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 [RP] Les morts ne reviennent pas !

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Fidelis
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MessageSujet: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:35

Vikentios a écrit:
[rp]
Dans la salle des cérémonies d'Aix-les-Bains, un soir.

Vêtu de rouge, couronne sur la tête, l'air grave sur le visage, Antoine recevait quatre soldats qu'il devait élever au rang de chevalier. Ces hommes lui étaient dévoués et tous donneraient leur vie pour celui ou ceux en qui ils croyaient. La pièce avait été richement décorée. Les chandeliers donnaient une ambiance solennelle et sérieuse. La Cour était réunie autour de deux tables de banquets, positionnées à gauche et à droite du trône de Vincent. Les futurs proclamés s'avancèrent depuis les portes et déposèrent un genou devant leur maître, les yeux rivés au sol. A la gauche du Leostilla, était assise Fiorella, la cousine hautaine. Elle se devait d'assister aux élèvations même si cela ne l'intéressait guère. L'archiviste du château, Geoffrey, vint apporter l'épée relique des di Leostilla, posée sur un coussin brodé d'or. Elle brillait et scintillait à la lueur des bougies. Antoine se leva et s'en empara. Sa cape voletait des les airs. Il se dirigea vers les hommes à genoux :

"Jurez-vous tous d'être compatissants, bons, loyaux et justes envers le Peuple et vos ennemis ? Jurez-vous tous de protéger vos maîtres, même s'il devait vous en coûter la vie ?

Tous lancèrent un oui puissant et violent, à la satisfaction de Vincent. Des machines à tuer, voilà ce dont il avait besoin. Il passa son épée sur chaque épaule des chevaliers.

"Levez-vous, Messire Michel. Levez-vous, Messire Guillaume. Levez-vous Messire Gallois et levez-vous Messire Tell. Levez-vous Chevaliers di Leostilla, Chevaliers d'Aix-les-Bains !

Ils se levèrent, sous les acclamations et le applaudissements de la Cour. Mais soudain, un vitrail explosa et une mystérieuse silhouette parvint dans la salle. Un hénissement résonna et les sabots d'un cheval martelèrent les dalles grises. Doucement, l'intrus, en armure vieille et usée, bouclier en main et heaume sur la tête, s'avança, sans indications sur son identité, ne scrutant que le maître des lieux. Aussitôt, tous les chevaliers dégainèrent leurs épées et se placèrent devant Antoine, qui lui aussi s'apprêtait à combattre. Les invités de la Cour reculèrent au fur et à mesure de l'avancée du chevalier noir. Il s'arrêta alors, décrocha son gantelet et le lança devant l'attroupement. Antoine fixa cet homme d'yeux étranges et incompréhensifs. Il comprenait que le défi était pour lui, mais il n'en fit rien. Car déjà, Messire Guillaume avait saisi le gantelet et l'avait rendu à l'intrus.

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"Moi, Messire Guillaume, je relève votre défi.

Une voix d'outre-tombe s'éleva ensuite :

"Qu'il en soit ainsi. Demain à midi. Un combat singulier. A mort.

Puis le chevalier noir quitta la salle, inexorablement, lançant un dernier regard à Fiorella et Antoine. Qui était-il ? Que voulait-il ? Vincent rangea son épée, les yeux apeurés et quitta la salle des festivités, d'un pas décidé.
[/rp]

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:35

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Appuyée sur sa main soutenue de son coude enfoncé dans l'accoudoire du siège qui lui était réservé, la jeune femme écoutait la cérémonie d'un air distrait. Elle fixait les capes rouges portées par les futurs chevaliers d'Aix-les-bains. Il en fallait bien, des braves chevaliers méritants pour la sécurité du château et de leur famille.

Depuis le meurtre de la nourrice de Laurent, l'inquiétude reignait parmi le personnel. Quelqu'un avait voulu s'en prendre au gamin et il fallait se méfier de tous et de chacun. Depuis ce moment là, les serviteurs essayaient d'être toujours par deux dans les couloirs sombres du château et surtout la nuit. Laurent, lui, n'avait rien, ormi une petite trace sur le front. Celui qui avait tenté de le tuer l'avait marqué à vie de ce trait en forme d'éclair. Heureusement la chevelure abondante du petit garçon masquait la cicatrice laissée.

Fiorella s'était rappelé de la malédiction qu'évoquait son oncle dans ses écrits. Quand avait surgit de nulle part le chevalier noir. Elle s'était levée d'un bond derrière les nouveaux chevaliers d'Aix. Son cousin avait brandi l'épée de cérémonie des Leostilla. Ne savait il pas que cette arme ne lui serait d'aucune utilité ? Elle n'avait aucun tranchant. Elle n'avait d'allure que la beauté de l'or et du métal qui étincellait sous les lumières dansantes des flammes des bougies.

Le gant lancé, c'est Guillaume qui le ramassa sur le sol et le renvoya à l'ennemi. Ce qui aurait dû être une cérémonie joyeuse se transforma en silence funèbre quand les sabots du cheval de l'homme en noir cessèrent. Son départ laissa perplexe et Marc Antoine quitta la salle rapidement. Fiorella le suivit au pas de course.

Vincent ! Attends moi ! De quoi as tu peur ?

Et oui, l'italienne connaissait bien son cousin, de mieux en mieux même. Elle pouvait ressentir ses inquiétudes et ses peurs aussi fort que ses rires et ses joies.

Messire Guillaume aura tôt fait d'envoyer cet impudent d'où il vient. Demain tout sera fini. [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:36

Vikentios a écrit:
[rp]Antoine défaisait l'attache faite à son cou, trop serrée pour les émotions qu'il ressentait en cet instant. Dans les couloirs, les domestiques s'inclinaient devant le merveilleux. Merveilleux, il ne l'avait jamais été plus qu'en cet instant. Il était neige et feu. La colère et la joie. Flamboyant au milieu des temps, doté d'un charisme époustoufflant et d'une majesté certaine. Le superbe piédestel sur lequel il reposait éblouissait de ses rayons tout ceux qui le regardaient. Il entendait les pas de Fiorella derrière lui. Il ne voulait pas se retourner. Ne pas se trahir. Non, ne rien faire. Mais sa cousine semblait avoir perçu ses peurs. Il s'arrêta alors brusquement et lui fit face. Mais devant la mine de Fidelis, il sourit, ne voulant pas afficher plus ses craintes.

"Oui tu as raison, Messire Guillaume est un brave chevalier, il tuera cet homme sans aucun doute.

Antoine parvint bientôt à la salle du conseil où les deux gardes qui la protégeaient, ouvrirent les portes à leurs souverains. Vincent s'approcha de la table et servit de l'eau, qu'il but, sans regarder sa cousine dans les yeux. Lui dire ? Non... peut-être ? Quelques mots... simplement. Ne pas l'avertir, lui en dire juste assez...

"Cet... homme... portait les armoiries d'une ancienne famille... j'ai simplement été surpris de les revoir...

Puis Antoine s'installa à un siège, dans cette pièce obscure, éclairée par les rayons de la Lune. Il regarda Fiorella et lui sourit. Pour plus de sécurité personnelle, il posa son épée personelle sur la table, à portée de main. Qui sait ? On était jamais à l'abri. Surtout avec un tueur dans le château. Celui qui avait occis la nourrice était forcément quelqu'un de la Maison. Mais qui ? Personne n'était en sécurité.

"Tu... tu devrais aller te coucher... demain le peuple entier sera rassemblé à la lice pour voir combattre Messire Guillaume. Il faut que tu sois dans ton meilleur jour pour les ravir. Les gens sont sensibles à l'image de leurs souverains, ne l'oublie pas.

Il se leva et vint l'embrasser sur la joue, avant de lui donner une légère tape amicale sur l'épaule. Mais il n'était pas lui-même. La peur l'avait envahie. Quand Fiorella quitta la salle du conseil, elle laissa un homme terrifié, sur la défensive, dans cette salle sombre, qui sursautait au moindre bruit. La nuit serait longue. Il ne dormirait pas.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:36

--Geoffrey_d_Amodon a écrit:
[rp]
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Geoffrey d'Amodon était l'Archiviste et le Gardien de la Grande Bibliothèque d'Aix-les-Bains. Il était âgé d'une soixantaine d'années. Il apparaissait toujours sous des airs froids et peu amicaux, mais ce n'étaient rien d'autre que des airs de professionalisme. Il était en plus le Généalogiste des di Leostilla. Il était donc responsable de la tenue de l'arbre familial de la famille. Il connaissait tout d'eux. Du petit meurtre au coup d'Etat. Dans sa vie, Geoffrey était marié à Anne des Charbonnières. Tous les deux bourgeois et notables de Savoie, ils avaient eu dix enfants maintenant grands et adultes. Anne était Intendante dans un domaine de Tarentaise. Le couple malheureusement avait dû enterrer deux de leurs dix enfants. Le vieil homme affirma qu'il ne devait être donné à aucun fils de disparaître avant ses parents. Cette triste période rendit Geoffrey irritable et il s'enferma dans son travail, négligeant toute sa famille. Anne mourrut de chagrin. Quant à ses huit dernières progénitures, ils disparurent, vaquant à leur vie. L'Archiviste rejetait tout ce passé dont il n'avait plus aucune larme, plus aucun regret. Il n'était pas cet homme qui avait laissé sa famille périr à feu doux ; il ne voulait pas se l'admettre ni en souffrir. Sa situation au château faisait des envieux. Toute une vie au service des di Leostilla apportait quelques avantages. La protection, la gloire et le prestige. Il leur appartenait depuis sa naissance. Il en avait servi des souverains... Les derniers furent peut-être les plus marquants pour Geoffrey.

Il se souvenait du Baron Chandin le Sanglant. Jamais il n'avait vu d'hommes plus fous. Tantôt gai et festif, tantôt froid et cruel. Quand son épouse donna naissance à des jumeaux, Geoffrey était là. Il avait tenu les enfants dans ses mains pour les identifier et les marquer dans l'Arbre. Il acta en plus la tragique mort d'Aurore Céleste, puis celle du Baron, fou de regret et complètement atteint par le trépas de sa femme. Il avait toutefois résisté plusieurs jours avant de succomber à sa folie. Il avait vu ses enfants, il les avait confiés à Geoffrey. Et quand ce dernier vit son maître et le Seigneur Dolmance monter aux créneaux, il sut que c'était la fin. Solennellement, c'est lui qui ramena Chandin à l'intérieur et qui procéda à son inhumation. Le rideau tombe, le voile s'efface. Des années ont passé. Le Baron Remus et la Dame Angeline sont devenus de jeunes adultes. Mais le sort semblait déjà les avoir frappé. Le jeune homme était atteint d'une maladie incurable de la peau diagnostiquée par les meilleurs médecins. Quand Remus quitta la Savoie, Geoffrey sut qu'il ne le reverrait plus vivant, trop longtemps éloigné de ses thermes curatifs. Il procéda à son enterrement quelques temps après, quand ce triste et sombre cortège rapatria son corps endormi pour l'éternité. Angeline, devenue Baronne, ne résista pas au trépas de son frère et mourut seule, et chagrinée, au fond de son lit. Geoffrey était là et acta le tout. Vint alors celui en qui il crut le plus. L'oncle des jumeaux, le frère renié de Chandin, que Geoffrey dut rechercher activement. Il accepta de réintégrer la famille et de retrouver son nom. Tibérias revenait. Paranoïaque et certainement fou à lier, il mena une guerre affreuse contre la magie et les suspects. Les périodes de cette Grande Purge sont écrites dans un registre que le bibliothécaire archiva avec ordre de le sceller pour que plus personne ne puisse un jour le consulter. La mort du dernier Leostilla fut tragique et inatendue. Une nuit, il disparut, sans un mot, tué par des insurgés incroyablement nombreux et doté de l'Inquisition. Geoffrey fit rapatirer le corps à Aix-les-Bains et acta le tout.
Alors Vikentios le Grec et Fidelis la Romaine arrivèrent pour l'enterrement de leur oncle. Geoffrey leur présenta Morgana et Amédée, des cousins que Tibérias et lui avaient retrouvé dans les royaumes avoisinants. Jamais les di Leostilla ne furent si nombreux réunis. Il rencontra même Octave, l'héritier de Vikentios devenu le chef de famille, et sa mère diabolique Atia, qui cachait tant de secrets dont Geoffrey connaissait l'existence et la réalité.

