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 [RP] Les morts ne reviennent pas !

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:29

--Nimue a écrit:
[rp]
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Le jeune Vikentios s'avançait désormais vers elle. Comment décrire cette sensation ? Nimuë aimait beaucoup. Elle avait toujours aimé jouer la dominée. Cet état de menace du seigneur était jouissif. Mais les commentaires furent très rapidement ennuyeux. Comment expliquer des choses à un esprit borné ? Il est dit que tout être un jour, atteint son degré de savoir. Il semblait que celui d'Antoine ne soit guère étendu, réglé aux bornes du réel et du concret, alors que tant de choses dépendaient de l'abstrait et de l'inexplicable. Nimuë en était le témoin et la preuve. Toutefois, il fallait bien expliquer lse évènements à son hôte :

"Non ! En tuant Bathilda, Atia a bouleversé l'équilibre ! Fiorella est née naturellement, sa mère devait mourir tout aussi naturellement. Sa vie devait être emportée par les forces du destin et non pas par le vin empoisonné d'une idiote !

Mais Vikentios restait sourd à ses explications, ce qui la chagrina. Elle aimait partager. Que les choses soient bien claires. Mais avec lui, la tâche était impossible. Pourtant Nimuë ne connaissait pas ce mot. Mais elle dut bien avouer qu'avec les di Leostilla, elle avait toujours eu du mal à les calmer et les informer d'une chose qui sortait de l'entendement. C'est alors qu'il sortit son épée et devint de plus en plus menaçant. La sorcière laissa échapper un rire terrible et dirigea sa main vers lui. Il vola contre un pilier, perdant son arme.

"Ce n'est pas votre destin que de mourir par ma main, mon seigneur. Toutefois, demain à midi, j'aurais mon âme, tant pis si c'est celle que j'ai créée il y a vingt ans ! Il m'en faut une et le chevalier disparaîtra. Vous pourrez ainsi mieux souffrir, comme j'ai souffert sous le joug de votre famille !

Nimuë tourna la tête. Et voilà que Vikentios appelait sa garde ! C'était pathétique. Elle bloqua un instant les portes du conseil et regarda le maître des lieux. Elle marmonna quelque chose et dirigea sa main une nouvelle fois vers Antoine

"Je vous maudis, Leostilla ! Votre peur de l'incroyable s'est transformée en haine. Je vous plains. Avoir la mort de votre cousine sur la conscience, le supporterez-vous ?

Puis Nimuë se dirigea vers un pilier, souriant. Elle sa cacha derrière et disparut. Quand les gardes entrèrent, ils relevèrent Antoine qui leur indiqua la cachette de la sorcière, mais ils ne trouvèrent rien. Ils doutèrent alors de l'esprit sain de leur souverain, mais n'en affichèrent rien.
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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:29

Vikentios a écrit:
[rp]
Pas un mot de plus ! Antoine ne voulait plus rien entendre ! Ses oreilles en avaient trop écouté ! Et cette sorcière qui continuait à verser ces paroles infâmes. Il resta à terre, la regardant s'éloigner et le maudire. Pauvre Nimuë, jamais plus elle ne pourrait faire du mal à un Leostilla. Elle ne toucherait pas Fiorella, non, il l'en empêcherait. Une fois son venin craché, elle se faufila entre les piliers de la salle. La garde entra et Vincent montra aussitôt à ses soldats l'endroit où la femme s'était cachée. Mais ils ne trouvèrent rien. Les gardes revinrent vers Antoine, bredouilles et inquiets pour la santé mentale de leur souverain. Ils n'avaient laissé entrer personne. Comment pouvait-il donc y avoir quelqu'un avec le seigneur ? Antoine leur demanda de reprendre leurs postes, après avoir lui-même vérifier l'absence de Nimuë. Elle s'était bien jouée de lui. Alors Vincent fut préoccupé par ses paroles. Le chevalier noir devait tuer Fiorella. C'était l'arme du destin qui avait échappé à Nimuë vingt ans auparavant. Si elle voulait une âme, elle en aurait une. Mais pas celle qui était convenue. Pour sa cousine, Antoine pouvait donner sa vie. Bathilda l'avait bien fait, il en était capable.

Plusieurs heures plus tard, vers les deux ou trois heures du matin

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Assis à sa table, Antoine n'en pouvait plus. Il quitta la salle du conseil. Il se dirigea vers les appartements de la famille, silencieusement. Il s'arrêta devant la chambre de Fiorella et colla son oreille contre. Sa cousine devait dormir malgré l'épouvante du lendemain. Elle était plus forte que lui, mais jamais il ne l'admettrait. Il n'y avait qu'à voir comment il se défilait, qu'à constater ses nuits blanches, qu'à le regarder, craintif et apeuré. Il faut dire qu'il n'avait encore jamais vu une telle monstruosité. La magie était bel et bien mauvaise, comme l'affirmait Tibérias dans ses dernières lettres, sensibilisant Antoine à poursuivre cette guerre sacrée. Oh que oui, mon oncle, vous serez vengé, oh que oui, la vraie foy serait retrouvée. Il en faisait le serment solennel. Rassuré, il quitta les appartements, passant devant la chambre d'Atia, gardée par deux de ses gardes personnels. Il l'aurait bien tuée cette nuit là. Passant à côté des deux chiens de garde, il ne les regarda même pas et poursuivit sa nuit.

Six ou sept heures, l'aube.

Affalé à sa fenêtre, Antoine s'était endormi dans la salle du conseil. Ce sont les rayons matinaux du soleil qui le réveillèrent dans une vision d'horreur. Midi ! Déjà ?! Non ! Mais à l'aube naissante, il se rassura. Ses yeux se fixèrent sur le chevalier noir, sur son père, du moins ce qu'il en restait. Puis sur le chemin menant à la caserne, il aperçut une silhouette se dessiner. En tenue de combat, c'était Fiorella. C'était le moment d'agir. Il ne pouvait pas la laisser se battre. Il descendit à son tour vers l'armurie où il trouva Leo, son valet, qui venait d'équiper la maîtresse des lieux. Antoine sourit à son domestique.

"Mets-moi mon armure.
- Vous allez combattre ?
- Oui, Fiorella ne fera pas face au Chevalier Noir.
- Mais elle paraissait très enthousiaste à cette idée.
- Pas moi... Veille bien sur elle.


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Quand Leo eut terminé de vêtir son maître, Antoine se dirigea vers l'étagère aux heaumes. Il en regarda un, haussa les épaules d'indifférence, et s'en empara, en quittant l'armurie. Une fois dehors, il se dirigea vers le terrain d'entraînement où Fiorella frappait frénétiquement sur quelques mannequins de paille. Vincent s'approcha d'elle en souriant.

"Rien de tel que l'entraînement du matin. Je t'ai vu depuis mes fenêtres.

Il sourit et montra la salle du conseil du château. Le ciel était bleu, l'air frais. Les conditions étaient favorables pour un bon combat.

"Fiorella tu... tu ne combattras pas... le chevalier noir est venu pour moi, il m'aura, moi. D'après les recherches de Geoffrey d'Amodon, il trépassera une fois qu'il aura eu un Leostilla. Mieux vaut que je sois ce Leostilla.

Il savait qu'il l'enrageait. Mais sa tenue de combat enfilée appuyait ses dires. Fiorella termina de massacrer un mannequin et se tourna enfin vers lui. Son heaume dans ses mains, il la regardait, sans sentiment aucun apparent.[/rp]

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:30

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Emilie était venue la réveiller aux aurores comme elle l'avait ordonné. Il n'y avait pas de temps à perdre. L'heure du combat arriverait bien assez vite. Elle espérait ne pas recroiser le chevalier Tell qui avait hanté ses rêves au point d'en froisser les draps avec violence. Elle n'aurait su quoi lui dire et elle n'avait pas envie d'y réfléchir.

