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 [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Sam 1 Oct - 15:39

Vikentios a écrit:
[rp]
Quand Fidelis lui retira des mains l'enfant, Antoine fixa ses mains, encore tremblantes, comme elles le furent lorsqu'il posa le glaive de son père devant les yeux de ce dernier. Le pardon ? Il n'existait pas. Une prière pour l'absolution ? Il n'y pensait pas. Il scruta sa cousine qui se montra aimante envers Laurent. Une nouvelle facette d'elle se dévoilait... Une facette qui disparaîtrait bien rapidement... Tant pis...

Plusieurs jours plus tard

Il était dix heures du matin en ce début d'automne chaud et sec. Antoine avait mal dormi cette nuit. Il faut dire que la soirée n'avait pas été de tout repos. Il s'était rendu dans une petite communauté de politiciens. Il s'était bien vite rendu compte qu'ils étaient en fait tous des brigands en mal de victimes assez riches. Quand Antoine avait pénétré le bâtiment, il avait assisté à une tuerie sans nom. Du sang omniprésent, des personnes ivres, d'autres mortes... Horrifié par cette scène qui regroupait autant d'hommes que de femmes et d'enfants désespérés, le Leostilla recula doucement jusqu'à se coller contre un mur, le visage blême. Mais malheureusement il n'était pas passé inaperçu. Les brigands survivants l'avaient vu. Quand il dégainèrent leurs dagues, Marc Antoine prit ses jambes à son cou et fuya ce lieu maudit pourchassé par les hors-la-loi, ravis de détrousser le propriétaire du château ! Une course poursuite contre la mort que Vincent remporta non sans mal. Exténué, sans le souffle, il parvint dans la cour du manoir où les soldats d'Atia dissuadèrent les plus hardis d'atteindre Antoine. Il n'en avait cependant par parler ni à sa cousine ni à sa tante, trop heureux fussent-elles de voir leur parent dans cet état. Mais un garde les avertirait, c'était certain ! Il prit les passages secrets pour qu'on ne l'aperçoive pas et ordonna à son valet de lui préparer une baignoire digne de lui. Il se fit frotter et savonner mais ses yeux affichaient toujours cette hantise. A chaque mouvement trop brusque de son domestique, il était prêt à l'embrocher avec la dague qu'il tenait en main, sous l'eau. Son état de choc ne se réduisit qu'une fois que le confident lui ôta ses vêtements et l'installa dans son lit. Puis, en fidèle serviteur, il se retira. Antoine n'en demandait pas plus de ses valets.

Toujours nu dans son lit, il était emmêlé dans les draps. Des courbatures dans toutes les jambes, du mollet à la cuisse. Tant d'efforts pour lui qui ne faisait jamais rien ! C'est son valet qui vint le réveiller en tirant les rideaux de la chambre. Malgré les grognements de son maître, le jeune homme continua.

"Où suis-je ?
- Chez vous mon seigneur. Ce soir vous avez invité le professeur Sélénios à votre table. Je lui ai prévu une chambre pour cuver son vin. Je peux aussi prévoir quelques prostituées ?


Que racontait-il ? Antoine ouvrit difficilement les yeux et s'aperçut qu'il était en fin de son lit, la tête pendant dans le vide. Un torticoli atroce le saisit quand il releva le cou pour regarder son valet. Il n'avait jamais pris le temps d'observer cet être misérable et pourtant, il se convaincut rapidement qu'il avait manqué là quelque chose. Le jeune homme était d'une rare beauté où une touche de féminité était légèrement tracée dans ses traits. L'instant d'une seconde, Antoine se demanda s'il ferait un bon amant. Ses vêtements troués inspiraient la pitié, son col ouvert, d'une chemise trop grande, laissait apparaître quelques poils innocents. Il portait des braies trop petites qui s'arrêtaient aux genoux et laissaient à nus ses fines chevilles. Dire qu'il ne l'avait jamais regardé quand il l'habillait, comme il le savonnait... Etait-il trop hautain ? Trop sûr de lui ? C'étaient des gens comme lui qui étaient devenus les conjurés de Tibérias. Et son prénom ? Il ne le connaissait même pas ! Pour se rassurer, Vincent tenta une approche vers ce brun ténébreux :