Cette nuit là, Geoffrey d'Amodon était là. Il avait vu le chevalier noir. Ses yeux aiguisés se posèrent immédiatement sur les armoiries. Il n'avait alors eu plus aucun doute sur son identité. Il doutait qu'Antoine en avait également une vague idée. L'Archiviste retourna toutefois à sa bibliothèque où il effectua des recherchers. Le blason était là, devant ses yeux. Lentement, il croisa ses mains et soupira. Il devait voir son maître. Il se dirigea donc vers la salle du conseil, où on l'avait vu entrer. Dès que les gardes lui ouvrirent, il aperçut Antoine saisir son épée mais, rassuré de voir Geoffrey, se ravisa et ferma les yeux. Assis dans son siège, il semblait être un animal blessé.

"Je suis navré de vous déranger, mon seigneur... Mais je suis venu vous informer de mes découvertes. Le blason du chevalier noir, que vous avez sans doute vu aussi, n'est autre que celui de...

Geoffrey déglutit et poursuivit :

"... de Vincent Charles di Leostilla, votre père, qui une fois exilé en Grèce, ne prit plus que l'aigle du blason familial, rejetant la fleur de rose.

Antoine laissa échapper un "oui" effrayant. Geoffrey enchaîna alors :

"... Mais il est mort il y a un an ! Comment expliquez-vous cela... ?

Il regarda son maître, ennuyé et apeuré. Geoffrey inclina la tête quand l'homme posa ses yeux sur lui.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:37

Vikentios a écrit:
[rp]
Assis dans son siège, Antoine ne bougeait pas. Seuls ses songes s'élevaient et se battaient dans des combats homériques et inutiles. Il fut subitement ramené à son enfance. Il se revoyait comme si l'action se passait à l'instant. La scène était une réunion de famille des Leostilla. Antoine voyait Bathilda, la future mère de Fiorella, qui attendait l'enfant, en son ventre gonflé par l'être qui vivait en elle. Il l'aimait beaucoup, comme il aimait son oncle, Alessandro di Leostilla. Mais tout en avait décidé autrement. Une autre femme entra dans le tourbillon de l'amour et de la folie. Son nom ? Atia. Celle qui se faisait passer pour la mère de Fiorella mais qui n'était qu'une imposture. A peine l'enfant née, Atia assassina Bathilda et prit sa place. Le mari n'y vit rien. Trop drogué par l'enchanteresse des di Leostilla pour faire la différence entre les deux femmes. Le petit Vikentios, quatre ans, n'avait jamais oublié cette scène. Quand il y repensait, tout devenait si réel. La folie meurtrière d'Atia, ses yeux fous et ses cris déchirants les cieux... et Bathilda, qui tombait le visage contre les pavés de Rome... Atia parvint à s'imposer au reste de la famille qui pensait qu'Alessandro avait divorcé. Mais quand on lui posait la question, le père de Fiorella répondait qu'il aimait et aimerait toujours Bathilda, et lui prenait la main amoureusement et dans l'erreur permanente. Si tout s'était terminé ainsi, l'histoire n'aurait rien été ! Le pire était inconcevable. Et pourtant, il avait été conçu. Au moment où Antoine ressassait ce vieux souvenir, Geoffrey d'Amodon pénétra dans la pièce. Vincent sursauta, saisit sa lame, mais la reposa immédiatement, rassuré par le vision de l'homme le plus loyal de la famille. Le maître était de mauvaise humeur, mais l'archiviste était habitué aux lubies des souverains.

"Oui ?

Geoffrey lui expliqua ses recherches. Quand il donna le nom de son père, Antoine frissona, mais apeuré il répondit un glacial :

"Oui...

Puis vint l'instant de parler réellement. Geoffrey voulait en savoir plus.

"Un an oui, je l'ai tué.

Geoffrey le savait et demanda enfin comment cela était possible. Antoine leva les yeux vers lui et le dévisagea.

"Les morts ne reviennent pas.

Les mots étaient clairs, la discussion achevée. Geoffrey s'inclina devant Vincent et quitta la salle du conseil, laissant à nouveau l'homme avec pour seules compagnons, ses pensées. Non, il n'y croirait jamais. Son père était mort. On ne peut pas ressusciter. C'était impossible et impensable. Pourtant, l'armure était bien celle de son père, ses armoiries aussi, de même que son cheval noir ténébreux. Antoine frissona. Il se leva et s'approcha de sa fenêtre. Son coeur ne fit qu'un bond : là dehors, en pleine nuit, le chevalier noir était debout et regardait au loin. En armure, tenant une bannière frappée de ses armes. Il attendait. N'allait-il donc pas dormir ? Allait-il rester ainsi toute la nuit, jusqu'à midi pour le duel ? Les yeux d'Antoine regardaient le guerrier et tentaient de mieux l'analyser. Mais tout à coup, le chevalier détourna le heaume et fixa le Leostilla qui sursauta et quitta la fenêtre pour venir se calmer dans son siège. Le regard exhorbité, les jambes tremblantes, il ne savait plus quoi penser.

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:37

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Peu persuadée par les mots tremblants de son cousin, l'Italienne se retira à contrecoeur. Vincent voulait être seul et elle respecta son silence pesant. La jeune femme n'avait pas le caractère de celui qui partageait son sang. Alors que les portes se refermaient sur elle, elle posa son dos contre les portes glaciales de la salle du conseil d'Aix-les-bains. Les moulures représentants des roses entrelacées de leur corps de ronses offraient des reliefs épineux qui pénétraient le dos de Fiorella. Peu lui importait cette douleur sourde, son esprit cherchait des réponses bien plus douloureuses que ce qu'elle ressentait dans sa peau.

Les deux gardes n'oscillaient pas et ne tournèrent pas un seul regard vers elle. Ils attendaient, lances à la main, prêts à barrer le passage au moindre intru. Mais ce n'était pas suffisant. Elle se détacha enfin des portes, réajustant ses cheveux et quitta le bâtiment principal par des couloirs à peine éclairés. Là où elle se rendait, plus aucunes peurs n'avaient ses droits. Le froissement de sa robe était le seul son qui rompait le silence alors qu'elle avançait d'un pas sûr sur les tapis rouges cramoisis qui réchauffaient le sol par leur présence. Aucun bruit de pas dans ces lieux, juste des jupons qui glissent les uns contre les autres.

Rapidement, plus aucun tapis ne vint amortir les pas précieux de la demoiselle. Ils résonnèrent dans de petits claquements. Sous son jupon, Fiorella portait des bottes. Elle se sentait plus à l'aise ainsi, les déchaussant avec sensualité quand elle se retrouvait avec lui. Il semblait aimer découvrir sa peau blanche sous diverses couches difficiles d'accès. Des bottes, des bas, des lèvres fiévreuses qui lui baisaient les pieds. Elle n'y pensait même pas. L'heure n'était pas au plaisir de la chair, juste à sa sauvegarde.

La tour s'élevait, accrochée aux murs comme pour la maintenir debout. Elle leva les yeux vers l'escalier montant en colimaçon. Un fin murmure rompit le silence de la nuit. Ils étaient proches. Seule une porte épaisse empêchait qu'elle puisse entendre ce qu'ils se disaient. Soulevant légèrement les pans du bas de sa robe, elle monta discrètement pour frapper un coup. Un coup seul qui provoqua un silence de sourd. Fiorella poussa la porte et pénétra dans l'antre des chevaliers.

Trois des quatres annoblis par Vincent se trouvaient dans la pièce, une chope à la main. Ils la fixèrent d'abord avant de s'incliner devant elle. Guillaume était là, accoudé contre le rebord de la cheminée, un sourire aux lèvres. Fiorella s'approcha de lui et trempa le petit doigt dans sa choppe pour goûter ce qu'il buvait.

Hydromel ...

Elle répondit à son sourire, malicieuse, avant de le perdre brusquement, se tenant devant le grand guerrier.

Messire Guillaume ! C'est ainsi que vous vous préparez à affronter ce fou ? Ne le sous-estimez pas ... Avez vous remarqué la lame qui pendait à sa ceinture ? Il veut la peau de mon cousin ... et vous avez intérêt à ne pas rater votre coup ! Comment allez vous procéder ? Quel est votre stratégie ?

Elle attendit une réponse du chevalier alors que les deux autres ne pipaient mots.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:38

--Les_chevaliers_d_aix a écrit:
[rp][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Guillaume s'était retourné vers son suzerain qui devait siéger sur son trône, ou encore se tenir derrière lui mais rien. Son maître avait disparu presque aussi vite que le mystérieux cavalier. L'air froid s'engouffrait dans la salle d'adoubements et les serviteurs tétanisés mettaient un temps fou à enfin réagir. Les quatre hommes se regardèrent puis d'un commun geste de la tête, ils prirent la direction de leur tour d'occupation.

Le premier chevalier avançait d'un pas ferme et rapide. C'était lui qui avait ramassé le gant pour défendre l'honneur de Vincent. Aucun mot ne fut échangé avec les autres qui le suivaient avec autant d'entrain. Guillaume était un meneur d'hommes. Il avait le mérite d'être extrêmement exigeant avec lui-même. Etre nommé chevalier n'était qu'un commencement et il ne laisserait personne entraver cette marche vers la reconnaissance.

La salle de garde était là, à quelques mètres. L'homme commença à en avoir assez de ce silence pesant. S'il vivait sa dernière nuit, il voulait la vivre bien et en compagnie de ses amis. Plus que des confrères, Michel, Tell et Gallois étaient devenus de véritable frère. Aix-les-bains avait pris de l'ampleur et malgré le déshéritage du Vicomte par sa mort, les lieux semblaient toujours animés d'autant de puissance.

Poussant la porte, l'homme se mit à rire.

- Allons, ne faites pas cette tête d'enterrement ! Je vais vivre. Vous avez vu l'armure vieillie de ce cavalier ?

- Tu n'as pas peur Guillaume ? Demanda le pauvre Tell, fatigué.

- Peur de quoi ? Je vais prouver à notre seigneur que je suis le meilleur d'entre vous ! Hahahaha !!!

Guillaume perçat un fût qui était là depuis l'annonce des adoubements. L'hydromel coula rapidement et le guerrier fit défiler les choppes sous le jus qui se répandait. Tell secoua la tête et refusa la choppe tendue par le fier opposant.

- Méfie toi, Guillaume. Je vais me coucher. Bonne nuit à tous. Je sens que demain sera une longue journée.

Tell disparut par la porte et monta à l'étage où des banquettes attendaient de donner du repos aux guerriers d'Aix-les-bains. Une pièce sommaire, des coffres, une cheminée et surtout une fenêtre que Tell appréciait car il aimait particulièrement observer le paysage de sa patrie. Ce soir-là, une silhouette était figée là, dans le décors. Tell aurait voulu prévenir son ami mais il savait à l'avance que c'était en vain. L'homme qui était dehors, bravant le froid et la nuit, lui semblait complètement irréel. Ce soir-là, le brave guerrier eut un sommeil très agité.

Pendant ce temps, Guillaume regarda son frère s'en aller, souriant. Il porta la choppe à sa bouche et se positionna face à la cheminée et son feu régénérateur. Les deux autres s'étaient contentés de boire, simplement.

- On ne m'enterrera pas demain, je peux vous le jurer ! Je sais me battre, je l'ai prouvé bien des fois et ce n'est pas pour rien que je suis devenu chevalier ! Après tout, s'il est vieux comme son armure, ce sera même facile !

Il se mit à rire et Michel et Gallois en firent autant.

- Tell est vraiment trop superstitieux ! ajouta Michel en venant trinquer avec Guillaume. Gallois ne tarda pas à se lever à son tour et tout sourire, souffla :

- Oui après tout, un seul homme contre nous tous, même si tu trépasses Guillaume, on te vengera.