Sortant des brumes noctures, la grâcieuse féline s'étendit avec aise. Elle poussa le drap et se leva tout en observant le visage fermé de sa domestique. Il semblait que la jeune femme en pinçait pour le chevalier. Il est vrai qu'avant d'être élevé, l'homme n'était qu'un simple garde et leur idylle avait dû commencer à ce moment là. Elle-même ne savait pas exactement ce qui l'avait poussée à attirer dans ses bras cet homme mais c'était ainsi fait et le passé ne pouvait être changé.

Cette réflexion l'a fit repenser aux paroles du vieil archiviste et ces fameux secrets qu'on lui dissimulait. Cela semblait important et même Marc Antoine refusait de lui en parler. S'il n'y avait eu ce combat à préparer, elle aurait harcelé son cousin pour savoir de quoi il retournait mais il ne lui restait plus que quelques heures pour parfaire ses tactiques de combat.

Dans ses effets, elle choisit une tenue de cuir noir avant de revêtir la cotte de mailles qui la protégerait plus efficacement contre une épée tranchante. Emilie l'aida à l'enfiler. Ses gestes étaient secs et parfois même brutaux.

- Faites donc attention Emilie ! Il ne faut pas serrer si fort sinon mes mouvements seront entravés. Desserrez !

- Oui madame ...

Le regard de Fiorella se reflétait par le miroir devant lequel elle se tenait. Elle fixait Emilie qui était derrière elle à ajuster les rivets. Celle-ci gardait les yeux baissés et fuyants mais elle respirait la colère et la haine, sentiments bien difficiles à cacher quand on souffre. La noble ne montrait rien, juste un regard glacial et hautain comme à son habitude.

Elle se rendit ensuite à l'armurie, elle fut préparée par Léo qui nettoyait les armures et les armes des rateliers. La cotte de mailles était ajustée parfaitement à la taille de la jeune femme. Elle prit un heaume offrant le plus grand angle de vision et quitta les lieux sans rien dire.

Le silence était partout dans ce château. Après trois jours sombres, le quatrième semblait s'annoncer tout aussi désastreux. Le terrain d'entrainement était près de l'aile nord du château. La jeune femme traversa la grande cour du château pour s'y rendre. Le temps était râdieux. Le soleil se levait lentement par dela les montagnes alors que le ciel s'éclaircissait toujours plus de sa lueur. Pas un nuage ne venait ternir le bleu du toit du monde.

Un appareillage de bois et de chaines siégeait au coeur du terrain. La jeune femme ne perdit pas de temps et fonça dessus du tranchant de sa lame. Elle n'avait pas la force des chevaliers, c'était certain. Mais ses cours d'escrime étaient basés sur les faiblesses de l'armure ennemie. Elle tournoya autour du mannequin articulé afin de lui donner plus coups décisifs.

Une voix vint la surprendre mais elle ne s'arrêta pas pour autant de combattre, terminant un enchainement précis de plusieurs estocs qui visaient à déstabiliser l'adversaire et le désarmer. La séquence était précise et ne méritait aucune erreur sinon tout était à recommencer. Elle entendit les propos de Vincent mais tellement concentrée sur ce qu'elle était en train de poursuivre qu'elle ne réagit pas aux propos dissuasifs.

Quand elle arrêta son entrainement, elle se tourna vers son cousin et s'approcha alors qu'elle venait d'assimiler ce qu'il venait de lui dire. Elle gardait l'épée dans sa main avec fermeté et le toisa sans sourire.

- Que dis-tu ? Il vient pour toi et c'est justement la raison qui fait que tu ne dois pas combattre toi-même. Puis regarde-toi ! Ta main tremble déjà en tenant ton arme !

De toute manière, c'est moi qui ait provoqué ce duel, je dois m'y tenir sinon je souffrirai de déshonneur.

Range ton arme Vincent et retourne te coucher.


Son ton était sec et distant. Elle ne pouvait lui montrer qu'elle s'inquiétait pour lui. Lui démontrer ses faiblesses était la seule façon pour Fiorella de le préserver. Il ne pourrait contester ce qu'elle venait de dire. Peu importait qu'il soit content ou non. Puis il y avait ce secret ... La question lui brûlait les lèvres ... [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:31

Vikentios a écrit:
[rp]
Antoine ne réalisa pas immédiatement les méchancetés jetées par sa cousine. Il était bien trop concentré sur les évènements à venir. Il regarda Fiorella, et quand il comprit qu'elle le méprisait à ce point, le seigneur laissa tomber son heaume sur le sol. Dans un bruit de sable lourd et de métal, le casque chuta. Ses yeux se figèrent dans ceux de sa cousine. Comment osait-elle lui parler ainsi ? Lui, son cousin, son protecteur, son maître ! Elle l'envoya royalement paître. C'en était assez ! De quel droit lui disait-elle de "retourner se coucher" ? En colère, Antoine tira son épée. Ah, elle cherchait la bataille ? Mais elle l'aurait ! Elle pouvait en être certaine.

"Tu n'as pas le droit de me parler comme cela.

Si ses mains tremblaient, c'était uniquement à cause de la magie dont il avait une peur incroyable. Il savait la fin proche et cela l'excitait davantage. Mais pour s'acharner sur quelqu'un ou combattre communément, il n'aurait aucun trémolo. Il scruta le visage de Fiorella. Elle voulait le défendre mais elle n'en avait cure de lui. Cela l'exaspérait. Levant l'arme dans les airs, elle vint s'abattre sur celle de sa cousine qui para l'attaque. Elle le surprenait. Où avait-elle appris à se battre ? Qui lui avait enseigné la maîtrise des lames ? Antoine ne doutait pas qu'Alessandro en était pour quelque chose. Pour tester Fiorella, il frappa de tous les côtés pour s'assurer de sa défense. Mais plus il se lançait, plus les paroles assassines de sa cousine revenaient à sa tête. Il commença à asséner de violents coups. Mais son adversaire s'y mit elle aussi. Le bruit de leurs armes s'entrechoquant s'élevait dans les cieux et ravivait de vieilles querelles familiales. La discorde s'immisçait.

"Tu te bats bien... mais trop impatiente de commencer, trop pressée d'en finir !

Antoine exécuta un coup d'estoc piégé mais Fiorella le repoussa violemment. Il heurta la barricade qui limitait le terrain des petits gradins mis en place ici. Pour éviter un coup, Vincent baissa la tête. La lame de sa cousine ne planta dans le bois. Il en profita pour la repousser d'un coup de coude et sauta par-dessus la barrière, rapidement suivi par elle. Il eut juste le temps de se remettre en garde qu'il dut déjà parer une botte de son adversaire. Une chaise mal placée lui fit perdre l'équilibre. Il resta debout par miracle mais Fiorella en avait profité pour le désarmer. L'épée du Leostilla s'envola et retourna sur le sol de sable. Bloqué contre la barricade, Antoine leva les mains pour se rendre.

"Je connais ma cousine, jamais elle ôterait la vie de sang froid.