"Rappelle-moi ton prénom.
- Sébastien, mon seigneur.
- Quel âge as-tu ?
- 17 ans, mon seigneur.
- Ne manques-tu de rien à mon service ?
- Mon seigneur est le meilleur des maîtres, mais aussi mon premier. Je ne puis juger.
- Et ce n'est pas ton rôle. Que souhaiterais-tu en cet instant ?
- Déguster une tarte aux poires et aux pommes de Pénélope.
- Va aux cuisines et commande cette tarte en mon nom, je te l'offre.


Le valet n'en croyait pas ses yeux. Un long silence s'installa, coupé par des coups à la porte. Entrabaillée, celle-ci s'ouvrit et laissa apparaître la cousine Fidelis. Antoine ne bougea pas et referma les yeux tandis que le domestique reprit son ménage matinal.

"Je ne suis guère vêtu, Fiorella, encore moins réveillé. Es-tu prête, ce soir, pour accueillir le professeur ? Il a connu notre oncle Tibérias, je suis certain que tu trépignes d'envie qu'il te parle de lui, non ?
[/rp]
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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Dim 30 Oct - 17:47

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]La veille au soir ...

Comme à son habitude, quand il sortait, Fiorella faisait les cent pas devant sa fenêtre. La nuit était descendue si vite et Marc Antoine n'était pas encore rentré de sa visite en extérieur. La jeune femme s'inquiétait et fulminait. Elle détestait le savoir dans un quelconque bouge à s'amuser. Son esprit l'imaginait dans les bras de belles créatures. Dans son cauchemar, ces femmes n'avaient aucun visage, juste des bras qui le touchaient, des murmures insidieux qui l'attiraient vers les bas fonds.

Elle s'était assise sur les coussins qu'elle avait disposé devant la fenêtre quand une silhouette baignée par la lune arriva au pas de course. Les grilles se refermèrent, les chiens aboyaient et des cris, des bruits de fer terminèrent l'histoire pour la nuit. Il était revenu et visiblement, il avait vécu une terrible nuit. Souriante, Fiorella se releva et s'approcha de la porte donnant sur le couloir. L'oreille posée doucement sur le bois lui permit d'entendre des bribes de la conversation.

Quand l'autre porte se ferma, la jeune fille sortit de sa chambre discrètement, se glissa le long du mur pour atteindre la porte de la chambre de son cousin et écouta. Elle y passa une partie de la nuit, jusqu'à ce qu'elle-même ne résiste plus au sommeil.

Le lendemain ...

Le soleil était déjà bien haut dans le ciel quand l'italienne sortit de sa chambre bureau. A vrai dire, elle s'était même levée aux aurores et avait été se prélasser dans un bassin des thermes. L'eau y avait été légèrement chauffée et les vapeurs s'étaient subtilement déposé sur sa peau, apaisant jusqu'à son coeur. A cette heure de la matinée, personne n'était levé à part les domestiques. Ils s'étaient habitués à ce que leur maitresse rejoigne le dôme aux premières lueurs de l'aube.

Elle restait silencieuse et rien ne venait troubler ses pensées apaisées. Elle se pensait à Rome à nouveau, auprès de son père. Son père ... leur dernier contact avait été une gifle. Un geste que Fiorella regrettait depuis. Pourtant, rare était les choses que regrettaient la jeune femme. Mais ça ... depuis sa disparition, elle ne l'avalait pas. Elle lui avait tellement voulu d'emmener Octave à sa place dans son voyage ! Mais dans le fond, peut-être l'avait il senti ? Peut-être l'avait il fait simplement pour la sauver, elle ?

Mais Fiorella restait persuadée que sa mère était derrière la disparition du seul homme qui l'aimait comme elle était. Le seul aussi à l'avoir vue comme jamais personne ne la verrait plus jamais : faible, en larmes, amoureuse. Ses yeux gris étaient posés sur les anges qui dansaient dans le ciel de la coupole. Veillaient ils sur elle ou se moquaient ils ? Elle doutait de la première solution, penchait plutôt pour la seconde. A moins que, peut-être, ils ne faisaient ni l'un ni l'autre, ignorant simplement le monde des hommes. Les chérubins semblaient pourtant l'observer et rire.

