutait et souriait, riait aux éclats quand le passage fut amusant, s'attristant quand le passage était morose. Mais avec le docteur, on ressentait ses aventures à cent à l'heure, qu'on les vive ou qu'on l'écoute. Lentement, Rose s'endormit la tête sur l'épaule du docteur qui était encore loin de finir son histoire.

Demain serait une nouvelle aventure ! [/rp]


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