Idiotie, les Leostilla étaient réputés comme indignes, affreux, sans pitié et cruel. Mais qui ne tentait rien n'avait rien. Il gardait bien en vue l'épée de sa cousine, prêt à rebondir à n'importe quel instant. Qu'allait-elle décider ? Il allait vite être fixé.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:35

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Le bruit des lames qui s'entrechoquent vint ajouter à la colère de son cousin. Il avait sorti son épée et s'était lancé dans une opposition concrête aux intentions de Fiorella. Cela excéda la jeune femme qui, sans retenue, répondit à ses attaques.

Sur le visage de Marc Antoine, elle pouvait lire sa surprise à la voir répondre aussi vivement, relançant même les estocs à son encombre. Elle n'avait pas l'intention de le blesser. Elle voulait le sauver, ce n'était pas pour l'amocher mais il avait besoin d'une leçon. Excessif, il n'avait aucunement réfléchi à ses actes et il lui faisait perdre son temps en querelles inutiles.

Fiorella avait reçu les meilleurs enseignements et elle connaissait sans doute des combinaisons de coups que son cousin ignorait totalement. La preuve en était dans ses tentatives de la blesser. Quelques coups basiques, de vaines portées. Il manquait de maitrise et se laissait facilement déstabiliser. Il n'aurait pas tenu dix minutes face au cavalier noir et cela la renforça dans sa volonté de vaincre cet inconnu afin de préserver son amant.

J'ai tous les droits car ma vie et la tienne se joueront dans quelques heures !

Elle le repoussa violemment. Ses cheveux volaient autour de son visage. Son regard perçant s'ancrèrent dans les siens alors qu'ironiquement il la complimentait sur sa façon de se battre. Il n'avait aucune notion de sa vie à Rome, de ce qu'elle était devenue depuis ce baiser échangé. Il connaissait son corps, ses faveurs mais de son coeur, de son savoir, il ne savait rien et ne cherchait pas à en savoir plus.

Elle se rendait compte qu'elle n'était finalement pas grand chose pour lui, au point qu'il se batte contre elle alors qu'elle mourait pour lui. Trop généreuse l'italienne. Encore une fois, ses sentiments la conduisaient sur une voie complexe et de souffrance. Son coeur pleurait, son visage se fermait et sa lame pourfendait comme une sentence à l'amour interdit.

Les lames continuaient à créer des étincelles dans des chocs inégaux. Accélérant ses coups, Fiorella finissait par avoir le dessus. La chute de son cousin lui permit de faire voler son épée jusqu'au terrain de sable. L'épée de Fiorella vint se positionner devant la gorge de son cousin qu'elle fixait toujours, la respiration saccédée, l'oeil à hauteur de la lame brillante. Une simple pression et il n'était plus.

Fini la souffrance de l'aimer en secret, fini le tourment de sa vie, plus besoin de le défendre, de le protéger malgré lui, plus besoin de nourrir un espoir vain, plus besoin d'être docile, plus besoin de s'opposer constamment, terminé l'envie de rejoindre ses bras, de souhaiter son amour, ... tout serait fini et elle serait soulagée.

Et pourtant, son bras retenait la lame encore. Il lui fallait pourtant une leçon, qu'il comprenne que cette fois, elle lui était supérieur et qu'il lui devait le respect ! Alors il lui lança cette phrase assassine, celle qui provoque, qui cherche à pousser les limites toujours plus loin. Il n'aurait pas dû ... Toutes les raisons qu'elle repoussait de mettre un terme à tout ce qui les liait, il venait de les balayer par ce défit. Comme s'il ne savait pas qu'un Leostilla était capable de retirer la vie ? Ne l'avait il pas fait lui ?

L'épée s'écarta du cou de Marc Antoine et revint dans une frappe qui visait sa tête.
Fiorella murmura : - Tu te trompes ... [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:37

Vikentios a écrit:
[rp]
Antoine connaissait l'expression avoir la corde au cou, mais jamais encore il n'avait songé à l'épée au cou. C'était pourtant bien là, la tragique scène qui se déroulait. La lame de Fiorella vint se poser sur lui. Il tentait de reculer mais la balustrade l'empêchait. Il était fait comme un rat. Seule sa tête essayait de s'éloigner de l'épée tremblante et menaçante. Mais sa phrase semblait avoir fait son effet. Fiorella s'énervait, il le sentait. A quoi pensait-elle ? Avait-elle pensé qu'une idylle entre eux fût possible ? Songea-t-elle que l'amour les liant était sincère ? Antoine lui avait-il donné de faux espoirs ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête. Non, elle ne pouvait pas être aussi naïve ! Elle avait été la fille d'une nuit ! Elle serait sans doute celle d'un autre soir, puis d'un encore ! Mais jamais une relation ne devait être établie. La pauvre, elle est la victime de sa passion. Mais elle se considérait comme survivante. Vincent connaissait ce genre de femme, typiquement Leostilla. Mieux valait souffrir que se confier. Telle était la loi familiale. Quelques joies, aussitôt effacées par d'inoubliables chagrins. Mieux valait ne rien raconter aux enfants.

L'épée quitta finalement le cou d'Antoine, accompagnée de trois mots murmurés. Trois mots qui marquaient la folie, la joie, la souffrance et la crainte. Se tromper ? Que voulait-elle dire ? Il n'eut pas à attendre bien longtemps. Car son intention était très claire : le décapiter ! Il eut à peine le temps de réaliser, que déjà la lame fendit l'air. Antoine se baissa par un réflexe inné alors que l'épée de Fiorella vint se planter durement dans le bois de la barricade. Se relevant, le seigneur regarda sa cousine, qui tentait de déloger son arme de la structure. Il était en position de force. Alors qu'il ne voulait rien faire à sa cousine, il se surprit à lever la main sur elle. Il lui décocha un puissant revers de la main dans la mâchoire. Jamais il ne se pardonnerait. La gifle était partie toute seule. Jamais elle ne croirait ça. Il venait de signer une puissante discorde entre eux. Le cuir des gants qu'il portait faisait mal. Il ne doutait pas qu'on l'utilisât pour quelques fouets de maison.

Sans regarder ce qu'il advenait de Fiorella, Antoine sortit des gradins et vint s'emparer de son épée. Mais il trébucha à cause d'une botte de paille qu'il voulut enjamber en courant. Il se prit les pieds dedans et chuta lourdement sur le sol. Derrière lui, il entendit sa cousine arriver. Elle avait dû libérer sa lame du bois. Le Leostilla ne se releva pas. Son épée n'était plus qu'à quelques mètres. Autant ramper pour parvenir à l'attraper. Il commença à se mouvoir sur le sol. Alors que son regard était fixé sur son arme scintillante, une silhouette se dessina au loin, sur les bancs les plus haut des gradins. Il reconnut Nimuë, la sorcière. Toute la colère qu'il éprouvait envers Fiorella se dissipa pour laisser place à une haine peu commune pour l'enchanteresse. Mais la compréhension s'empara de lui à son tour ; Nimuë riait. Pourquoi ? Vincent se retourna alors et vit sa cousine arriver sur lui à toute vitesse. Sans réfléchir, et uniquement pour sauver sa vie, il rampa à nouveau, saisit son épée, et se mit sur le dos, à l'instant exact où la lame de Fiorella s'abattait sur lui. Il contra l'attaque, serrant les dents. La jeune femme s'installa alors sur lui et s'appliquait à exercer toutes ses forces dans la lutte qui maintenait les deux armes collées l'une contre l'autre. Le premier qui céderait recevrait la mort d'une des deux épées.