Soudainement, et pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit laide. Marc Antoine choisissait toujours des femmes très belles aux formes généreuses. Elle se sentit subitement sans aucun charme. Ô elle savait bien qu'elle n'avait pas hérité de la poitrine parfaite de sa mère, ni de ses traits sublimes. Elle avait toujours pensé que son charme résidait ailleurs mais où ? Il était temps qu'elle sorte de l'eau.

Une heure plus tard, elle avait revêtu une robe, s'était coiffée en laissant ses cheveux libre, ce qu'elle faisait rarement, puis se rendit dans la chambre de Marc Antoine. Un domestique faisait le ménage et son cousin était étendu dans son lit, un drap cachant à peine son intimité.

Fiorella entra sans aucun regard pour son corps dénudé, aucune gêne sur son visage et dans ses gestes.

Laisse nous ...

Le domestique quitta rapidement la pièce. Elle le regarda partir et refermer les portes de la chambre derrière lui. A ce moment là seulement, elle prit la parole, s'asseyant par la même occasion sur le lit au côté d'Antoine.

Ah oui, le professeur, bien entendu. Mais, il faut que je te parle. J'ai fait des recherches sur cette femme qui partageait la vie d'Oncle Tibérias. La mariage n'a pas été enregistré, ils ne sont donc officiellement pas mariés devant les instances et le Très Haut. Mais tu ne seras pas content d'apprendre que cette fille n'était pas ce qu'elle prétendait être.

Elle laissa le silence s'insinuer un moment avant de continuer.

Elle faisait partie d'une famille, les Galanodel. Mais d'après les écrits que j'ai retrouvé, elle a été annoblie par une duchesse en tant que dame d'Evian mais avant cela, elle n'était rien d'autre qu'une catin à Carcassonnes. Notre ... Oncle ... était amoureux d'une putain et il a fait un enfant avec ça ! Laurent n'est qu'un batard, cousin ...

Son regard se posa sur Marc Antoine, son corps, ses formes. Toute sa machination se mettait en place dans son esprit. Il devrait y penser. Il fallait qu'il y pense. Plus aucun enfant de la famille n'était pur. Les égyptiens déjà avaient compris l'importance du sang. Et lui, son cousin, lui-même un batard, désirait plus que tout que son sang soit meilleur. A part Octave, il ne restait réellement qu'elle, la plus pure des Leostilla. Le comprendrait il ?

Elle le fixa soudainement. Sans un mot, sa main glissa sur sa joue pour suivre ses traits jusqu'à son cou et carresser son torse musclé. Combien d'autres l'avaient fait ? Combien d'autres le voyaient comme elle ? Comment un coeur pouvait il suivre les pas de Macchiavel pour arriver à ses fins ?

Il ne reste que ... nous ...

Un murmure sur une évidence, un souffle pour l'appeler à l'aimer, son coeur battait à tout rompre. Même son regard avait changé à cet instant là. [/rp]

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Fidelis
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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Dim 30 Oct - 17:47