Un silence soudain s'installa puis Gallois se mit à pouffer entrainant les autres à rire joyeusement.

- Je n'en doute pas Gallois, toi le dernier !

Il se mit à sourire quand on frappa à la porte. La cousine de Vincent apparut solennellement dans l'encadrure du passage menant au quartier des gardes. Son sourire disparut. Guillaume détailla la femme et but encore une gorgée d'hydromel avant que celle-ci s'approche et trempe son doigt dans le liquide mielleux mais très alcoolisé.

Messire Guillaume ! C'est ainsi que vous vous préparez à affronter ce fou ? Ne le sous-estimez pas ... Avez vous remarqué la lame qui pendait à sa ceinture ? Il veut la peau de mon cousin ... et vous avez intérêt à ne pas rater votre coup ! Comment allez vous procéder ? Quel est votre stratégie ?

L'homme resta coït face à la femme qui venait lui donner des conseils. Il l'observa encore, doutant qu'elle soit réellement une créature féminine. Certes, il aurait bien passé la nuit à lui faire découvrir tout ce qu'un beau chevalier comme lui était capable d'offrir à une belle noble comme elle mais il douta rapidement, devant son regard, qu'elle était venue pour ça. Il haussa un sourcil, se figea d'un sourire moqueur et répondit à la demoiselle.

- Et bien, ma dame, voyez-vous, je pense le pourfendre en deux morceaux, avant d'offrir sa tête à mon Seigneur Marc Antoine Vincent di Leostilla, mon légitime suzerain.

Il avait expressément appuyé sur les mots "mon seigneur" et "légitime". Il quitta du regard la donzelle venue lui donner des leçons avant de regarder ses deux amis perplexes et silencieux. [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:38

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Elle n'en revenait pas. Comment osait il ? Ce prétendu chevalier ne la considérait même pas comme sa suzeraine ! Dans le fond, elle n'était pas tant surprise que cela. Dans le monde où elle évoluait, les femmes étaient loin d'être considérées comme l'égale des hommes. Il fallait sans cesse prouver, encore et encore qu'elle était souvent plus douée que certaines personnes.

Devant le sarcasme du chevalier, Fiorella posa ses yeux de vipère. Il n'était plus le temps des gentillesses. La vie de son cousin était en jeu à présent et Guillaume s'était porté volontaire pensant qu'il en risquait rien. Mais l'étrange sensation qui émanait face à ce cavalier noir mettait l'italienne sur une défensive inquiétante. Rien ne viendrait atteindre son cousin. Rien ni personne et cet idiot de chevalier irait brûler dans les enfers du Sans-Nom. Les Abysses des ténèbres attendaient ceux qui étaient maudits par la parole d'un di Leostilla.

La jeune femme arracha la choppe du guerrier qui faisait facilement un quart de sa taille en plus. Elle le dévorait du regard. Mais ce n'était pas pour le séduire cette fois. Le feu de la cheminée se reflétait dans son regard ce qui intensifia encore plus l'impression de dominance qu'elle exérçait à ce moment.

Ne me parlez pas sur ce ton là ! Demain, la main noir vous ôtera la vie car vous n'avez pas su écouter et vous préparer ! Les certitudes n'existent plus face aux ombres ! Et les morts ne reviennent pas à la vie ... normalement.

Cette phrase était sortie seule de sa bouche. Elle tourna les talons, laissant tomber la choppe sur le sol. Elle se fracassa en mille morceaux, épendant le liquide entre les lames du plancher. La tache ressemblait à un aigle, tel qu'il apparaissait sur le bouclier du mystérieux cavalier noir. Fiorella ne le vit pas. Déjà la lourde porte grinça pour se refermer derrière elle. Sauf que, elle ne la ferma pas complètement. Elle voulait entendre, espionner, savoir ... On ne frustre pas une di Leostilla avec autant d'impédance.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:39

--Les_chevaliers_d_Aix a écrit:
[rp][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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La choppe tomba au sol avant que Guillaume ne put la rattraper. L'hydomel avait coulé un peu partout sur les lames du plancher, formant une figure approximative représentant un aigle. Le guerrier gloussa. Non seulement le présage de la cousine de son seigneur lui avait glacé le sang mais l'apparition de ce symbole ajouta à l'effroi du chevalier.

Guillaume essaya de reprendre constance. Ce n'était qu'une bonne femme après tout. Elles se faisaient toujours des histoires pour pas grand chose. L'homme haussa les épaules et regarda tour à tour les deux autres qui semblaient mal à l'aise. Ils ne disaient rien mais le malaise était perceptible et palpable. Le grand guerrier commença à se forcer à sourire, puis forçant quelques éclats de rire, les autres en firent de même.

- Quelles histoires idiotes ! Demain à midi, ce pourceau aura la gorge tranchée et je serai félicité par le Seigneur !

Il essuya de sa semelle la forme sur le sol et reprit une nouvelle choppe qu'il remplit à ras bord. Gallois posa sa choppe et se leva, tenant une poutre apparente comme pour chercher refuge et soutien.

- Tu devrais peut-être ne pas prendre tout ça à la légère, Guillaume.

- Allons Gallois, tu ne vas pas t'y mettre aussi ! Tu ne vois pas que cette folle ne cherche qu'à se faire remarquer ? Ils sont réputés pour être fous de père en fille dans cette famille ...

Gallois ne disait plus un mot, pensif. Il avait posé son front sur son avant bras, tenant toujours la poutre. Son regard était perdu dans les flammes d'un prétendu enfer. Michel se leva à son tour, souriant. Il n'avait pas dit grand chose jusque là. Ce qui était certain c'est que le petit tour de l'italienne ne l'avait pas impressionné. Il ne croyait pas en la magie et pour savoir que l'ancêtre Tibérias avait pourchassé les nombreuses sorcières des terres d'Aix-les-bains, il n'avait aucun doute là dessus : Rien ne pouvait leur arriver, ormi trouver un bretteur bien meilleur qu'eux, ce qui lui semblait totalement improbable.

- Tu as raison Guillaume ! Des fous ! Mais elle est quand même jolie quand elle est en colère non ? Partant dans un rire tonitruant, les deux autres guerriers l'accompagnèrent. Gallois était sorti de son mutisme. Il avait chassé de son esprit les prétendues malédictions et toutes ces sottises venues d'outre-tombe.

- Oui demain, on en rira encore ! Ca m'amusera de voir la Fiorella se tromper pour une fois !

Pour une fois ... [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:39

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Elle avait tout entendu, derrière la porte. Silence de mort, son coeur, lui, bouillonnait dans sa poitrine, la soulevant dans un souffle accéléré. Aucun mot, rien. Juste un poison indéfinissable qui s'écoulait dans ses oreilles. Ils ne la respectaient pas ! Pire ! Ils la croyaient folle ! Alors que leurs rires explosaient dans la pièce, elle poussa la porte pour la refermer définitivement. Elle en avait entendu assez pour cette nuit.

Leur beuverie durerait sûrement une bonne partie de la nuit avant qu'ils ne sombrent dans un chaotique sommeil parsemé de fausses gloires et de combats trop faciles. La jeune femme reprit son chemin, lentement, afin qu'on ne perçoive pas trop ses pas sur les dalles de l'escalier. Elle retrouva le chemin couleur de sang et l'emprunta toujours lentement. Son esprit les maudissait un par un, ces trois chevaliers indignes. Ne comprenaient ils pas qu'ils offensaient ainsi toute la famille ? Sans doute que non.

Les nombreuses fenêtres du couloir donnaient sur le paysage d'Aix-les-bains. Au delà des murs, les arbres se fondaient dans une masse noire et inconstante. Les nuages avaient caché la lune qui voulait se jouer des ombres menaçantes. Son regard fut attiré par une silhouette dans la nuit. Une silhouette ne bougeant pas, tenant dans une main gantée un étendard, au dessus d'une colline et sans monture. Un rapide rayon de lune entre deux nuages balaya celui-ci, dévoilant le symbole de la maison de Vincent. Elle détaillait incrédule le symbole marqué d'un aigle. Elle recommença à maudire les chevaliers de ne pas l'avoir écoutée. Il y avait une diablerie dans cette armure. Pourtant, elle le fixait, presque sereine et sans aucune peur. Elle maintenait le visu vers le casque noir du cavalier.

Lorsqu'un bruit dans le couloir l'alerta, elle quitta quelques secondes de ses yeux perçants la silhouette noire. Quand le miaulement du chat qui occupait la demeure depuis son arrivée la rassura, elle voulut reprendre son observation. Seulement, il n'y avait plus personne. Fiorella resta à attendre un moment mais comme l'ombre ne réapparut pas, elle retourna à sa chambre. Bien sûr, cette nuit, elle ne dormirait pas beaucoup. Et demain, elle devrait parer au plus urgent : protéger Vincent.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:40

Vikentios a écrit:
[rp]
Le lendemain, 12 heures.

Antoine n'avait rien dormi. Il n'avait pas bougé de la salle du conseil, où il s'était apitoyé sur son sort, celui de sa famille et celui du chevalier qui allait combattre. Le soleil était déjà bien haut dans le ciel, indiquant le futur zénith. Le combat n'allait pas tarder. Une servante entra en s'inclinant. Elle informa Vincent qu'il devait se préparer pour l'arbitrage du duel. L'homme afficha un mince sourire et hocha la tête. Il se leva, non sans éprouver une certaine fatigue dans les jambes, et suivit la domestique jusquà ses appartements. Là, elle l'habilla de son plus beau costume, tandis que lui, se regardait dans un miroir.

"Dame Morgana a fait le déplacement depuis son école pour apporter son soutien à Messire Guillaume.
- Tâchez de lui réserver un siège au premier rang. Ma chère cousine m'est si précieuse.


La servante n'ajouta rien et termina d'agraffer la cape rouge au cou de Vincent. Elle s'inclina finalement et le laissa seul. Antoine se regarda, les yeux vides, l'air fatigué. Déjà les clameurs du Peuple s'élevaient de la lice, en contrebas du château. Ils l'attendaient. Tous étaient venus pour voir enfin ce seigneur qu'ils n'avaient pas encore eu l'occasion de véritablement scruter. Il espérait ne pas les décevoir. Comment le pourrait-il ? Vêtu ainsi, chargé d'un tel charisme, il allait les combler. Pourvu que cette présentation ne soit pas entâchée par la mort d'un de ses chevaliers. Il soupira. Il était temps. Sans se retourner vers ce miroir de réflexion, Antoine quitta ses appartements. Il traversa chaque couloir, sa cape couvrant l'intégralité de ses mouvements. La forteresse semblait déserte. Tous les serviteurs s'étaient dirigés vers la lice. Personne ne devait manquer cet évènement. L'annonce était passée sous tous les toits. Quand bien même fût-elle donnée au château ! La Cour et les domestiques avaient passé le mot à tous les villageois.

Antoine franchit le pont-levis, affublé d'une escorte de cinq gardes. Si on disait de Tibérias qu'il était paranoïaque, son neveu l'était à un degré supérieur. N'était-ce pas normal après le complot contre son oncle ? Qui ne se protégerait pas excessivement ? Après quelques minutes de marche, il parvint au terrain de combat. La lice. Là où s'entraînait les chevaliers et les écuyers jusqu'aux simples gardes ! A l'arrivée du maître, le peuple lança de vives exclamations. Dans ce terrible moment, Antoine réussit à oublier le malheur qui le frappait et sourit de la réjouissance des villageois. Ils devaient le trouver beau, apte et avec suffisamment de prestance. Il pénétra dans les gradins. Il s'arrêta à sa cousine Morgana, baisant sa main et lui souhaitant la bienvenue, sourit à Fiorella et s'installa finalement sur son trône. Dès lors, tout le monde l'imita. Preuve de respect et de soumission à l'autorité la plus forte. Alors enfin, Antoine scruta la scène qui se déroulait devant lui.