Tandis qu'il résistait, Antoine songeait à la présence de Nimuë. C'est en regardant les yeux enragés de sa cousine qu'il comprit : la discorde et la haine ! La sorcière les semait à son bon gré dans la famille. Elle avait juré leur perte, et le duel entre les deux cousins allaient indubitablement causer la mort. La vengeance de Nimuë serait alors parfaite : elle aurait l'un d'eux dans quelques minutes, et l'autre dans le combat contre le chevalier noir. Comment avait-elle manigancé ce piège dans lequel les deux parents s'étaient eux-mêmes engouffrés sans réfléchir ? La magie était mauvaise et néfaste : voilà la seule explication qu'Antoine débusqua. Il devait en faire part à sa cousine, dont la haine contre lui, lui donnait une force surhumaine. Etait-ce bien elle ? Il en doutait en cet instant.

"Fiorella, arrête ! Arrête te dis-je ! Ne vois-tu pas que nous faisons exactement ce qu'ils veulent ? Ils veulent la mort de notre famille ! Ils sèment la discorde entre nous pour mieux nous dispercer et nous éliminer ! Regarde autour de toi, les traîtres sont encore là, ils ont une vengeance à achever contre nous... Arrête !

Antoine perçut un léger recul de l'arme de Fiorella. Mais il resta sur ses gardes, maintenant une emprise suffisament certaine sur son épée.

"... Je t'aime Fiorella, jamais je ne t'ai voulu le moindre mal... excuse-moi... pour tout... j'ai seulement voulu te protéger de la folie de la magie...

Il fallait mentir. Mentir pour sauver sa peau. Toutefois dans ses mensonges, Vincent avait glissé le mot magie. Il n'avait pas fait attention et s'était trahi en voulant la trahir. Il espérait qu'elle n'ait rien entendu. Dans le cas contraire, il n'avouerait rien ; elle n'était pas prête.[/rp]

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:39

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]L'aurait-elle vraiment tué ? Son bras était tremblant mais violent. La lame trancha le vide avec soulagement. Il avait esquivé de justesse. Le fer était venu se planter dans la barricade de bois de manière assez profonde pour qu'elle eut du mal à l'en extirper. C'est à ce moment qu'il en profita.

Le plat de sa main rencontra sa joue froide, non pour une douce caresse mais pour une claque brutale. Sa bouche fut envahie d'un goût métallique. Le coup fut tellement fort que la lèvre de Fiorella s'était ouverte sous le choc, faisant couler son sang dans sa bouche. Le regard de la jeune femme s'enflamma d'une folie meurtrière. Elle l'incendiait du regard, frottant le filet de sang du revers de sa manche.

Arrachant l'épée de son socle d'infortune, elle pourchassa l'odieux, le monstre qui avait levé la main sur elle. Comment avait elle pu aimer un tel être, engeance de la cruauté, de la perfidie, du Sans-Nom ? Pourquoi à cet instant-là, tout ce qu'elle aurait aimé, c'était être dans ses bras et non à la poursuivre pour lui faire la peau ? Son coeur battait à tout rompre, faisant marteler ses tempes de puissants coups de déchirement. Tout semblait confus en elle. Plus rien n'allait comme elle l'aurait voulu. N'était-elle que ça ? Une créature dont il se servait, dont il voulait finalement la perte pour mieux briller ?

Le Leostilla avait dans l'âme d'écraser les autres de toute sa splendeur. Et même dans le danger, la mort, là encore, le Leostilla montrait toute sa hargne à vouloir diriger sa glorieuse disparition ! Mais elle, elle la garce de Rome; elle, la vipère immonde; elle, la citadelle imprenable, finalement, avait un coeur. Elle le sentait battre dans sa poitrine, lui faire mal au fond de ses entrailles. Elle se sentait transpercée des lames imaginaires qui la conduisait vers l'affreuse réalité : il ne l'aimait pas.

Oh oui, il avait aimé les caresses, la sensualité de ses baisers, la découverte d'un Vésuve éclatant et passionné, d'un Pompéi flamboyant, de toute la ferveur d'une romaine impétueuse dont le torrent d'amour n'avait d'égal que les plus tumultueuses eaux montagnardes.

Dans son geste, il avait anéanti tous ses espoirs. La cruauté dont elle faisait si souvent preuve avait repris le dessus. L'amour ne sert à rien, qu'à vous donner des occasions de maudire, de souffrir, d'assombrir votre âme un peu plus encore. Les abîmes sont une partie de plaisir face à la douleur. Celle-ci n'était même pas physique, même si sa lèvre lui faisait mal.

A quelques pas, il était là, rampant à tendre une main gantée, marquée de son propre sang, pour récupérer une lame vengeresse. Cible trop facile mais son coeur s'apaiserait il de le voir détruit ? Suppliant ? Ce n'était plus le moment de la réflexion, juste de ressentir et de ravager toute once de compassion, cette maladie qui rend faible. Sa main se leva à nouveau, épée au poing, serrant la garde avec fermeté. La lame fendit l'air à nouveau, venant s'abattre sur le dos de son cousin tant aimé.

Il avait eu le temps de récupérer sa lame et de se défendre, une dernière fois. Elle y mit tout son poids, aussi faible fut il, le chevauchant pour maintenir la pression. Les épées tremblaient sous la force des deux combattants. La lèvre rouge de sang dévoila ses dents serrées par la puissance mise à contribution. Le regard de Fiorella, jusque là toujours habité de cette étincelle de malice, n'était plus qu'ombre et extinction. Le pétillement avait tout bonnement disparu au moment même où le sang était apparu.

Contre toute attente, Marc Antoine se mit à parler. Manigance ? Traitre ? Vengeance ? Fiorella eut une once de lucidité qui lui fit relacher un peu de pression sur l'épée de son cousin. N'était il pas lui-même l'auteur de leur affrontement ? Cherchait il encore à mettre ça sur le dos de quelqu'un d'autre ? La mort était pourtant si douce délivrance. Combien de Leostilla ne s'étaient ils pas suicidé ? La mort n'était pas une fin. Elle le savait. Aristote veillait.

Du miel vint alors couler à flot. Délicieux et sucré, il se devait d'être parfait dans les oreilles de l'italienne. Des mots tant attendus et qui pourtant sonnaient faux. Mais elle ne s'en rendait pas compte. Il l'aimait, c'est tout ce qu'elle avait toujours voulu entendre. Il l'aimait ...

Elle jeta son épée sur le côté, tombant dans la poussière. Pour la première et la dernière fois de sa vie devant témoin, Fiorella pleura. Son visage sale et ensanglanté se cacha dans ses mains. Elle se releva sans un mot, juste des sanglots. Sans rien attendre, oscillante sur ses jambes tant cet affrontement l'avait ébranlée, elle se mit à courir sans un regard vers celui qui était à la fois tout et rien, refoulé et gagnant.

Les derniers mots de Vincent résonnaient dans son crâne. Plus que 4 heures avant l'affrontement. La magie ... était ce possible ? [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:40

Vikentios a écrit:
[rp]
Allongé sur le dos, Antoine fut soulagé quand Fiorella jeta son épée au loin. Il ferma les yeux et soupira. Il avait su trouver les mots justes. Il resta au sol, entendat les gémissements et les pleurs de sa cousine, à genoux plus loin. Que faire ? Il fut vite fixé : il vit Fiorella se lever et courir vers le château en sanglots. Vincent lâcha son épée et se releva, frottant ses vêtements pour que la poussière et le sable se retirent. Il porta instinctivement son regard sur les gradins où était apparue Nimuë, mais la sorcière n'était plus là. Antoine avait gagné cette bataille, malgré le mal qu'il avait causé à sa cousine, il l'avait avant tout protégée du mal. Elle désirait combattre ? Eh bien soit. Quand elle serait mourante à ses pieds, elle aurait beau venir le supplier, il n'en ferait rien et la regarderait trépasser comme le dernier chevalier. Il ne devait afficher aucune émôtion devant le peuple. Il ne devait montrer aucune faiblesse, aucune crainte, mais de la grandeur, de la force et la gloire. Antoine resta quelques instants, là, debout, les yeux dans le vague. Quand sonna l'heure suivante, il réagit , ramassa son épée et rentra au château. Le duel approchait.