Vikentios a écrit:
[rp]
Le valet quitta la chambre. Mince. Ouvrant un oeil, il le vit se retirer et refermer les portes derrière lui. C'était Fiorella qui l'avait demandé. Et quand elle ordonnait quelque chose les domestiques obéissaient sans réfléchir. Ils avaient bien trop peur d'elle. La cousine s'avança et s'installa sur le lit d'Antoine. Que cherchait-elle ? Il était sceptique. Il l'écouta parler sur leur oncle Tibérias. Ou plutôt médire. Car Fidelis lançait son venin contre le défunt vicomte. Où voulait-elle en venir ? Restant couché, Marc Antoine ne savait quoi penser. Surtout quand la vérité éclata. Le général ? Amoureux d'une fille de joie ? Qu'avaient donc les Leostilla à s'acoquiner avec de telles garces arrivistes ? Le sang bouillant que lui procuraient ses ancêtres, s'agita. C'était impossible. Il ne pouvait plus laisser passer de telles inepties. La terrible solution vint à lui comme une évidence : réduire le petit Laurent au silence. Ne plus perpétuer ce genre d"abomination dans la Maison. Certes ils avaient du sang Leostilla dans leurs veines, mais il était faussé par la traîtresse vermine des rues basses. Il scruta Fidelis. Oh, surtout ne rien lui dire. Elle commençait à s'attacher au bébé. Quand il le tuerait, elle serait désemparée puis serait plus forte, il ne se faisait pas d'illusions sur la cruauté et les sentiments de sa cousine. Tandis qu'il réfléchissait, celle-ci faisait glisser ses mains sur son corps dénudé. Habitué à ces caresses féminines, Antoine ne réalisa pas immédiatement qui les lui administrait. Quand il revint à lui, il scruta sa cousine et s'assit brusquement sur son lit. Il ne restait qu'eux ? Que signifiait-elle ? Voulait-elle dire qu'ils étaient les derniers di Leostilla ? C'était faux, ils avaient encore bon nombre de cousins et cousines au sang pur. La décadence de la famille n'était pas encore arrivée. Ils renaissaient tout juste de leurs cendres. La rose empoissonée et l'aigle cruell. Ils étaient bien là.

Les yeux d'Antoine s'étaient adoucis. L'expression de son visage était belle, innocente malgré la terrible méchanceté dont il était capable de jouer. A son tour, sa main vint frôler la joue de sa cousine et descendre le long de ses soyeux cheveux. Qui étaient-ils ? Des naufragés, corps et âmes. La débauche, partout la débauche ! D'un geste, l'homme attira à lui la jeune femme. Leurs lèvres unies correspondaient avec harmonie et tendresse. Ils plongeaint dans l'atroce tourment dramatique qui ravagea l'Egypte et ses rois malades. Tout en embrassant sa cousine, Antoine cherchait à délacer les attaches de la robe de Fiorella. Un à un, il défaisait les noeuds. Il savait comme étaient les formes de sa cousine. Il savait presque tout d'elle. Mais une chose, une seule chose le dérangea : les débuts de Fidelis dans les merveilles de l'amour. Il ne désirait pas être le premier homme à voler sa pureté. Alors que les seins de la jeune femme se dévoilait, Antoine la scruta.

"Je ne désire pas lever ta chasteté. Tu désirais peut-être mieux comme première fois.

Et si ce n'était tout simplement pas la première fois ? Il en doutait. Mais lui ne doutait pas de ce qu'il désirait en cet instant. Tout était là pourtant. Les rayons du soleil, le beau temps à la fenêtre. Les draps propres. Pourquoi Fidelis ne ferait-elle pas un amante comme les autres ? Celle qu'il voulait dans son lit, Antoine la choisissait au fil de ses humeurs. Il ne savait dire s'il était amoureux ou non de sa cousine. Un sentiment étrange était là, cependant. Il lui réservait bien mieux. Il fallait un mariage d'arrangement pour renouveler le sang des futurs héritiers. Tout en caressant les bras dénudés de Fiorella, il pensait à la méthode qu'il utiliserait pour tuer l'enfant. Il faudrait sans doute s'en prendre à la nourrice. Qu'importait ? Sans bambin, plus de nourrice à payer. Il pouvait même homocider les deux. Devant leur volonté commune, Vincent sourit à sa cousine et retira le draps qui les séparait. Dans ce vaste lit, il n'était plus que deux corps en fusion. Deux chaleurs, deux étoiles qui se rencontraient pour en former une plus grande et plus intense. Deux âmes torturées soumises à la folie.