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Messire Guillaume faisait bravement face au chevalier noir que Vincent tenta de mieux regarder. La même silhouette que son père, la même épée. Il s'enfonça un peu plus dans son siège et demanda d'un signe de main à ce qu'un autre guerrier procède au lancement du duel. Il ne voulait pas s'approcher de cet être. Il ne croyait pas à la résurrection de son père. Il était mort, les morts ne reviennent pas. L'arbitre se tourna vers son souverain qui hocha la tête comme pour donner son affirmation à ce qu'il venait de dire et qu'il n'avait pas écouté.

"Le duel se déroulera selon les règles de la Chevalerie. Jusqu'à la mort. Que le combat commence !

Le second chevalier se retira vers les gradins. Et déjà le chevalier noir assénait son adversaire de coups puissants. Antoine avait déjà vu son père combattre, et il dut avouer que le style de l'ennemi correspondait à son style. Mais non... Tandis que Messire Guillaume tentait quelques attaques, Vincent serrait les dents à chaque fois que la lame passait près de son guerrier. Un joli combat si l'issu n'était pas fatale à l'un d'eux...

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[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:40

--Les_chevaliers_d_Aix a écrit:
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Le soleil avait atteint son zénith. Les quatre chevaliers s'étaient préparés toute la matinée, aiguisant leurs épées, ajustant leurs cottes de mailles. Ils avaient encore plaisantés sur l'issue du combat. Guillaume était sûr de lui et ses frères d'armes l'encourageaient avec détermination.

La lice était comble de monde. La population d'Aix-les-bains s'était réunie pour assister au combat. En entrant dans le cercle sabloneux, le guerrier leva son épée face à la foule. On l'acclamait naturellement. Le cavalier noir était déjà sur place. Il ne bougeait pas, attendait patiemment que le signal soit lancé.

Guillaume s'amusait à en rajouter, fixant son adversaire et le contournant, appelant la foule à vibrer avec lui. Il se tourna vers son seigneur tout autant acclamé que lui et mit une main sur son coeur en signe d'allégeance. Il s'inclina, enfila son heaume puis se positionna face à l'armure noire qui se tenait devant lui.
C'est Tell qui fut désigné comme l'arbitre du combat.

Quand celui-ci lança l'ordre de commencer le combat, Guillaume fixait son adversaire tout en manipulant son épée devant lui, la balançant de gauche à droite, la faisant fendre l'air dans un mouvement impressionnant. Cette épée lui venait de son père qui avait été chevalier avant lui. C'est tout naturellement qu'il avait suivi les traces de son père qui avait trépassé en défendant le Vicomte Tibérias.

Persuadé d'être le plus fort face à son adversaire, c'est surpris qu'il fut quand le cavalier noir s'élança avec une force surhumaine contre lui. Le choc des épées le fit reculer de plusieurs pas. Tentant de repousser le guerrier dont la ferveur était perceptible, Guillaume contre attaqua en assainnant quelques estocs sans grand effet. Il porta son épée sur le flanc gauche de son adversaire, pensant à une ouverture mais le geste rapide de son opposant le stoppa net.

Essouflé, il s'adressa à son adversaire qui ne semblait subir aucune fatigue. Au contraire, celui-ci montrait de plus en plus de force dans ses attaques, tailladant la chair du chevalier Guillaume.

- Qui es-tu donc ? Montre ton visage !

Mais aucune réponse ne vint satisfaire le guerrier qui se tenait le bras, saignant abondamment. Quelque chose émanait de cet ennemi provoquant un malaise insidieux. Les paroles de Fiorella résonnaient dans sa tête. Un autre coup puissamment porté par le cavalier noir désarma Guillaume et trancha sa cuisse. Un bourdonnement sourd frappait dans sa tête. Il tomba à genoux.

Autour de lui, des cris d'impuissance en le voyant tomber. Les gens retenaient leur souffle et un silence de mort accompagna le dernier souffle du chevalier Guillaume couvert de son propre sang. Il ne l'avait pas touché, pas une seule fois. C'est alors qu'il croisa ce regard à travers le heaume. Deux pupilles dilatées, des yeux effrayants. Le visage de Guillaume se tordit dans une torpeur sans égal alors que d'un coup sec le cavalier noir lui trancha la gorge et lui ôta la vie.

Le corps sans vie du chevalier tomba lourdement sur le sol et ses frères d'armes se précipitèrent vers lui. Tell dût annoncer le vainqueur.

- Vainqueur : le cavalier noir ...

[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:41

Vikentios a écrit:
[rp]
Antoine regardait le duel avec force et encouragement, applaudissant chaque beau geste de la part de Messire Guillaume, qui avait toutefois tendance à se faire malmener par le chevalier noir. Ses mains aggripées aux accoudoirs, la tête en avant, le seigneur regardait celui qui combattait pour lui et pour le peuple. Le peuple, bien à l'abri derrière les gradins, adorait l'amusement, du moment que leur champion remportait à la fin. Mais cette fois-ci, tous les gens présents commençaient à douter de la performance de Guillaume, assailli par les coups forcenés de son adversaire. Antoine fut désemparé quand son chevalier fut blessé au bras par le cavalier noir. Il grimaça tandis que le peuple retint son souffle et exprimait ses exclamations par des des onomatopées d'horreur et de peur. La décadence de Guillaume commença. Impuissant, Vincent assistait à son trépas. Mais il ne pouvait rien faire. Dura lex, sed lex. Cette loi qu'il se devait de respecter coûte que coûte. Car si jamais il lui faisait entorse, les villageois ne comprendraient pas et ne respecteraient alors plus la justice. Et cela, pas question.

Une seconde blessure fut infligée. L'épée de Guillaume vacilla dans les airs et retomba loin de lui. En homme d'honneur, son adversaire devait lui permettre de retrouver son arme ; mais cela ne se passa pas. Le sang du chevalier rouge s'écoulait toujours un peu plus sur le sable de la lice. Antoine le savait : c'en était fini. La vieille lame de l'ennemi fut brandie haut dans le ciel et fendit l'air pour trancher la tête de Guillaume. Le peuple fut pétrifié et horrifié ; leur souverain terrorisé. Le corps du vaincu tomba lourdement sur le sol tandis que le crâne chuta quelques mètres plus loin. Anéanti, le seigneur regardait cette scène de cauchemar. L'arbitre mit fin au duel. Alors le chevalier noir revint devant Antoine et jeta son gantelet dans l'arène.

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Le maître ne bougea pas, fixant l'épéiste du mieux qu'il pouvait. Et c'est un autre homme qui s'en empara :

"Moi, Messire Gallois, je relève votre défi.

La même voix mortelle s'extirpa du heaume noir :

"Qu'il en soit ainsi. Demain même heure. Vae victis.

Puis il se retira, laissant une foule triste. Les derniers mots latins ne laissèrent pas Antoine indifférent. Il venait de réciter le cri des Leostilla. Plus aucun doute ne s'interposait dans son esprit. Non, ce ne pouvait être. Il se leva. Tout le monde l'imita. Puis il quitta la lice et se dirigea vers le château, escorté par sa garde.

Arrivé dans la salle du conseil, Antoine aperçut son valet Leo, qui s'inclina devant lui.

"Pourquoi n'avez pas stoppé Messire Gallois ?
- Nous devons laisser nos chevaliers prouver leurs véritables valeurs.
- Avez-vous vu comment ce chevalier noir se bat ? Il va tuer Messire Gallois comme il a tué Messire Guillaume !
- Messire Gallois a pris le gantelet, je ne peux rien faire. C'est un excellent guerrier, il tuera son adversaire.
- Il n'est pas encore remis de ses blessures qu'il a eues contre des brigands !
- Cela, je n'y peux rien.
- Donc vous l'envoyez à sa mort ?
- Je ne l'envoie nulle part ! Je ne suis pas à blâmer !


Leo s'inclina devant la colère montante d'Antoine et se retira, laissant son maître une fois de plus seul dans cette triste salle. Dans sa tête se dessinait à nouveau le combat. Vivement demain que Gallois tue ce maudit chevalier.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:41

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]La nuit s'était écoulée comme un sable emportant les rêves, glissant entre les doigts, petits grains impossibles à retenir. L'Italienne avait profité de sa nuit sans agitation. Quelques pensées étaient venues, fugaces et invisibles, se mêler au repos de la belle. Son lit était resté vide ce soir. Vincent n'avait pas cherché sa présence, trop inquiet par les évènements.

Au petit matin, elle s'était levée tôt. Un brin de toilettes plus tard, elle avait revêtu une tenue de cavalière. Il lui fallait prendre l'air. Les couloirs étaient désespérément vides. Charlie, le palefrenier brossait les chevaux dans l'écurie comme souvent il le faisait le matin. Voyant arrivé sa maitresse et ayant entendu parler du mystèrieux cavalier, le jeune homme ne put s'empêcher de murmurer quelques mots à la donzelle fort imprudente.

- Dame Fiorella, ne devriez vous pas éviter de sortir avec ce rôdeur ?

- Je ne risque rien. Cet homme connait le code des chevaliers. S'il avait voulu enlever quelqu'un, il ne serait pas venu provoquer des duels ! Scelle mon cheval. Je serai de retour pour le combat.

Sans dire un mot de plus, le palefrenier équipa la grâcieuse monture de la jeune femme : un cheval blanc comme neige, un peu fougueux mais très endurant. Elle le monta à califourchon. Fiorella aimait être libre de ses mouvements quand elle poussait sa monture à la course. Les robes n'étaient valables que pour la société. Là, elle serait seule.

Lançant Enéïde au galop, la cavalière passa le portail à peine celui-ci entrouvert. Cheveux au vent, caresse du vent froid sur son visage, ils s'étaient élancé vers les plaines juxtant le domaine. L'herbe était encore verte, les patures progressivement désertées à cause de la neige descendante. Il faisait froid mais Fiorella s'en moqua royalement.

Elle réfléchissait. Maintenue à l'écart du grand Marc Antoine et de l'archiviste, elle fit appel à sa mémoire pour trouver une explication. Il avait dit avoir tué son père mais cet homme arborait le blason de la famille de Vincent. Etait ce un fou qui avait décidé de venger la disparition du pauvre seigneur ? Il était clair que le gant était destiné à son cousin. Pourtant, cet homme là avait quelque chose de surnaturel dans sa voix caverneuse. Ses gestes semblaient guidés, méchaniques.

Ralentissant l'allure de sa monture, Fiorelle finit par l'arrêter avant de descendre de l'animal et de le laisser se reposer. Une rivière permit à Enéïde de s'abreuver et la jeune femme s'assit sur une pierre aux abords du cours d'eau. Celui-ci semblait se figer progressivement dans une glace annonciatrice de l'hiver. Renforçant le regard d'acier de la jeune femme, celle-ci sortit de ses pensées pour distinguer non loin d'elle la silhouette noire du cavalier. Il se tenait droit, comme la veille, à l'observer, sans s'approcher.

Malgré qu'elle fut persuadée qu'elle ne risquait rien, elle reprit sa monture et se dépêcha de retourner au château. L'heure de la Lice arrivait. Elle rejoignit la population et sa cousine Morgana. Contrairement à elle, Fiorella s'installa en retrait, détachée de ce qu'il allait se passer. Guillaume ne serait pas à la hauteur, elle en était persuadée. Elle avait assisté à la débacle et à la mort du chevalier sans sourciller, sans peine et sans regret. Il était mort et un autre prit sa place.

Que se passerait il demain ?
Vincent ne fit aucunement attention à elle. Elle en était blessée mais ne le montra pas. Elle le vit quitter l'esplanade la peur au ventre. Elle fixa le cavalier noir qui attendait toujours au milieu de la lice qui se vidait de ses gens. Elle partit en dernier, sans dire un mot.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Dim 30 Oct - 17:43

--Les_chevaliers_d_aix a écrit:
[rp][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Il était tombé ! Le plus fort et le plus valeureux d'entre eux n'était plus. Les trois chevaliers avaient emporté la dépouille de leur ami, le déposant sur une charrette qui aurait dû emmener le corps du cavalier noir. Ils marchèrent derrière solennellement et silencieusement. Ils n'avaient eu aucun mot de leur suzerain et l'inquiètude les prenait au ventre.