Leo le débarassa de son armure sans lui poser de questions. La scène muette se déroula durant plusieurs minutes, avant que Vincent ne brise leur duo en quittant l'armurie. Il se dirigea vers ses appartements où il n'autorisa personne à entrer. A pein eut-il fermé les portes, qu'il s'avança et s'effondra à genoux sur le tapis rouge de sa chambre. Pourquoi ? Pourquoi lui donnait-on toutes ces épreuves ? Ainsi tout finirait demain, et c'était là tout ? Non, il ne saurait y songer. Et pourtant, les quelques larmes qui s'écoulèrent de ses yeux l'affaiblirent gravement. Nulle larme n'était inutile lui avait-on enseigné... Qu'il était faible ! Qu'il se trouvait démuni en cet instant ! Mais personne ne le verrait. Déshonoré, il devrait se suicider.

Alors le tocsin retentit, appelant le peuple à venir à la lice. Antoine n'avait pas vu l'heure passer. Il était étendu, là sur son lit, image de la splendeur, non ternie par le brisement de ce monde. Les mains croisées sur son torse, tel un roi décédé à qui on venait rendre un dernier hommage, ses yeux étaient néanmoins rivés vers le néant. Rien. Le vide. Pourtant le tocsin le sortit de ses rêveries béantes. Il se releva, s'assit et soupira. Il était temps. Midi approchait. Le zénith serait rouge. Il n'y aurait pas d'après-midi pour l'un des deux duellistes. Quelle tristesse... Quelqu'un toca à la porte. Après être autorisé à entrer, Leo s'inclina, referma, ses bras étaient chargés de vêtements. Il commença à vêtir son souverain. Il apposa la couronne sur son crâne, attacha sa cape et positionna son ceinturon qui maintenait son épée.

"Dame Fiorella va combattre ?
- Oui.
- Avez-vous essayé de l'en dissuader ?
- Oui.
- Elle se condamne toute seule ?
- Oui.
- Vous rendez-vous compter de l'horreur à laquelle vous venez de répondre ?!
- Tu t'adresses à ton maître ! Tu vas modérer tes paroles et banir les reproches et les conseils de ton vocabulaire !
- Ne faites un acte irréfléchi, empêchez-la...
- Tais-toi, valet ! Ou je vais effectivement faire quelque chose d'irréfléchi.


Il le menaça de son index. Leo savait qu'il n'hésiterait pas à le faire décapiter, aussi se tut-il. Antoine ajusta sa couronne sur sa tête et se rendit à la lice où il fut applaudi tel un monarque des temps anciens. Il s'installa, aussitôt imité par tous. Morgana à ses côtés. Celle-ci se pencha vers lui :

"Quel arguement vous êtes-vous trouvé pour ne pas avoir la mort de notre cousine sur votre conscience ?
- Ne soyez pas si pessimiste, chère Morgana. Regardez l'adoration du peuple pour nous. Ne gâchez pas cet instant où je vous en ferai remontrance plus tard.
- Pourquoi voiler votre vraie personnalité à votre peuple adoré ?
- Vous parlez à votre souverain, votre insoumission est peu respectueuse de l'oncle Tibérias qui vous a recueillie.
- Lui au moins savait ce qu'il faisait et qui il était.


Antoine ne répondit rien pour ne pas s'énerver en public, ce que cherchait éperdument Morgana. Pourquoi faisait-elle cela ? Il n'eut guère le temps de réfléchir. Son regard se posa sur le chevalier noir, terrifiant. Puis au loin, une silhouette apparut. Fiorella arrivait sous le son des trompettes, acclamée par la foule.

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Acclamations et applaudissements de la mort.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 14 Nov - 22:40

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Les heures défilaient sans qu'elle ne bouge plus de son lit, de sa chambre où aucun mur n'avait échappé à sa colère destructrice. Cette pièce d'ordinaire si bien rangée n'était plus qu'un capharnaüm chaotique et déchirant. Ses livres si précieux avaient valsés dans les airs, frappant les murs dans des bruits sourds et explosifs. Les vases et autres ornements s'étaient vus administrés le même courroux ravageur. Les miettes de ces pièces parfois de valeur se retrouvant sur le sol en témoignait de ce qu'ils avaient subi. Les armoires avaient été vidées, des robes déchirées n'étaient plus que des lambeaux disparates envahissant la pièce.

Son regard était encore embrumé. Sa lèvre n'avait eu aucun soin à part un linge d'eau froide de la carafe d'eau se trouvant sur le meuble, avant que celle-ci ne rejoigne les morceaux épars de vaisselle se trouvant déjà partout. Son esprit n'avait trouvé aucun appaisement dans ce déchainement. Plusieurs fois des domestiques étaient venu frappé mais elle n'avait pas répondu. Même le chevalier Tell avait essayé de la voir avant le grand moment mais là encore, elle avait fait silence.

Tout cela ne se déroulait pas comme elle l'aurait voulu. La jeune femme repensait encore et encore au geste, aux paroles de son cousin tant aimé. Cette querelle avait réouvert ces blessures anciennes, des questionnements sur l'amour inexistant de sa mère, son amour fou pour cet homme fait de son sang. Comment en était elle arrivé là ? A jouer sa vie pour lui ? Des certitudes qui se défilaient comme des grains de sable dans un sablier d'argent.

Sa machoire la faisait horriblement souffrir. Non seulement elle risquait de mourir mais en plus, elle commencerait blessée. Oh ce n'était pas tant physiquement. Cette lèvre légèrement fendue cicatriserait rapidement. C'était superficiel et ça ne l'empêcherait pas de combattre. La douleur était plus profonde, intérieure, dans les abîmes de son âme. Ce cercle noir qui faisait de sa vie une constante lutte et un jeu dangereux. Le mot Magie avait fait mouche bien plus tard après avoir quitté le terrain d'entrainement.

Pourquoi Vincent avait il évoqué la magie ? Sa mère, comme tant d'autres membres de sa famille faisait souvent appel à des maléficieurs. Fiorella n'aimait pas le terme de sorcier ou sorcière. Tout comme Tibérias d'ailleurs, elle avait une sainte horreur de ce genre de personne et n'y croyait pas pour le moins du monde. Depuis qu'elle avait vu le blason de la famille de Vincent sur le bouclier du cavalier noir, elle était persuadée que Marc Antoine avait simplement cru son père mort, qu'il l'avait tout bonnement râté et que celui-ci était venu maintenant se venger de lui. D'ailleurs, la crainte de Vincent était perceptible dès qu'elle le voyait.

Un coup plus fort que les autres fut porté à la porte de sa chambre. On lui annonçait qu'il serait bientôt l'heure. Fiorella n'avait pas quitté sa tenue de combat. La cotte de mailles souillée de poussières et de son sang l'enveloppait de son bruit métallique alors qu'elle se levait pour se rendre à la porte. Le miroir de sa chambre était lui aussi brisé en mille morceaux. Elle put toutefois entrevoir son portrait déchiré parmi les débris. Ses yeux avaient séché en laissant des trainées de cendre sur son visage. Sa bouche était légèrement gonflée. Devait elle se soigner pour aller à la mort ? Elle décida que non.