Le tragique était la mort après l'amour. L'instant présent, Antoine parvint quand même à oublier cette affaire pour s'occuper pleinement de sa cousine et de ses découvertes. Pour une fois, il ne pensait plus complot, torture, mort, trafic, abus et peur. Pour une fois, tout n'était que légèreté, bonheur, fugacité, futilité et envolée.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Dim 30 Oct - 17:48

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Le vent s'engouffra subitement dans la chambre, faisant s'agiter les fins rideaux qui occultaient à peine la vue sur le territoire d'Aix-les-bains. Les yeux de Marc Antoine s'ancrèrent dans ceux de la jeune femme. Entre peur et envie, elle le caressait du regard. Tout ce qu'elle avait espéré depuis tant d'années semblait s'accomplir sous l'entrelacement de leurs doigts, sous leurs lèvres farouches s'unissant dans un baiser tellement désiré. Etait ce possible qu'à cet instant, son cousin ressente ce qu'elle avait toujours ressenti pour lui ?

Plus rien ne devait compter, juste la présence de l'homme qu'elle aimait, l'entourant de ses bras, un désir ardent habitant chaque note émise par son corps. Etait ce le vent légèrement froid qui la fit vibrer ou les caresses échangées sur leur corps ? A vrai dire, Fiorella ne voulait pas le savoir. Lentement sa robe se retira de son corps, laissant un petit corset rosé que Vincent se dépêcha d'ôter.

Ce n'était pas la première fois qu'il voyait le corps nu de sa cousine. Ce n'était pas la première fois qu'elle ressentait ce regard de convoitise sur elle. Mais cette fois, pour la première fois, elle doutait d'être à la hauteur des amantes de celui pour qui son coeur battait puissamment. Mais il n'était plus question de reculer. Cet affront, elle ne lui ferait pas. Fiorella n'avait jamais eu peur de déplaire, toujours sûre d'elle et assurée de réussir ce qu'elle entreprenait mais lui était sa faiblesse.

Il s'allongea sur elle, leurs corps enlacés d'une fureur diabolique. Chasteté ? Erreur ? Sombre désir ? Non, ce n'était pas ce qui occupait à l'instant l'esprit tourmenté de l'italienne. Elle n'avait pas osé croire qu'il céderait à ses pulsions. S'offrir à lui semblait sa seule issue. De l'amour dans son regard ? Elle ne savait s'il en avait. Ses yeux étaient un incendie intarrissable. Elle murmura des mots alors que la douceur des caresses comblait un corps fébrile et ennivré d'attente.

Chaque baiser la rendait encore plus son esclave. Ses mots, les entendaient ils ?

Vincent ... je suis là pour toi ... je suis à toi ... je t'ai tant attendu ...

Non, des murmures sans audace, des mots qui se perdent dans des souffles d'amour, de désir relancé. Non, il ne devait pas entendre. Elle ne pouvait oser lui dire à quel point elle l'aimait et à quel point, elle aurait voulu être son seul amour. L'impossibilité de ces gestes, de ces mots, de la situation lui faisait monter les larmes aux yeux alors que les va et vient de cet être brûlant la consummait totalement.

Oh Vincent .... comme je t'aime ...

Ceux là ne furent pas prononcer, s'étouffant dans une gorge nouée. Fiorella enlaçait de ses bras un amant visiblement heureux et comblé. Peut-être arriverait elle un jour à dépasser tout cela ...[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Dim 30 Oct - 17:48

Vikentios a écrit:
[rp]L'amour s'estompa, la cire se consumma et la Lune se voila. Allongés côte à côte, Antoine et Fiorella avait finalement trouvé le sommeil. Pour lui, Morphée n'avait pas été bien long. Il doutait en revanche de la torture que devait ressentir sa cousine. Mais peut lui importait. Entre eux existait une sorte de concurrence. S'il pouvait l'affaiblir ainsi, il en était ravi. Tout était sombre dans la pièce. Un nuage laissa apparaître un rayon de la Lune qui vint éclairer Vincent, qui ouvrit immédiatement les yeux, telle une créature qui sortait de son sommeil. Il n'était même pas fatigué. Ses pupilles n'affichèrent aucun voile de songe, elles étaient au contraire concentrée, cruelles, comme s'il n'avait pas dormi, comme s'il avait juste fermé les yeux et pensé.

Lentement, il se leva et se vêtit. Il s'aperçut qu'une jambe nue de Fidelis n'était pas couverte par le draps. Comme il faisait froid, Marc Antoine remonta doucement la couverture sur sa cousine, tout en caressant cette jambe douce, fine et délicate, du revers de sa main. Puis il se dirigea vers sa commode et ouvrit un tiroir duquel il tira une dague flamboyante qui brillait au firmament des étoiles. Il la tint en main et quitta la chambre, décidé.