Le curé de la chapelle d'Aix-les-bains prit soin de faire nettoyer le corps du chevalier à l'abri des regards. Il avait eu quelques mots pour rassurer sur le destin de Guillaume.

- Ne vous inquiétez pas, il est au côté du Très-Haut maintenant, baigné de lumière. Sa mort fut digne et le seigneur sait reconnaitre les braves.

Ils étaient partis à regret, marchant dans les ruelles d'Aix-les-bains, afin de rejoindre le château et leurs quartiers. Ils avaient la gorge nouée. Pas un mot ne fut échangé à part des remerciements au curé. Arrivés sur place, les domestiques évitaient soigneusement de les heurter. Ils faisaient en sorte de ne pas croiser leur chemin.

Gallois se massa le bras qui étrangement s'endolorit sans doute sous la crispation face au combat. Il avait tellement serré son arme quand il vit les coups portés sur Guillaume qu'il ne pensait pas cela possible. Poussant la porte de la caserne, ils s'assirent chacun dans un coin, pensif, effondré par ce qu'ils venaient de voir. Gallois rompit finalement le silence.

- Je crois que je vais suivre les conseils de la dame Fiorella et aller m'entrainer dans la salle d'armes.

Tell réagit directement en se levant.

- Je viens avec toi, il est mieux que tu t'entraines contre une cible vivante plutôt que des mannequins.

Michel ne disait rien. Il avait la tête entre ses mains. Il ne vit pas les deux hommes quittaient la pièce pour ne revenir que tard dans la nuit.

Le lendemain, 12h.

Le temps filait à toute vitesse. Gallois s'était présenté à la Lice avec une armure étincellante. Précaution prise par Tell qui pensait que la lumière se reflétant sur son heaume pouvait jouer en sa faveur. Le cavalier noir était déjà présent. La scène ressemblait vaguement à la répétition de la veille. La population, le Seigneur, la famille du seigneur et l'homme en armure noire.

Sauf que cette fois, c'était Gallois qui se dressait face au maudit cavalier et que la population était bien moins enjouée que la veille. Le silence s'insinuait dans chaque coeur, brisé parfois par une toux ou un pleur d'enfant. Le chevalieur n'eut pas la prétention de son prédecesseur. Il se tenait en position, concentré et avec une extrème méfiance.

Tell, toujours arbitre de la lice, répéta les paroles du serment. A la vie, à la mort. Qui mourrait cette fois ? Gallois espérait fortement que ce ne fut pas lui. Il croisa le regard glacial de damoiselle Fiorella. Il regrettait d'avoir suivi les railleries de Guillaume. S'il l'avait écoutée, il serait sûrement encore en vie.

Son attention se reporta sur le cavalier noir et le signal fut donner. Cette fois, Gallois esquiva l'attaque frontale de son adversaire, lui évitant de se retrouver en position de faiblesse. La rapidité de son adversaire le surprenait. Sa contre attaque fut parrée violemment, faisant glisser la lame du cavalier sur celle de Gallois.

Un silence de mort plânait sur la lice. Parfois un petit cri de panique perçait cette sensation, rappelant aux combattants qu'ils n'étaient pas seuls. Plusieurs échanges d'épées furent donnés. En une fraction de seconde, Gallois entrevit une opportunité et la saisit. Il coupa dans le flanc de son adversaire mais celui-ci n'oscilla même pas. Le chevalier reculat de quelques pas devant l'allure indemne du cavalier noir. Il n'en revenait. Tout d'un coup, l'ennemi trancha l'air avec puissance et l'abatti sur l'épée du chevalier. La douleur qu'il ressenti dans son bras fut intense et lui arracha un cri. Comment savait il qu'il avait été blessé et que son bras était le plus faible ?

Déstabilisé, Gallois flêchit et le combattant ténébreux le transperça. Un filet de sang sortit de la bouche du chevalier, s'écroulant à son tour, mordant la poussière.
Des cris de terreur envahirent les estrades. Certains fuirent à toutes enjambées appelant aux démons et à la malédiction. Et si c'était vrai ?

Les deux derniers chevaliers restèrent figés devant la scène, cherchant du regard celui de leur seigneur afin de comprendre ce qui leur arrivait.

- Vainqueur : le cavalier noir ...[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:00

Vikentios a écrit:
[rp]
Et le jour à la nuit fit place. Le second combat était annoncé. Antoine s'installa sur son trône, à la lice, et donna le coup d'envoi du duel. Etrangement, il avait confiance en Gallois ; il était un guerrier solide et puissant : il vaincrait sans mal. Vincent avait retrouvé son moral. Il avait placé six gardes devant ses appartements pour se sentir en sécurité. Ainsi rassuré, il put dormir en toute tranquillité. Il avait réussi à se dire que ce n'était pas son père, que tout cela était impensable : et il en finit persuadé. Ce chevalier noir n'était qu'un plaisantin. Un ennemi noble ou pas, de la famille qui voulait affaiblir sa garnison. Mais sa façon de respecter le Code était honorable, presque trop. Tant qu'il s'y maintenait, Antoine ne pouvait pas le faire arrêter. Mais dès qu'il ferait un mauvais pas, il l'exécuterait.

Le combat débuta à l'avantage de Gallois. Antoine l'encouragea vivement, le poing droit levé vers l'arène, la mâchoire serrée, le visage grave, tout d'un fanatique assuré. Et soudainement, l'évènement arriva : Messire Gallois transperça le chevalier noir à la vue de tous. Vincent se leva alors, prêt à applaudir son champion et à voir tomber l'ennemi. Mais il en fut tout autrement : l'adversaire ne semblait pas souffrir ; il se remit rapidement et, profitant de la surprise de Gallois et la certiture de sa victoire, il asséna un coup qui lui arracha un cri mortel. Puis, à terre, le cavalier noir le tua finalement. Destabilisé, Antoine n'en revenait pas. Toute l'assistance avait vu la lame au travers du corps du chevalier. Comment avait-il pu survivre ? Le seigneur tomba lourdement sur son siège et regarda la scène se dérouler une fois de plus devant lui. Le gant fut jeté et le silence régna.

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Antoine sentait le regard de ses chevaliers peser sur lui, mais il n'en fit rien. Incapable de se lever et de ramasser ce gantelet. Il ne le pouvait pas. Qui maintiendrait la famille s'il périssait ? Il subit le regard de son ennemi, quand soudainement un ombre se saisit de l'objet :

"Moi, Messire Michel, je relève votre défi. Je vengerai mes deux frères, j'en fais serment !

Même voix, même terreur :

"Qu'il en soit ainsi. Les conditions restent les mêmes.

Puis il se retira. En le suivant des yeux, Antoine remarqua la présence de Geoffrey d'Amodon dans les tribunes mais il fit semblant de l'ignorer. Alors il regarda Morgana, qui fixa durement son cousin avant de disparaître avec sa servante. Vincent la suivit, voulant savoir ce que ce regard cruel signifiait. Ils se retrouvèrent dans la salle du trône, où Morgana demanda aux gardes de les laisser seuls. Réticent, Antoine laissa faire.

"Chère Morgana, il m'a semblé que vous vouliez me dire quelque chose ?
- En effet. Vous décevez votre Peuple et vos chevaliers.
- Je ne le crois pas. Le Peuple aime les combats et mes chevaliers doivent prouver leurs valeurs.
- Même s'ils doivent mourir les uns après les autres ? Combien vous en faut-il, Antoine ? Déjà deux ont péri pour vous ! Le Peuple a très bien vu que le Chevalier Noir veut vous défier, vous.
- Mes Chevaliers me défendent ! C'est bien là, la logique ! Que se passera-t-il si je meurs en le combattant ? Le pays retombera dans le chaos laissé par la mort de Tibérias !
- Faites preuve d'un peu de courage, au lieu de rester sur votre trône, tel un roi désoeuvré.


Antoine se retourna brutalement vers Morgana. Il s'avança vers elle et la maintint au cou, sans l'étrangler.

"Vous allez me témoigner du respect, Morgana ! J'ai fait une promesse à Tibérias, celle de vous protéger. Mais encore une insoumission de ce genre, et je me verrais dans l'obligation de rompre cet engagement. Et je le ferai sans sourciller.

Il la relâcha. Elle quitta aussitôt sa vue.

"Votre folie vous perdra !
- Retournez dans vos appartements !


Morgana s'attarda sur la porte du conseil. Et avant de l'ouvrir, elle se tourna sournoisement vers Vincent :

"Et vous, Antoine... allez en enfer.

Elle ouvrit alors les portes et se retira. Antoine n'en croyait pas ses yeux. Il restait là, à fixer l'endroit où Morgana s'était postée. Désemparé, le seigneur s'assit sur son trône et sombra dans de profondes méditations.

"En... en enfer ?...
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:00

--Les_chevaliers_d_Aix a écrit:
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C'est un voile de ténèbres qui annonça son couvert à la vie de Gallois quand celle-ci lui fut ôtée. Un froid intense l'envahit rapidement, dans l'incompréhension la plus totale. Pouvait-on imaginer que le chevalier ressente alors le contact métalique qui pénétrait sa chair, faisant fuir toute once de vie dans son corps ? Nulle douleur dans la mort, juste l'éternité sombre et constante.

Michel et Tell regardèrent leur ami au sol. Aucune suprise ne se dessina sur leurs visages quand à nouveau le gant tomba sur le sol face à leur suzerain. Celui-ci n'affirmait rien, ne montrait rien. Deux de ses chevaliers venaient de périr pour lui. Et toujours aucune parole. En bon guerrier, Marc Antoine aurait dû finalement relevé le défis mais il ne bougea. L'instant sembla durer éternellement.

Tell commença à s'avancer quand Michel le rattrapa pour le devancer et saisir le gant à sa place. L'incompréhension du plus jeune des chevaliers se marqua face au sourire déploré de Michel. L'homme avait plus d'expérience que le jeune Tell. A la vue du combat qui venait de se dérouler, il était persuadé que le petit n'aurait aucune chance malgré son don pour les combats rapides. Tell n'avait pas l'endurance nécessaire à la force de leur adversaire.

Michel le téméraire comme il aimait à se faire appeler, avait vaincu des centaines de brigands, parfois dans des situations plutôt cocaces. Mais cette fois, il se sentait véritablement mal parti. Un main sur l'épaule du jeune chevalier pour le rassurer, il tenta de cacher son appréhension.
Cette fois, le cavalier noir sortit de la lice en premier, laissant une marre de sang, un corps sans vie, des gens désemparés. Gallois avait une femme et deux enfants, contrairement à Guillaume, l'éternel célibataire.

Sa femme arriva à la fin du combat. Elle avait fait garder ses enfants pour qu'ils n'assistent pas au combat. Grand bien lui avait pris. Ces enfants étaient devenus orphelins en quelques minutes. Perdue, larmoyante, implorant le Trés-Haut de le faire revenir, il fallut l'arracher du corps de son époux pour l'emmener hors de la lice.

Les gradins s'étaient vidés, à part de quelques curieux morbides qui voulaient voir le corps sans vie du chevalier, terrassé pour l'ombre noir. Voilà comment on commençait à nommer cet inconnu, l'ombre noir. Ironiquement, Michel se dressa devant quelques jeunes qui trainaient par là, en train de marmoner au sujet du puissant cavalier et leur rétorqua.

- Et moi, appelez moi l'Ange Téméraire !

Et il laissa là les gosses perplexes alors qu'il riait à gorge déployée. Il fallait bien se donner la force d'y croire et à cet instant là, plus que jamais, il avait besoin d'un soutien sans faille. Tell l'accompagna ce soir là dans la salle d'armes où ils s'entraineraient le plus tard possible.

- As tu remarqué que Gallois l'a blessé et qu'il n'a pas bougé ?

Tell avait parfaitement observé le combat. Très observateur, le jeune homme apprenait beaucoup des techniques de combat des autres en les voyant à l'oeuvre.