Quand la porte s'ouvrit, le visage surpris de la domestique ne t'étonna pas. Son regard glacial se posa sur celle qui la dévisageait, lui faisant bien comprendre qu'elle avait intérêt à ne plus la regarder ainsi.

- Que regardes tu ?
- R... rien ma Dame.
- Tu peux disposer. Je n'ai besoin de personne.
- Mais ... ma Dame, vous ne désirez pas ... vous raffraichir ?
- Ai-je dis que je voulais me raffraichir, idiote ? Je vais combattre, je ne vais pas à un rendez-vous ! Va-t-en maintenant ou je te fais fouetter pour impudence !

Le ton de Fiorella était monté. Tout l'agaçait. Jamais elle n'avait été aussi vindicative, aussi démonstrative de méchanceté. Elle qui gardait toujours ce contrôle d'elle-même. Ce combat, en réalité, lui ferait un bien fou car cette fureur qu'elle contenait devait sortir d'une manière ou d'une autre. La domestique s'en alla presque en courant. Fiorella se dirigea d'un pied ferme vers la cour quand elle s'arrêta soudain. En bas de l'escalier, elle reconnut le chevalier Tell qui visiblement l'attendait pour l'escorter jusqu'à la lice. Elle n'avait pas envie de le voir et encore moins de l'entendre.

Mais elle n'eut pas le choix. L'homme tenait son épée qu'elle avait abandonnée sur le terrain d'entrainement quand elle avait fui ses démons. Etait-ce Vincent qui l'avait rapportée ? Avait il tout vu de la scène entre les cousins ? S'il avait vu, il devrait disparaitre, tout simplement. Il fallait qu'elle sache. Elle descendit les escaliers, secouant ses cheveux pour leur donner un semblant de tenue. Elle tenta d'essuyer un peu son visage des marques de terre que les perles mouillées de ses yeux avaient laissées sur leur passage. Malgré qu'il n'était qu'un jouet entre ses mains, elle voulait toujours lui plaire malgré tout.

En entendant le bruit des bottes de Fiorella dans l'escalier d'où elle descendait rapidement, le chevalier écarquilla des yeux de voir l'état de son visage. Il s'approcha, inquiet. Sa surprise rassura la jeune femme. Il ne devait rien savoir de ce qu'il s'était passé. Elle posa un doigt sur les lèvres de l'homme qui voulait poser des questions, lui faisant ainsi comprendre qu'elle ne répondrait à aucune de ses interrogations. Elle récupéra la lame et la rangea dans son fourreau. Elle prit le casque qu'il lui était destiné. Un autre sans doute car celui qu'elle avait laissé au terrain n'avait pas la même forme. Elle s'en contenta et se mit en marche pour traverser le village et se rendre au lieu des carnages.

Jamais elle n'avait été autant déterminée, ni autant en fureur, sauf peut-être le jour où Octave lui avait annoncé la disparition de son père en mer, près des côtes bretonnes. Ce jour là, sa rage s'était contentée de sa langue pour assassiner son frère dans son coeur, et d'une gifle aussi, il est vrai. Comme elle aurait aimé qu'il soit là, son cher frère, à se faire détruire par le puissant cavalier noir. Elle aurait souri à cette victoire ! Mais hélas, le petiot avait pris la fuite avec son esclave rebelle, une petite garce hispano-anglaise. Il ne restait plus qu'Atia en ces lieux. Atia ...

A cette pensée, sa détermination fut redoublée. Fiorella désirait plus que tout prouver à sa mère qu'elle valait quelque chose, même avec une arme à la main. Serait elle là pour voir sa fille se faire massacrer ou sortir vainqueur de ce duel ? Oserait elle enfin se montrer ? Elle en doutait fortement. Les acclamations des gens dans la lice commençaient à se faire entendre alors qu'elle approchait enfin de l'instant crucial. Tell qui avait été à ses côtés sur tout le chemin la quitta pour rejoindre sa position d'arbitre.

Fiorella se plaça face à son cousin et suzerain. Son regard brûlait d'une force sans mesure. Elle s'inclina en sortant son épée, d'un geste élégant et rapide, avant de se mettre en position.
Tout était en place. Le cavalier noir était déjà présent. L'église commença à sonner les 12 coups de midi. 1... 2... 3... 4...5... 6... ... 12 coups. Le signal fut donner et Fiorella se mit en garde. Plus rien n'existait maintenant autour d'elle. Ni peuple, ni cousin, ni Morgana, rien. Elle était seule face au champion actuel. La garde de son épée fermement enlacée de ses doigts, elle attendit une première attaque du cavalier noir, qui ne tarda pas à arriver. La puissance du coup fit reculer d'un pas la jeune femme avant qu'elle ne le repousse de toutes ses forces. Elle contre-attaqua de plusieurs coups d'épée qui furent stopper aisément par le cavalier noir.

Son but n'était pas encore de l'atteindre. Elle jugeait précautionneusement tout en réservant ses forces pour les vrais agressions. Elle avait vu comment l'inconnu se battait. Son maitre d'armes lui avait appris cette manière de combattre. De puissantes attaques pour déstabiliser, rapides et imprécises. Le but est de mettre sur la défensive l'adversaire. Et une garde toujours alternée afin d'éviter un retour de force en contre. L'épée du combattant en noir frôla plusieurs fois le ventre de Fiorella mais la rapidité de la donzelle semblait surprendre son adversaire à chaque fois. Ses esquives étaient parfaites. Le chevalier Tell montrait une inquiétude évidente pour la jeune bretteuse, au côté de son suzerain.

Mais le combat ne faisait que commencer...[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 21 Nov - 21:48

Vikentios a écrit:
[rp]
Fiorella s'approcha de la lice en liesse. Antoine regarda de çà et de là les visages radieux et joyeux des villageois. Ils semblaient tous l'aimer. Savaient-ils au moins qu'elle filait vers sa mort ? Ces idiots. Si le seigneur n'était pas obligé de rester là, il aurait quitté sa place ; ce manque de respect le dérangeait. Ils applaudissaient la mort de sa cousine. Mais avaient-ils de l'espoir ? Cette sensation guetta Antoine. Y avait-il de l'espoir ? Tibérias disait qu'il y en avait, tant que quelqu'un s'y adonnait. C'étaient de sages paroles. Des paroles d'un fou. Quand Fiorella s'inclina devant lui, il eut un mouvement d'yeux qui suffisait à renvoyer ce salut distinctif entre le souverain et son vassal. Elle tira son épée. Dieu, elle avait presque failli l'occire tout à l'heure. Avait-elle ses chances ? Mais la terrible nuit qu'il avait passée lui rappela un visage : celui de Nimuë, la sorcière. Tout remonta en lui. La magie pullulait en Aix-les-Bains. Le chevalier noir, démoniaque adversaire, en était la preuve. Avant que le combat ne commence, Antoine scruta les gradins, mais il ne trouvait pas la magicienne. Pourtant elle était là, il la sentait. L'odeur putride de la magie.