Oui, il devait tuer Laurent le Deuxième. Ce fils de putain, cet enfant d'impureté. Ce sang noble souillé. Ces sangs mêlés étaient d'une horreur peu commune. Il ne pouvait rester qu'un seul Leostilla au sang douteux. Et ce serait Antoine. Le bébé mourrait ce soir, cela était écrit dans les astres. Les couloirs étaient sombres mais l'homme savait exactement où se diriger dans son château. Sa main gauche frôlait chaque mur, tandis que la droite tenait fermement le poignard. Plus il avançait, plus l'incertiture le prenait. Meurtrier ! Il était bien connu que la nuit était propice au di Leostilla. Ne passez jamais un soir avec l'un d'eux, vous n'en reviendrez pas.

La porte s'offrit à lui. C'était là où dormait la nourrice et l'enfant, qu'elle pouvait nourrir s'il se faisait capricieux en pleine nuit. Antoine tourna la poignée et poussa la porte. Le chambre était luxueuse. Cette garce de nourrice avait une chance peu commune de pouvoir séjourner ici, bien qu'elle devait dormir sur le plancher, pour ne pas salir la pièce, ordre d'Antoine.

Le berceau, le lit était là. Antoine enjamba la grosse femme qui ronflait et se pencha sur le petit. Il était là, l'innocence, la pureté même, les poings fermés de bien être, la respiration forte. Vincent leva son arme. Mais d'étranges images vinrent se bousculer dans son esprit. Il revit sa mère, offrant son corps à sa lame, puis son père, qui avait compris son stratagème. Ces visions le perturbèrent. Les yeux d'Antoine devinrent curieux. La triste torture qui se mêlait dans son regard le rendait terrifiant. Sa main trembla, son corps se retrouva faible devant la misère du monde. Alors l'homme tomba à genoux, devant ce berceau de puissance. Ils étaient les mêmes, de la même famille.

"Maître ?

La folie de Vincent se réveilla. Sa tête se tourna vers la nourrice réveillée. Ses yeux devinrent cruels et sadiques. Il n'était plus lui même. Il devenait la bête noire di Leostilla. Il retrouva toutes ses forces et se leva pour faire face à la femme.

"Nourrice, il faudra mettre des gardes devant cette chambre.
- Que faites-vous avec ce poignard ? Des gardes ? Pourquoi ?
- Le meurtre de la nourrice me laisse perplexe. L'enfant doit être en sécurité.
- Le meurtre de la...


Trop tard. La lame s'enfonça dans les chairs généreuses de la femme qui s'extirpa de ce monde sans un mot, sans un cri. Ce qui terrifia Antoine. Il trouva la mort si épouvantable. Il en avait tant peur, que la seule pensée de mourir sans jeter un cri le perturbait au plus haut point. Il relaissa tomber le corps sans vie, tremblant à nouveau. Le poignard ensanglanté chuta lourdement sur le sol. Pauvre animal apeuré, Leostilla quitta la chambre et regagna la sienne où il se plongea nu dans le lit.

Il scruta les formes de sa cousine. Divine nymphe, sais-tu avec quel malade tu couches ? Les yeux désireux d'Antoine épousèrent chaque courbe, chaque perfection.

Mais la Lune fut à nouveau voilée par les nuages, et l'homme se rendormit.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Dim 30 Oct - 17:49

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Alors que le soleil ôtait ses bras bienveillants du monde pour laisser l'obscurité inquiétante de la nuit s'immiscer sur les vastes étendues de territoires inconnus, le plaisir laissa sa place au désespoir dans le coeur d'une femme. Plaisir de chair, de sang, leurs corps s'étaient plus, s'étaient déchainés dans des caresses incestueuses. Elle s'était donné, il avait pris. Qu'avait elle eu en retour ? Le bonheur d'être dans ses bras quelques instants ? Quelques heures ? Ils ne s'étaient plus lachés de toute l'après-midi.