- Oui j'ai vu. Sans doute l'épée n'a-t-elle transpercé que son armure matelassée. Il y avait du sang sur celle de Gallois.

Les deux hommes échangeaient des coups d'épées de plus en plus violents. Tell tentait de reproduire ce qu'il avait pu remarquer chez le cavalier noir afin de mieux préparer son ami.

- Attention ! J'ai failli te trancher le bras là !

- Oui Tell. Je suis fatigué. Il faut que je me repose. Nous continuerons demain matin. Allons dormir.

- Oui Michel, va dormir. Je vais ranger la salle. Bonne nuit.

Les deux hommes se saluèrent d'un échange de poignée de main sur l'avant-bras. Le sourire forcé de Michel faisait froid dans le dos de Tell qui se sentait totalement démuni devant cette situation. Il regrettait d'avoir failli et hésité de ramasser le gant. Sa peur avait été plus forte et à raison. Demain serait un jour glorieux ou des plus noirs.

Midi, jour du grand silence.

Michel traversa la plaine de la lice d'un pas lent mais déterminé. Il avait passé la matinée à revoir encore et encore la technique de combat du cavalier noir. Il se sentait prêt à encaisser, contrer et attaquer de la meilleure tactique qu'il connaissait. Tell était à nouveau l'arbitre, et après lui, le dernier chevalier d'Aix. Quel affreux destin pour une gloire déchue n'ayant pas eu le temps d'être consommée.

Les gradins étaient à moitié vide. Certains pourtant persistaient à venir par curiosité. Les autres devaient prier pour le salut des chevaliers et de leur suzerain. Dans tous les cas, le silence était à nouveau là. Michel ne s'en contenta pas. Le téméraire voulait du soutien, voulait entendre les gens vouloir sa victoire. Avant d'enfiler son heaume d'argent, il s'adressa à la foule.

- Pour la victoire du Seigneur d'Aix-les-Bains ! Pour la paix, pour la justice et pour l'honneur ! Michel le Téméraire vaincra !

Les gens applaudirent et crièrent quelques encouragement au chevalier qui en fut satisfait avant de se mettre en position en attendant l'ordre donné par l'arbitre.
Telle s'avança à hauteur des deux hommes. Les traces de sang étaient encore visible sur le sol. Sur le coup, il fut hésitant. Il aurait voulu dire à Michel de partir, qu'il prendrait sa place, qu'il n'avait pas à faire ça mais quel serait son déshonneur d'agir ainsi, pour lui mais surtout pour son frère d'arme. C'est alors qu'il prononça les mots tant craints.

- A la vie, à la mort ! Commencez !

Le jeune chevalier rejoignit les rangs des observateurs alors que le combat venait de démarrer. Rapidement, Michel se lança à l'attaque de l'ombre noir, pourfendant l'air de son épée à deux mains. Il l'avait choisie pour sa puissance et son tranchant inégalé. S'il touchait le cavalier, celui-ci serait affaibli considérablement par le choc.

Une frappe et puis une autre, les coups se suivaient mais aucun n'arrivait à son but. Le chevalier semblait avoir le dessus, faisant même reculer son adversaire à plusieurs reprises mais son épée trouvait toujours une parade du côté de l'ennemi.
Cherchant la moindre faille, celui-ci ne semblait en avoir aucune. L'arme plus lourde qu'une épée classique commençait à fatiguer Michel dont les coups perdaient en précision.

Il avait tablé sur une épée de force, oubliant que sur la durée, le maintient d'une telle arme demandait une énergie considérable. A la première faiblesse, l'ombre noir se mit à frapper. S'étant contenté de contrecarrer les attaques du chevalier, il avait dû s'attendre à ce que celui-ci s'épuise. A moins qu'il ne chercha autre chose, comme un chat qui joue avec une souris, sorte de sadisme engrangé par un jeu d'un autre ordre. Michel se sentait alors comme une marrionnette qui ne maitrisait plus rien.

Chaque coup donné par l'ombre noire contre son épée devenait plus puissant, le faisant reculer, lentement, jusqu'à finalement atteindre les abords de la lice. Les cris des personnes se trouvant au premier rang l'avertirent qu'ils se trouvaient fort près du suzerain. Voulant toujours protégé Marc Antoine, Michel tenta de repousser son opposant, en vain. Il bascula par dessus la rembarde, suivit de son aggresseur.

La tête de Michel heurta le bord du trône de bois du seigneur d'Aix-les-bains. A la merci du cavalier, celui-ci enfonça lentement son épée dans la cuisse du chevalier, le faisant hurler de douleur. La voix de Tell se fit entendre entre les cris et les pleurs.

- Arrêtez !

Un cri en vain car dans un combat de chevalier, seule la mort apporte délivrance à l'un des deux combattants. Le cavalier noir se tenait à quelques centimètres de Marc Antoine. Il transperça ensuite l'épaule du chevalier toujours à sa merci mais conscient, lui arrachant à nouveau un cri effroyable d'une douleur insoutenable.
Le chevalier perdu se tourna, implorant, vers son suzerain, tendant une main pleine de désespoir, balbutiant quelques mots au milieu du flot de sang qui envahissait sa bouche.

- S...Seigneur ... Par... Pardonnez ... moi ...

Et il ferma les yeux, se laissant partir à tout jamais. Tell eut du mal à prononcer le verdict et c'est d'une voix faible et apeurée qu'il prononça à nouveau :

- Vainqueur ... : le ... cavalier noir ... [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:01

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Guillaume avait trépassé, Gallois avait été transpercé. Rien ne l'étonnait vraiment et pourtant, l'inquiétude grandissait en son sein. Les fous n'avaient que ce qu'ils méritaient. Pour ne pas l'avoir prise au sérieux, ils avaient reçu une punition exemplaire : la mort. Mais la mort n'arrangeait pas ses affaires. Le cavalier noir était toujours en vie. Voulait il donc décimer toute la famille di Leostilla ? Pourquoi n'avait il donc pas commencé par sa chère mère ? Après tout, elle était tout autant di Leostilla que Marc Antoine !

La jeune fille passait son temps à réfléchir, enfermée auprès des vieux livres de famille. Elle avait supprimé l'idée de partir en balade à cheval et se contenta de fouiner dans les ouvrages familiaux afin de chercher toute trace de ce cavalier noir mais rien. Elle ne trouva aucun indice, à part le blason de la famille de Marc Antoine : l'aigle royal. Tout cela commençait à la tourmenter. Elle avait bien tenté d'aller voir son cousin pour lui en parler mais la garde lui avait annoncé qu'il tentait de dormir. Elle n'avait pas insisté.

A l'issue du combat contre Gallois, elle avait surpris sa conversation avec Morgana. Sa cousine excentrique aurait voulu qu'il se mette en danger. S'il y avait bien un membre fou dans cette famille, c'était bien Morgana et ses démonstrations exagérées. Fiorella ne l'aimait pas spécialement. Trop extravagante, trop aguicheuse. Quand celle-ci s'en alla, menaçant Marc Antoine de l'enfer, Fiorella la regarda partir sans se montrer. Les portes s'étaient refermées sur son cousin, abasourdi par l'attitude de sa cousine. Morgana aurait elle souhaité la mort du suzerain d'Aix-les-bains ? Il allait falloir se méfier d'elle.

La domesticité pleurait la perte des chevaliers. Les questions fusaient sur le combat contre Michel. Les doutes étaient de mise sur les résultats du prochain combat. Fiorella, elle, ne s'en inquiétait pas plus que cela et passa une nuit parfaitement sereine et régénératrice.

Le lendemain à la lice :

Le combat se déroulait devant ses yeux. Les chevaliers étaient nerveux et la population plus réservée. Le cavalier noir ne semblait jamais changer. Toujours la même tenue poussièreuse, toujours la même arme, le même bouclier, le même heaume et la même aura qui émanait de lui. Elle le percevait de plus en plus. Il était malsain.

Michel semblait avoir l'avantage en début de combat. Il menait la danse à sa manière et même si les estocs portées ne touchaient pas, son adversaire semblait à sa merci. Une bien piètre illusion donnée par un expert au combat. C'est sans surprise que l'ombre noir reprit le dessus pour conduire son homme au pied d'un Marc Antoine terrorisé.

Fiorella n'hésita pas un instant. Alors impassible jusque là, elle se leva précipitamment et descendit les marches de l'estrade où elle se retrouva. Elle arriva près de son cousin, déterminée plus que jamais. D'un geste, elle signerait sa destinée. La mort ou la vie, peu lui importait tant que c'était avec lui. Si elle devait vivre, il serait sauf. Si elle devait mourir, il la rejoindrait certainement bientôt. Ôtant son gant, elle le lança à la face du cavalier noir.

Je vous provoque, cavalier noir, demain et ici même, lorsque le soleil aura atteint son apogée.

Michel avait à peine expiré à leurs pieds. Elle n'avait pas voulu laisser à cet être impure le droit de provoquer encore un duel de plus. La peur de voir son cousin ramasser ce gant l'avait poussée à agir. Fiorella évita tout regard de son cousin, quittant les lieux dès que son opposant accepta. Il lui fallait du calme et de la concentration, indispensable à ce qu'elle soit prête pour le combat le lendemain.
Les regards surpris ne la gênèrent pas. Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait, seuls les autres en doutaient. [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:01

Vikentios a écrit:
[rp]
Nouvelle journée, nouveau combat. Antoine ne cacha pas son énervement. La mort de ses chevaliers commençaient à l'irriter. Surtout avec la conversation qu'il avait eue avec Morgana la veille. Une fois installé sur son trône, il la regarda. Ses yeux cruels, son teint pâle et sa divine présence à ses côtés marquait l'unité de la famille. L'unité était néanmoins atteinte, mais pas pour le peuple, qui se réjouissait de les voir, le di Leostilla, tous ensemble. Sa cousine n'eut pas un regard pour lui. S'enfonçant un peu plus dans son siège, Vincent se demanda où s'était placé Fiorella. Elle n'aimait pas tous ces combats. Peut-être était-elle là, peut-être pas. C'était bien mieux pour elle d'être absente.

Le duel débuta. Toujours la même scène. Toutefois Messire Michel semblait mener la danse. Armée d'une épée lourde, il asséna plusieurs violents coups à son adversaire qui recula devant ses assauts. Vincent eut une lueur d'espoir. Peut-être que Michel allait l'emporter ? Il devait maintenir la cadence ! Ne pas faiblir ! Mais aucun homme n'est parfait, ni surpuissant. Le chevalier faillit, à l'avantage du cavalier. Michel vint se cogner contre la barricade protégeant le premier rang des gradins, avant de passer par-dessus celle-ci et de se retrouver allongé devant Marc Antoine. L'ennemi ne tarda pas à l'imiter. Le di Leostilla ne devait pas montrer sa peur. Aussi, ne se leva-t-il pas de son siège. Il resta assis, contemplant la puissance du cavalier noir, qui tua lentement Messire Michel, de plusieurs lames plongées dans ses chairs. Décontenancé, Antoine écouta les gémissements de son vassal sans broncher. Son regard se posa finalement sur l'agonisant, et celui-ci expira alors. Celui qui avait tué les trois chevaliers, se tenait devant Vincent, qui pouvait entendre son souffle rauque et inhumain. Le Grec ferma les yeux quand l'autre commença à défaire son gantelet. Mais avant qu'il n'ait pu le jeter, un second gant attérit devant lui et une voix féminine héla la lice. C'était Fiorella qui jouait l'intrépide et la protectrice. Le cavalier noir répondit aussitôt :

"Qu'il en soit ainsi.

Déjà les murmures s'élevaient des tribunes. Les deux futurs combattants quittèrent l'arène. Antoine n'en croyait pas ses yeux. Il scrutait le gantelet par terre, impuissant. Morgana se tourna enfin vers son cousin :

"Il faut désormais qu'une femme défende vos intérêts ?
- Pas un mot de plus !


Et sur cette menace, Antoine quitta les gradins. Le bouche-à-oreille allait fonctionner. Le peuple serait présent en masse demain. Mais il n'y aurait aucun combat. Il était hors de questions que Fiorella dispute un duel, elle qui ne savait même pas se battre ! A l'intérieur du château, Vincent la retrouva en salle du conseil. Il s'avança, son index pointé vers elle, en signe de mécontentement.