Puis l'arbitre donna le coup d'envoi. Le chevalier noir lança ses premières attaques. Sa lourde lame s'abattait sur l'épée vacillante de Fiorella. Cette dernière ripostait toutes les fois. Elle était vaillante, elle était folle. Ne fallait-il pas un peu de folie pour créer le génie ? L'arme du cavalier s'approcha dangereusement de sa cousine. Les mains crispées sur ses accoudoirs, Antoine regardait ce triste spectacle. Il entendit les cris de peur et de crainte de Morgana à ses côtés, mais il n'en fit pas cas. Lui se contentait d'inspirer grandement quand la terreur le prenait. Il masquait ses émôtions au maximum, mais la facilité n'était pas là. Au bord de la lice, à l'entrée de cette dernière, il reconnut Geoffrey d'Amodon. Que faisait cet oiseau de malheur ici ? Tel l'ange de la mort, il était toujours présent quand un di Leostilla trépassait. Ses registres étaient ainsi sauvegardés et complétés.

Quelle terrible réalité... Son espoir s'envola vers d'autres cieux. Et la vérité ? Fiorella ne saurait jamais qu'Atia n'était pas sa mère... elle ne saurait jamais le secret de sa naissance... La perfidie de la sorcière fonctionnait. Déjà, les premières fatigues de Fiorella se faisaient ressentir. Ce n'était plus qu'une question de minutes. Antoine hésita à quitter la lice. Si sa cousine mourrait aujourd'hui, jamais il ne pourrait se pardonner. Le remord pèserait sur son âme toute sa vie durant. Dieu seul savait si elle serait courte ou longue. La moins douloureuse possible, par pitié seigneur !

Un coup se fit plus proche que les autres. Il érafla Fiorella à l'abdomen. Avait-elle été touchée ? Comment se portait-elle ? Vincent serra les dents et scruta la scène.

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Mais le chevalier revint à la charge. Comment allait réagir Fiorella ? Recroquevillée sur elle-même, elle semblait atteinte. Et déjà, la lourde lame du chevalier s'éleva au-dessus de sa tête. C'était la fin.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 21 Nov - 21:49

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]La lame s'ôta de son pourpoint métalique. Aucune douleur n'avait transpercé le corps de la jeune femme mais l'estoc l'avait faite se courber dangereusement. Les cris dans la foule étaient venus à ses oreilles et parmi toutes les voix, celle de sa famille perça plus que les autres. Ils s'inquiétaient donc ? Pour quoi ? Sa vie ou la leur ? Car si elle trépassait, leur tour viendrait ensuite.

Son visage se tourna vers le cavalier noir qui leva son épée comme pour achever la belle. La jeune femme avait omis de mettre son heaume. Ses cheveux bouclés cascadaient sur ses épaules. C'était un risque qu'elle avait pris. Elle voulait que tous voient qui combattait réellement. Elle désirait que l'engeance de la mort voit toute la haine et la détermination de son visage si souvent fermé.

Contre toute attente, alors qu'on aurait pu la croire blessée, son épée fermement maintenue dans sa main fendit l'air et fracassa le casque du cavalier noir. Celui-ci s'envola dans les airs, dévoilant enfin le visage de l'assassin de midi.

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Ce n'était pas un visage humain qui apparut subitement. Visiblement furieux, un hurlement strident sortit de la bouche décomposée de la créature. Mais loin d'être décontenancée par la vision d'horreur qui était face à elle, Fiorella prit son épée à deux mains et transperça le corps de la créature. Son épée ressortit du corps sans aucune trace de sang mais le cavalier commença à osciller. Son épée tomba au sol.

Sans attendre d'autres réactions, la jeune femme continua à enfoncer son épée dans le corps du mort-vivant. Celui-ci commença à avancer vers elle, tendant ses mains pour l'attraper. Elle recula mais fut rapidement acculée près des palissades qui entouraient la lice. Subitement, le corps s'effondra sur place. Sous ses yeux, le corps se décomposa rapidement et se transforma en poussières, emportées par le vent qui balayait le sable du terrain de combat.

Elle resta là un instant, le souffle court. Toute la pression de ces derniers instants, condensés en une rage de vaincre, commença à s'estomper. Le silence l'entoura un court moment avant d'entendre les rires de victoire et les applaudissements. Ses yeux fixaient toujours la dépouille vide de cette chose. Qu'était-ce donc ? Marc Antoine avait parlé de magie. Savait il alors ? Sa propre épée rejoignit le sol souillé par cette poudre noire. Ses bras lui faisaient mal. Elle avait serré si fort son épée qu'elle ne sentait plus ses mains.

Sans demander son reste, sans un regard pour sa famille, elle rejoignit la sortie. Le chevalier Tell la rejoignit et elle le laissa la prendre dans ses bras et la reconduire au château. Il fallait qu'elle se lave et qu'elle parle à son cousin. Il lui fallait des explications.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 21 Nov - 21:49

Vikentios a écrit:
[rp]
Non, elle n'était pas touchée ! Elle riposta même plutôt merveilleusement ! Les ruses étaient chères aux Leostilla. Un Leostilla sans malice n'était qu'une rose sans pétales, un aigle sans ses serres acérés. Le coup porté à la tête du cavalier ne fut pas assez puissant pour le décapiter. Ce fut bien dommage. Mais il dévoila une horreur sans nom. C'était un visage cadavérique qui leur faisait à présent face, hurlant de cauchemars. Antoine fut très surpris. Il s'enfonça un peu plus dans son siège, terrifié par cette magie funeste. Morgana n'était pas dans un état mieux que le sien : il ne l'entendait plus. Mais impossible de détourner son regard du combat. Et bientôt, Fiorella transperça le chevalier de son épée. Vincent se leva, inquiet. La lame s'enfonçait toujours un peu plus au fur et à mesure que le spectre voulait toucher la Leostilla. Et bientôt, tout s'effondra. La dépouille du chevalier noir tomba au sol, sans qu'il ne reste quelque chose de lui. La peur du peuple s'était transformée en silence puis en une folle joie. On criait à tout va le nom de Fiorella. Antoine fut rassuré. Il soupira d'aise et regarda sa cousine qui prenait déjà le large. Il ajouta ses applaudissements aux autres, toujours stupéfait par les performances de la jeune femme.

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Le peuple se retira alors, heureux. Geoffrey d'Amodon était descendu dans la lice et demandait au souverain de venir à lui. Antoine se décida à le rejoindre, prenant congé de Morgana qui n'avait pas trouvé de mot à dire à son cousin. Le Leostilla parvint sur le sable de l'arène et s'avança vers le vieil archiviste, qui était devant les restes du chevalier.

"Il semble que vous vous soyez trompé, Geoffrey. Cette créature pouvait être battue par n'importe qui.
- Je ne crois pas, mon seigneur. Vous rappelez-vous, seule la magie peut défaire la magie. Or Dame Fiorella est née de quelque... façon douteuse... et je...
"Dame Fiorella était meilleure combattante que les chevaliers, nous garderons cette version officielle. Me fais-je bien comprendre ?


Geoffrey hocha la tête. Antoine le fixa et quitta la lice. Ile se dirigea vers le château, où il s'enferma dans la salle du conseil. Il avait su repousser les forces magiques ce jour. Mais quelles autres ruses ses ennemis utiliseraient-ils la prochaine fois ? Les heures passèrent. Il fit préparer la salle des festivités pour accueillir l'héroïne du jour. Toute la Cour fut rassemblée. Ils n'attendaient plus que Fiorella. Quand celle-ci entra, elle fut vivement applaudie. En face d'elle, la table du souverain, où Antoine et Morgana levaient leurs verres en son honneur.