La nourriture ne fut que celle d'amants ensorcelés par des envies délictueuses. Peu importait le mal, peu importait que leurs esprits s'affrontent, elle l'aimait. Elle l'aimait tant que le prix à payer serait une douleur sans fin, l'impossibilité d'une union officielle dont elle avait conscience. Elle désirait juste être celle qu'il ferait passer avant toutes les autres. Cette perception l'empêcherait à jamais d'être heureuse.

La nuit voilait la splendeur d'un acte partagé. Son corps était endormi, recouvert d'un drap léger et chaud. Elle avait fini par s'endormir d'épuisement tout comme son amant. Parleraient ils de cela ? Sûrement pas. Le referaient ils ? Certainement. Son esprit voyageait dans un passé lointain où un baiser fut échangé entre un jeune adolescent et une toute jeune fille découvrant qu'on peut avoir le coeur qui bat autrement que pour être maintenu en vie. Elle se rappelait chaque détail de la scène et le revivait souvent dans ses rêves. L'étrange cauchemar qui suivait lui arrachait l'envie de dormir.

Des ombres les entouraient, alors enlacés pour savourer pour la première fois le plaisir d'un jeu dangereux. Le goût salé des lèvres du Grec était encore perceptible sur les siennes. Elle avait été maladroite, elle aurait eu envie de lui demander quand elle le reverrait, son cousin. Mais aucun mot n'était sorti. Il disparut dans la nuit, remplacé par le rire démoniaque d'Atia, se moquant de sa ridicule enfant. Le coeur serré, elle crie mais aucun son ne sort à nouveau. Une autre ombre apparait. Celle de son frère qui lui sussure des mots à l'oreille. Elle n'est rien pour sa famille. Elle ne sera jamais rien. Une fille. Ils ne voulaient qu'un héritier, pas d'une fille. Alors apparait son père aimant qui se détourne d'elle. Sa mère qui poignarde son père dans le dos et son ricanement encore et encore. Marc Antoine s'éloigne toujours, sans se retourner.

Halétante, elle se réveille en sursaut. Son front est chaud et couvert de sueur. Ses cheveux collent à sa peau. Fiorella cherche le seul qui ait encore de la considération pour elle. Le lit est vide, presque glacial. Il est parti. A-t-il trouvé plaisir ailleurs ? Le lit d'une domestique est il plus précieux que celui qu'il peut partager avec elle ? Elle entend le bruit de la porte. Elle se remet en place, sans mot dire. Les caresses reviennent la faire vibrer. Elle prie à cet instant que son coeur vibre pour elle. Couchée sur le ventre, ses courbes forment un labyrinth de vallons sous le drap froissé. Son visage est tourné vers le vide mais ses yeux sont ouverts, ombres cristallines dans des lueurs assassines.

Il n'y a rien à voir Fiorella, que la détresse d'un monde en perdition.
Elle ferme les yeux et s'échappe à nouveau parmi les songes. Elle n'oubliera pas les traits de son visage passionné et aimant, ses caresses sur chaque parcelle de son corps embrasé, chaque gémissement, chaque soupire, chaque regard complice, chaque mouvement de son être, le goût prononcé de ses lèvres sur les siennes, sur sa peau, sa langue sensuellement guidée par sa fierté d'homme, ... Elle n'oubliera rien ...
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Dim 30 Oct - 17:49

Vikentios a écrit:
[rp]
Enième Acte.
Enième Scène.

Un matin. Dans la chambre d'Antoine.

Entre Leo, le valet.[/rp]

Citation :
Leo (ouvrant les rideaux) : Debout les morts !
Antoine (réveillé en sursaut) : Ne pourrais-tu pas varier tes phrases ?
Leo (perplexe) : Comme, les morts debout ! Ou morts les debout ?
Antoine : Tu me fatigues.
Leo : Et nous ne sommes qu'à la levée ! Maître, qu'allez-vous faire ce jour ?
Antoine : Chasser.
Leo : Pourquoi ?
Antoine : Parce que. Retire-toi.

Leo ne bouge pas.