"Comment as-tu pu être aussi stupide ? Je vais annuler ce duel, même si je dois bafouer le Code ! C'est différent pour toi... Tu es la maîtresse d'Aix-les-Bains, je t'interdis de combattre, tu cours à ta mort !

Il fit les cent pas autour de la grande table, maugréant, soupirant, regardant sa maudite cousine. Il ne pourrait pas l'empêcher... il le savait...[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:02

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Un gant de moins à sa tenue. Cela ne faisait pas très élégant. Elle ôta l'autre aussi rapidement, le rangeant dans une sacoche. Rien à voir avec les gantelets des chevaliers ou des hommes. Le sien était finement ouvragé, travaillé par un des meilleurs tailleurs de Rome. Un cadeau de son père quand il était encore en vie. Elle les portait souvent. Ce sacrifice, elle le consentait pour que ce déchainement de meurtres se termine.

Elle avait traversé la cour du château avec une rapidité déconcertante. Son esprit était envahi de plan en tout genre et surtout de nombreux conseils qu'on lui avait donné étant plus petite. Sans attendre qu'un domestique ouvre les portes du hall d'entrée, elle les poussa avec force et marcha toujours vers la salle du conseil. Elle savait qu'il allait arriver. Et Fiorella l'attendrait ici, dans ces lieux qui lui appartenaient, où il passait si souvent son temps.

Elle fixait le portrait de Tibérias sur le mur quand il arriva. Elle ne se tourna pas vraiment vers lui. A peine son visage, un regard en coin pour le voir pointer son doigt et pester à tout va de son inconscience. Elle se mit à sourire. Un sourire ironique et malicieux. Il avait peur. Elle non. Elle le laissa se calmer sans répondre, se contentant de fixer son illustre parent figer dans la peinture qui l'assombrissait trop. Il aurait dû ressplendire.

Quand le silence eut envahi la salle, Fiorella prit doucement la parole, sereine et apaisante. Elle avait peut-être la maitrise de ses émotions mais à cet instant, elle ne forçait rien. Elle se sentait bien. L'italienne se retrouva face à son cousin qu'elle observa d'un regard étincellant.

- De quoi as-tu le plus peur Vincent ? De ce que pensera le peuple ou de perdre la vie ?

Elle fit le tour de la table ronde et s'approcha à pas lents de l'homme qu'elle voulait protéger. Elle n'avait aucune certitude sur ce qu'il adviendrait demain. Demain, si elle trouvait la mort, Fiorella rejoindrait ses ancêtres sans aucun regret. Tout ce qu'elle avait toujours accompli, c'était pour eux et à cet instant, pour lui. Elle souriait encore.

- Fais moi confiance, tout se passera bien.

Elle lui caressa la joue et prit place sur ses genoux. A l'abri des regards, dans leur intimité profonde, tout ce qu'elle souhaitait était de lui plaire encore. [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:02

--Geoffrey_d_Amodon a écrit:
[rp]
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Geoffrey d'Amodon n'avait rien manqué de ces trois derniers jours. La mort de trois chevaliers d'Aix-les-Bains demandaient forcément l'avis d'un archiviste. C'est avec émotion et tristesse que le vieil homme écrivit les noms de Messires Guillaume, Gallois et Michel, dans les registres mortuaires. Atablé à son bureau, dans la bibliothèque du château, Geoffrey réfléchissait. Il devait aborder Antoine, mais comment ? Son esprit était fermé à toute discussion sur l'irréel. Pourtant c'était bien de magie qu'il fallait débattre. Comment le lui dire ? Le vieillard avait toujours été de très bons conseils, peut-être cela suffirait-il ? Il devait tenter le tout pour le tout, s'il ne le faisait pas, tous les di Leostilla mourraient par sa faute.

Il devait être minuit quand Geoffrey se décida à trouver Antoine. Il marcha dans les couloirs sombres et peu éclairés du château. La nuit, la bâtisse prenait des airs de hantise. Le maître des lieux avait d'ailleurs ordonné la mise à mort de tout individu étranger au château, sans sommation. C'est pourquoi Geoffrey se baladait avec un chandelier, pour que les gardes voient bien son visage et le laissent tranquille. C'est qu'il était connu par tous, le bibliothécaire. Et gare à ceux qui le touchaient ! Il représentait la puissance et la longévité des Leostilla. Personne ne pouvait s'en prendre à lui, sous peine de châtiment immédiat et terrible ! Mais là, devant les portes du Conseil, gardées par sept soldats, Geoffrey redoutait ce qu'il allait dire. Il devait faire attention et jouer dans la délicatesse. Un mot mal placé aurait des conséquences terribles. Il souffla, et ordonna qu'on lui ouvre. Les portes coulissèrent dans un affreux vacarme. Le seigneur était là, dans son siège, toujours en alerte.

"Bonsoir, mon seigneur.

Geoffrey le scruta et dans ses yeux se lisait l'appréhension de parler. Il poursuivit néanmoins.

"Je dois vous parler d'une chose très importante.

Un simple signe. Antoine lui permit de continuer son monologue d'un simple signe terrible de la main. Curieusement, il ne regardat pas Geoffrey, sans doute perdu dans des réflexions.

"Les derniers évènements montrent sans l'ombre d'un doute que le chevalier noir est votre père. Je crois qu'il a été tiré du monde des morts, c'est un fantôme, ce qui explique qu'il ne subisse aucun dommage corporel...

Déjà les yeux d'Antoine semblèrent inquiets et perturbés.

"Une seule personne peut nous infliger une telle magie punitive. La sorcière Nimuë. Elle veut se venger de votre famille, mon seigneur. Cette vengeance est incarnée par le chevalier noir qui n'aura de cesse de tuer tous les Leostilla. Il ne peut être vaincu tant qu'il n'a pas achevé sa triste besogne. Ne laissez pas Fiorella combattre, ou elle périra. Ne pensez-vous pas qu'il faille aujourd'hui révéler à votre cousine tous les secrets qui l'entourent ? Je...

Mais il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Antoine s'était levé et l'avait empoigné par le col de sa toge. Il le plaqua contre un mur, ses yeux exhorbités, ses dents dévoilées par sa grimace hargneuse et son poing plus serré que jamais. Geoffrey n'avait pas été suffisament convaincant, il allait devoir en subir les conséquences. Peut-être avait-il été trop vite dans ses explications, peut-être s'était-il emporté ? Qu'importe, au moins, il avait tout dit. Le regard de Vincent, quand Geoffrey évoqua la sorcière, fut envahi par l'épouvante. Il avait peur, il craignait ce qu'il devait arriver.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:03

Vikentios a écrit:
[rp]
Resté à se morfondre toute la journée dans la salle du conseil, Antoine réfléchissait. Fiorella lui avait assuré que tout irait bien. Il ne le croyait pas. Elle allait périr, comme les trois autres avant elle. Un Leostilla de moins, cela calmerait-il le chevalier noir ? Il l'espérait bien qu'il en doutât sérieusement. Puis sur ses conseils, elle était partie s'entraîner. Vincent n'avait aucun pouvoir. Le Code serait respecté. L'un d'eux devrait mourir, telle était la loi de la Chevalerie. Antoina avait passé toute l'après-midi à scruter à la fenêtre la silhouette terrible du cavalier. Le poing au menton, les yeux dans le vague et fatigués, et appuyé contre le mur, il le regardait, impuissant. Qu'est-ce qui lui coûtait de le faire transpercer de toutes parts par les flèches de ses archers ? Sans doute sa résistance exceptionnelle aux armes. Quelqu'un devait le tuer, c'était là tout.

La nuit venue, il était resté là, demandant simplement à la garde postée devant la salle de se munir de soldats en plus. Ils étaient à présent sept à veiller sur leur maître, sans le déranger pour autant. Ils ne pouvaient laisser entrer que les membres de famille et Geoffrey d'Amodon, le généalogiste. Antoine repensait à Morgana. Quelle guêpe l'avait piquée ? Elle, d'ordinaire si docile, calme et sereine, avait subitement changé de masque. Il avait trouvé une ennemie là où il ne s'y attendait pas. Pourquoi ? Pourquoi être contre lui alors qu'il ne désirait que son bien ? Vincent en était assez perturbé. Les seuls amis sur qui il pouvait compter étaient les membres de sa famille. Que se passerait-il s'il était un jour trahi par eux ? Il en frissonait, apeuré. C'était impossible, jamais ses cousines ne s'en prendraient à lui.

Installé dans son trône, sis autour de la table du conseil, Antoine se morfondait quand tout à coup, les portes s'ouvrirent. Il sursauta et aperçut Geoffrey. Il voulut le maudire, lui jeter toutes les malsainités qu'il connaissait, mais il se retint, ayant un respect important pour le vieil homme. Celui-ci entra, le salua, mais Vincent ne le regarda pas.

"Vous voulez parler d'une sorte d'esprit ?

Les explications de Geoffrey l'inquiétèrent. Il avait sûrement raison mais Antoine ne voulait pas l'entendre. Puis l'archiviste bascula dans l'horreur. Il prononça le nom de Nimuë, une sorcière des temps jadis qui avait servi sous le joug des di Leostilla avant qu'ils ne la bannissent. Il annonça que rien ne pouvait l'arrêter sauf sa vengeance exécutée. Geoffrey conseilla de ne pas laisser Fiorella combattre et qu'il était temps de tout lui révéler. Ce furent les paroles qui sortirent Antoine de ses gongs. Il se leva, empoigna le vieillard et le plaqua contre le mur voisin.

"Jamais ! Vous avez fait un serment qui vous tient au secret, tout comme moi ! Je vous interdis de le violer où ce sera la dernière chose que vous ferez sur cette terre, bibliothécaire.

Il le relâcha et soupira.

"Fiorella ne m'écoute pas ; elle veut combattre. Si ce que vous dites est vrai, je serai sans doute le prochain à mourir... Au lieu de rester là à me regarder, retournez à vos livres et tâchez de trouver un moyen de vaincre cette magie ! Laissez-moi...

Geoffrey s'inclina et se retira, laissant Antoine plus affaibli que jamais. Quand les portes se fermèrent, un son attira l'attention du seigneur. Il se retourna et discerna une femme derrière un pilier qui s'avança vers lui, d'un pas long et séduisant. C'était la sorcière Nimuë. Depuis l'enfance d'Antoine, elle n'avait pas changé. Terrorisé, Vincent resta figé sur place, renonçant à appeler à l'aide. Que lui voulait-elle ? Il la fixa longuement, comme sortie d'un rêve, avant qu'elle n'ouvre finalement les lèvres.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:03

--Nimue a écrit:
[rp]
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Nimuë était une femme intemporelle. Eternellement jeune par quelques enchantements simplets que tout magicien digne de ce nom se doit de maîtriser. Elle était originaire des pays bretons où elle avait été chassé voilà fort longtemps. Elle trouva alors refuge à Rome, où la famille di Leostilla l'avait embauché comme enchanteresse de la famille. C'était un usage que d'avoir sa sorcière, disait-on. Chaque Maison en avait officieusement une à qui les membres pouvaient s'adresser quand ils avaient quelques ennuis. Nimuë avait trouvé la sécurité qu'elle recherchait. Les années s'écoulèrent et les demandes loufoques des Leostilla arrivèrent, succédant aux simples commandes de potions pour s'embellir ou bien dormir. Elle accomplit chacun de leur souhait, sans sourciller, mais l'un d'eux ne la paya pas. Nimuë fut alors chassée de la famille à cause de ses menaces devenues répétitives. Mais avant qu'elle ne s'enfuie, elle put tout avouer à Geoffrey d'Amodon, en qui elle avait confiance pour de... bonnes raisons magiques. Elle l'avait averti qu'un jour, il faudrait payer le prix oublié et rétablir l'équilibre ébranlé. Puis après les avoir tous maudits, elle disparut, et jamais plus on ne la revit.