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"Chère Fiorella, la Cour tenait à te remercier. Et moi-même, en mon nom, en celui de ma famille, en celui du peuple et en celui d'Aix-les-Bains, tenais à t'exprimer toute ma gratitude. Nos ennemis se montent chaque jour un peu plus contre nous, n'ayant aucun remord à utiliser la magie proscrite, comme nous l'avons vu ces derniers jours, pour parvenir à leurs fins et nous détruire. Dès à présent, non seulement tu t'avères être un puissant allié dans la lutte contre la sorcellerie mais tu es faite Grand Chevalier Honorifique d'Aix-les-Bains ! Tu superviseras les entraînements des écuyers et les formeras pour qu'ils deviennent de tout aussi puissants chevaliers que toi. A FIORELLA !

Tout le monde s'écria le nom de la cousine. La gifle ? Antoine l'avait oubliée. C'était une véritable alliée qu'il venait de trouver. Une fierté peu commune l'envahissait. Il but une gorgée de vin et regarda sa cousine, satisfait. C'était peut-être l'absence d'une femme comme celle-ci qui avait causé la perte de Tibérias....[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Lun 21 Nov - 21:50

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]A peine arrivée au château, les domestiques arrivèrent, se souciant de la santé de la jeune femme mais aussi pour la féliciter, voir l'incroyable. Elle était vivante et l'autre était tombé à la lice. Bien sûr, ils n'avaient pas vu ce qu'elle avait combattu, la fin improbable d'une créature venue des enfers. La Magie. C'était la seule réponse et aussi dément cela pouvait être, il n'y avait plus aucun doute. Mais pourquoi ?

- Ma Dame, vous êtes blessée ? Il faut enlever votre équipement, venez !

Fiorella n'avait plus aucune force. Son corps semblait au bord de l'épuisement. Entre une matinée destructrice, un combat herculéen, chacun de ses membres renonçait à la garder sur ses pieds. Elle s'effondra dans les bras du chevalier Tell. Celui-ci la porta inquiet jusqu'à sa chambre, suivi par une quirielle de domestiques plus curieux qu'utiles.

- Damoiselle Fiorella, je vous en prie, restez avec nous.

Sa voix semblait lointaine. Fiorella revoyait le regard affreux de la créature, son cri strident à lui arracher les oreilles. Comment était il mort alors que le sang n'avait pas coulé ? Sa tête basculait sur l'épaule de Tell avant qu'elle ne ressente le moelleux d'un lit douillet. Elle ne le vit pas quitter la pièce et elle ne ressentit pas qu'on l'allégeait de ses atours guerriers et qu'on lui enfila une nuisette. Plusieurs échymoses couvraient son ventre, ses bras et l'une de ses jambes. Le combat avait propagé des coups discrets qui montraient leur visage et surtout leur couleur. Mais aucune blessure n'apparaissait autre que sur sa lèvre. On lui enduisit un baume cicatrisant.

Elle resta endormie un certain nombre d'heures avant d'entendre qu'on lui parla doucement à son chevet. Marc Antoine ? Ses yeux s'ouvrirent sur un valet, celui de son cousin. Elle fronça les sourcils.

- Dame Fiorella, votre frère vous attend en la salle des fêtes ! Il a fait préparer quelques joyeusetés pour vous !
- Dites lui que je ne viendrai pas ...
- Vous ne pouvez pas faire ça, ma Dame ! Il a invité tout le monde et ...
- Je n'en ai que faire ...
- S'il vous plait, Dame, il va me châtier si je ne reviens pas avec vous ... je vous en supplie ...
- ... Va me préparer un bain, puisque tu es là ...
- Tout de suite ma Dame ! Merci ma Dame !


Il s'inclina puis fila rapidement vers la salle des bains où il tira la cloche pour qu'un domestique fasse monter l'eau chaude. Quelques minutes plus tard, une vapeur s'échappa sous la porte et le valet revint auprès de l'italienne.

- Dame Fiorella, votre bain est prêt.

Elle écarta le drap qui la recouvrait et se glissa en dehors du vaste lit. La gifle avait laissé une trace visible sur sa joue qui avait fortement rougit, virant légèrement au bleuté. Elle se regarda dans le miroir avant de se rendre dans la salle des bains. La chaleur donnait une agréable brume qui faisait perler la peau de la jeune femme. Elle laissa tomber la robe sans s'interroger de la présence du domestique tendant la main pour qu'il l'aide à entrer dans le bain brûlant. Un apaisant soupire s'échappa de la bouche de la demoiselle.

Le valet quant à lui n'ôta pas son regard des marques rouges couvrant la surface de son corps. Fiorella le remarqua mais ne dit rien. Mais cela, elle n'avait plus la force. Elle ferma les yeux et savoura un moment le bain bienfaisant. Quand le valet voulut sortir pour la laisser, elle ouvrit les yeux. Le grincement de la porte était caractéristique.

- Leo ? Reste. Masse moi le dos je te prie.

Elle lui tendit la savonnette qu'il prit après avoir refermé la porte et approché tout en rougissant. Il se plaça derrière la jeune femme et se mit à froter délicatement sa peau. Il n'osait pas trop descendre.

- Comme ceci ma Dame ?
- Oui c'est très bien ... continue.
- Bien ma ... Dame ...


Etait-ce parce qu'il était proche de son cousin qu'elle lui avait demandé cela ? Ce n'était pas son rôle mais il se devait d'obéir à ses souhaits. Marc Antoine n'était pas venu la voir depuis leur rencontre du matin et ça la perturbait plus qu'elle ne le voulait. Tout allait si mal depuis que cette créature était arrivée. Peut-être qu'il avait raison. On avait voulu les monter les uns contre les autres. Elle avait failli le tuer et jamais elle n'aurait pu se pardonner ça.

L'eau refroidissait à vue d'oeil. Elle se redressa et se leva pour sortir du baquet servant de bain, un luxe qu'avait voulu son neveu avant sa mort. Aujourd'hui, c'était à eux de profiter de ces avantages. Jamais ils ne pourraient laisser celà à d'autres qu'à des Leostilla. Leo l'aida à sortir, l'enveloppant dans un grand drap afin qu'elle se sèche. Revenant dans sa chambre, elle prit une robe facile à mettre, légèrement décolletée et de couleur bleu sombre, faisant ressortir ses yeux. Elle coiffa ses cheveux, laissant ses boucles pendre sur ses épaules dénudées, se contentant d'un petit chignon entouré de perles. Une poudre venue de Rome lui servit à camoufler la marque sur sa joue. Elle se voulait belle après ces affrontements qui l'avait rendue rebelle.

Elle s'était faite attendre longtemps. La nuit tombait déjà sur les forêts entourant le château. De la fenêtre de l'étage, on pouvait voir danser les lanternes des habitants du village qui les guidaient dans la nuit inquiétante afin que tous retrouvent leur foyer. Leo la conduisit jusqu'à la salle des fêtes. Les portes s'ouvrirent sur des centaines de bougies qui l'auraient presque éblouies. Ils étaient là, Marc Antoine et Morgana. Quelques paroles de Marc Antoine alors qu'elle s'avançait, puis des applaudissement. Ô comme elle aurait voulu être ailleurs à cet instant.
Elle se força à sourire, à retrouver ses bonnes habitudes, voilant ses émotions et restant dans un visage figé.

Parcere subjectis et debellare superbos ! Epargner ceux qui se soumettent et dompter les superbes !

Ce furent ces seuls mots alors qu'on lui apportait une coupe du plus délicieux des vins d'Aix-les-Bains. Elle prit place aux côtés de Marc Antoine. Tous étaient à la fête, le sourire aux lèvres, les éclats de rire. Tout était le mieux dans le meilleure du monde. Toutefois, Fiorella avait l'esprit à des lieues de cet endroit, quelque part perdue entre les lymbes de son esprit et les bras démoniaques d'une sorcière vengeresse.[/rp]

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