Nimuë n'avait oublié aucun membre de cette famille pourrie jusqu'à l'os. Et devant elle s'affichait aujourd'hui le jeune Vikentios, qui avait à peine quatre ou cinq ans quand elle le vit pour la dernière fois. Dans cette salle du conseil, elle le regardait. Elle était aussi craintive que lui. Elle voulait se faire pardonner, elle voulait que tout soit annulé, mais il n'en était rien. Il n'en serait jamais rien.

"Vikentios, comme il est étrange qu'un homme puisse tant changer en vingt ans sans pour autant s'améliorer. Déjà enfant, je vous sentais l'âme mauvaise.

Elle s'approcha de lui, gagnant en confiance devant le silence de celui qu'elle visitait.

"J'étais votre amie, Vikentios. Mais il a fallu d'une âme pour que tout s'écroule. Car oui ! Toutes ces perturbations sont dûes à une seule personne ! Votre tante, Atia ! Dois-je vous rappeler l'histoire entière ?

Elle sourit devant la mine apeurée du souverain.

"Vous rappelez-vous de Bathilda ? Stérile et désireuse d'avoir un enfant, elle est venue me voir pour que je lui accorde sa chance. Je le lui ai permis mais le payement était de mise : si je crée une vie, je dois en prendre une. A la naissance de Fiorella, j'aurais dû récupérer l'âme de Bathilda, sa mère !

Sa voix s'élançait dans des trémolos terrifiants.

"Mais hélas, pendant ce temps, l'avidité et la cupidité d'Atia l'ont conduite à consulter une autre sorcière qui lui a donné l'apparence de Bathilda pour duper Alessandro di Leostilla et s'approprier ses richesses ! Après la naissance de Fiorella, Atia a tué Bathilda pour qu'elle ne la gêne pas dans ses plans. Ce jour-là, elle m'a volé mon âme ! Elle a mis en péril l'équilibre du monde ! Puis elle a pris sa place au sein de sa nouvelle famille, élevant Fiorella comme si c'était sa fille, devant les yeux voilés et impuissants de son faux mari que la magie s'était appropriée.

Elle voyait qu'Antoine en avait assez. Mais elle voulait terminer, expliquer son but.

"Et enfin, les tensions avec l'Eglise et les folies de vos oncles m'ont chassé. Seul Geoffrey savait la vérité qu'il devait donner à chaque nouveau chef de la famille. Pendant ces vingt dernières années, vos oncles ont pourchassé et exterminé les miens, craignant pour la vengeance que j'avais lancée avant de partir ! Mais ils ne m'ont jamais retrouvé. J'ai patiemment attendu qu'ils meurent, tous deux pour mieux appliquer mes sorts sur leurs héritiers ! Vikentios, vous avez l'âme aussi mauvaise que vos ancêtres. J'ai regardé mes amis mourir sur tant de bûchers, que je me réjouis de voir mon fantôme tous vous anéantir !

Elle le regarda. Peut-être parviendrait-il à glisser un mot, voire deux. Les hommes étaient tellement peureux devant plus fort qu'eux.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:04

Vikentios a écrit:
[rp]
Non c'était impossible. Elle ne pouvait être cette enchanteresse du passé. Cette voix était pourtant bien la même, cette présence malsaine tout autant. Son introduction était forte. Nimuë disait que l'âme d'Antoine était mauvaise. Mais c'était faux ! Pourquoi pensaient-ils tous cela ? Ces paroles avaient tendance à l'affaiblir, aussi ne dit-il rien et laissa-t-il la sorcière poursuivre ses dires. Et pourquoi ne rêverait-il pas ? Ce ne pouvait être qu'un cauchemar. Il allait se réveiller. Mais elle voulut lui rappeler les Tristes Histoires. Vincent savait qu'elle allait lui reprocher les temps des Grandes Purges. Mais elles avaient été entreprises par Tibérias ! Il n'en était pas responsable ! La voix de Nimuë s'élançait dangereusement dans la colère et la haine. Antoine détourna les yeux d'elle et les ferma. Quand elle fit immerger les vieux souvenirs que Geoffrey lui avait raconté, le seigneur hocha négativement la tête.

"Cessez...

Mais rien n'arrêtait les flots de paroles que déversait la sorcière. Antoine voulait oublier, mais Nimuë était remplie de haine et de vengeance. Comment lutter contre de tels sentiments. Ainsi donc, voulait-elle attendre la mort des responsables pour punir les générations futures. Le Leostilla trouvait cette méthode d'une cruauté peu commune. La folie de la magie l'avait totalement englobé. Antoine se calma et regarda Nimuë.

"Vous avez trahi cette amitié, sorcière. Bathilda a été tuée par Atia ! Sa mort a été respectée, pourquoi voulez-vous plus ?! Vous êtes la preuve vivante que la magie en veut toujours plus ! Vous êtes malfaisante et jamais plus ne serez la bienvenue ici !

Antoine serra les dents et fixa Nimuë plus intensément en avançant vers elle.

"Vous avez commencé cette guerre en maudissant ma famille ! Et je vous promets que je pourchasserai et exécuterai tous vos frères et soeurs magiciens ! Retournez dans les enfers dans lesquels vous êtes tous nés ! Je ne vous laisserai pas prendre ma famille...

Il tira son épée et la leva haut dans les airs pour pourfendre Nimuë, mais il fut aussitôt projeter en arrière. Antoine se cogna durement contre un pilier et tomba au sol. Il jeta un regard terrible à la sorcière dont le visage semblait triste et mécontent.

"Sorcellerie ! A moi, la garde ![/rp]

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Les morts ne reviennent pas !   Mar 1 Nov - 23:06

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Devant la froideur de son cousin, la jeune femme l'avait planté seul dans la salle du conseil. S'il voulait bouder, qu'il boude ! Elle avait un combat à préparer et son entrainement régulier devait s'intensifier pour ces dernières heures. Sans aucun regard sur celui qu'elle allait défendre, les lourdes portes du conseil se refermèrent sur elle. Dans le hall, elle vit le chevalier Tell tourner en rond et en travers.

- Que vous arrive-t-il Chevalier ?

L'homme entendit la voix crémeuse de sa jeune suzeraine. Tell était le seul à réellement l'avoir reconnue à l'égal de Marc Antoine. Malgré sa jeunesse, il faisait preuve d'une grande sagesse. Aujourd'hui, il était le dernier des chevaliers fraichement nommé par son cousin. Il en devenait naturellement le dirigeant. Il avait du mal à croiser le regard intense de la belle italienne. A chaque fois qu'il la voyait, il perdait contenance et se retrouvait à bafouer.

- Dam... Damoiselle Fiori ... Fiona ... Fiorella, vous ... vous allez vraiment le combattre ?

La gravité de l'évènement calma les émotions du chevalier qui s'avança vers elle, inquiet.

- N'ai je pas provoqué le duel, messire Tell ? Oui, je vais le combattre. Je suis navrée pour vos compagnons. Je les avais prévenu ...

Etait-elle vraiment navrée pour eux ? Non, pas du tout. Ce qui la navrait était la tristesse qui envahissait le coeur du chevalier, le seul qu'elle estimait, le seul qu'elle n'avait pas eu envie de voir mourir. Elle continua son chemin en montant les escaliers vers l'étage, lentement. L'homme s'arrêta en bas de ceux-ci tout en la regardant évoluer. Dans son regard, elle pouvait lire librement. Un fin sourire se dessina sur son visage. Elle savait qu'elle n'obtiendrait aucun réconfort de son cousin et si demain, la vie la quittait, elle ne désirait pas perdre son temps.

- J'ai besoin de vous en salle d'armes dans une heure. Viendrez-vous ?

L'homme hocha la tête afin de confirmer sa présence. Il ne disait plus rien. Sa main était posée sur la rembarde. Elle s'éloignait et son coeur battait plus fort. Dans une heure, il pourrait la revoir. Il fallait qu'elle se préparer à cette terrible journée du lendemain.

Quittant du regard le chevalier, Fiorella disparut dans le couloir. Son air détaché laissa la place à un sourire amusé. Elle se dépêcha de rejoindre sa chambre, ordonna qu'on lui coule un bain chaud. L'heure s'écoula tellement rapidement. Elle s'était prélassée, apprêtée d'une tenue de cuir souple prolongeant son corps fin et agile. Elle prit l'épée offerte par son père et se dépêcha de rejoindre la salle d'armes.

A l'intérieur, elle retrouva le chevalier terminant une escarmouche sur un mannequin de paille. Quand il la vit, il abandonna son attaque et salua la nouvelle arrivante. Un salut chevaleresque, suivit d'un baise-main courtois. Il avait tout appris, le jeune Tell. Elle se retrouva à sa hauteur, un heaume sous le bras. Ils étaient seuls. La porte s'était refermée sur elle et personne d'autre ne viendrait les déranger.

Etait-ce la fureur du moment qui la poussait à une telle folie ? Elle jeta son heaume à terre, pris le visage de l'homme entre ses mains et l'embrassa avec fougue. Tell lâcha son épée pour poser ses mains sur les hanches de la jeune femme. Elle aurait ce qu'elle désirait ce soir. Le chevalier n'hésita pas une seconde, parcourant les courbes de la donzelle de ses mains puissantes. Leur danse furibonde les mena dans un coin de la salle alors que se répandait sur le sol les pièces d'armures, les lambeaux de tissus à l'usage de leur vêtement.

La fièvre les avait envahi, au milieu des regards de bois de mannequins pervers. La nuit envahissait la pièce qui s'assombrissait de plus en plus. Se faisaient entendre des murmures voilés, des souffles endiablés, des petits cris cassés par des acharnements délicieux. Après de longs râles, seul le crépitement du feu, qui illuminait de ses flammes chatoyantes les murs de la pièce, rompait un silence mortel.

Finalement, le chevalier brisa l'apaisement.

- Vous ... deviez vous entrainer, damoiselle ...

- C'est ce que j'ai fait, Tell ...

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Nue, la donzelle se leva, ramassa ses effets éparpillés sur le sol. Elle ressemblait à une nymphe sortie des eaux impossibles de l'outre monde. Ses cheveux devenus sauvage autour de son visage lui donnait un air accessible. Le chevalier se mit à rêver d'une idylle. Mais celui-ci n'était pour elle qu'un jouet d'une nuit désemparée. Un nuit où son seul aimé l'abandonnait à son sort.

Elle revêtit une simple chemise et quitta la salle sans un mot au chevalier qui resta là, pantois. Elle traversa les couloirs sans aucune bougie. Elle abandonna sa tenue dans un placard et sur la pointe de ses pieds nus, elle voulut rejoindre sa chambre. Mais de la lumière apparaissait près de la salle du conseil. Empruntant le passage secret habituel, elle alla observer son cousin qui devait se morfondre encore.

"Jamais ! Vous avez fait un serment qui vous tient au secret, tout comme moi ! Je vous interdis de le violer où ce sera la dernière chose que vous ferez sur cette terre, bibliothécaire. "

[...]

"Fiorella ne m'écoute pas ; elle veut combattre. Si ce que vous dites est vrai, je serai sans doute le prochain à mourir... Au lieu de rester là à me regarder, retournez à vos livres et tâchez de trouver un moyen de vaincre cette magie ! Laissez-moi... "

La jeune tenta de voir ce qu'il se passait réellement, mais à part du bruit, l'angle ne lui permit pas de percevoir l'ennervement de son cousin à part par sa voix. D'autres bruits suivirent, se rapprochant dangereusement de l'endroit où elle se trouvait. Elle recula et fuit rapidement. Si jamais Vincent avait découvert ce passage secret, elle ne pourrait plus jamais venir l'observer en douce. La jeune femme rejoignit rapidement ses appartements en évitant de croiser un garde. Sa tenue était plutôt équivoque et, même si elle avait apprécié la provocation avec le chevalier, elle préférait n'offrir ce spectacle qu'à ceux qu'elles choisiraient, si bien entendu, elle avait encore l'occasion ...

Les penchants d'Atia commençaient-ils à déteindre sur elle ? [/rp]

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