Leo : je vais faire préparer vos effets de chasseur.
Antoine : C'est cela.
Leo : Vous appréciez d'être couché ?
Antoine : Tout est relatif.
Leo : Relatif ? Qu'entendez-vous ?
Antoine : Le chant des oiseaux.
Leo : Le chant des corbeaux.
Antoine : Ce sont des oiseaux.
Leo : Les malheureux.
Antoine : N'est-ce pas.
Leo : Qu'attendons-nous ?
Antoine : Woland.
Leo : C'est vrai.
Antoine : Retire-toi.

Il ne bouge pas.

Leo : Donc vous voulez chasser.
Antoine : Je voulais.
Leo : Du passé ?
Antoine : Va donc te pendre.
Leo : Avec quoi ?
Antoine : Prends ma ceinture.
Leo (saisissant la ceinture) : Elle est trop courte et la poutre trop haute.
Antoine : C'est dommage.
Leo : A qui le dites-vous.
Antoine : A toi.
Leo : Je le sais.
Antoine : Tu m'énerves.
Leo : Je le sais.
Antoine : Je m'en vais.

Il reste couché.

Leo : Je m'en vais.
Antoine : Non.
Leo : Pourquoi ?
Antoine : Nous devons l'attendre.
Leo : Qui ?
Antoine : Woland.
Leo : Le Germain ?
Antoine : Le Germanique.
Leo : Y aurait-il une différence.
Antoine : Je n'en ai cure.
Leo : Qui l'eût cru ?
Antoine : Dieu sait.
Leo : Je sais.
Antoine : As-tu écouté ce que j'ai dit ?
Leo : Vous dites tellement.
Antoine : En vain ?
Leo : Rouge ?
Antoine : N'étais-tu donc pas sensé préparer mes affaires ?
Leo : Je le fais.
Antoine : Je le vois.
Leo : Me voyez-vous bien.
Antoine (clignant des yeux) : Des deux yeux.
Leo : J'apparais tout le temps ?
Antoine : Une fois sur deux.
Leo : C'est peu. Le verre à moitié plein.
Antoine : Le verre à moitié vide. Retire-toi.
Leo : J'ai peur.
Antoine : Le monde a peur. Va-t-en.

Leo va vers la porte.

Leo (tentant d'ouvrir) : Elle est bloquée.
Antoine : Idiot.
Leo : Qui l'eût cru ?
Antoine : Dieu sait.
Leo : Je sais.
Antoine : Attendons.
Leo : Qui déjà ?
Antoine : Woland.
Leo : Ah oui c'est vrai.

Ils patientent.

Leo : Il ne vient pas.
Antoine : Il viendra.
Leo : Quand ?
Antoine : Où ?
Leo : Comment ?
Antoine : C'en est assez.
Leo : Je suis d'accord.
Antoine : Je m'en vais.

Il ne bouge pas.

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Jeu 29 Déc - 13:18

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Jeu 29 Déc - 13:19

Vikentios a écrit:
[rp]
Noël, la nuit tombante

"Mon seigneur, vous n'allez pas à la messe ?
- Mmnon, Messire Tell. Avez-vous des nouvelles de Fiorella ?
- A vrai dire, oui. J'ai interrogé les gardes. Certains affirment qu'elle se rendait chez les Monjoie, d'après ses propres dires.
- Les Montjoie ? Les Montjoie...


Antoine agita deux doigts et le chevalier se retira. Il se morfondit dans la salle du conseil, affalé dans son siège. Que manigançait sa cousine ? Elle avait manqué à ses devoirs de chevalier ! Et si la vie de Vincent avait été menacée ? Y avait-elle songé avant de s'enfuir ? Allait-elle au moins revenir ? Il réfléchit. Dieu ! Que ses murs semblaient en danger sans la présence de Fiorella ! Pourtant elle n'était qu'une femme. Il avait des dizaines de gardes qui s'en sortiraient sans aucune doute contre une attaque extérieure. Il fallait s'y résoudre : l'imposteur d'Aix-les-Bains attaquerait bien un jour. Dieu seul sait qui sera le vainqueur et quel seigneur ploiera le genou devant l'autre ! Il sourit. Le suicide serait la meilleure des voies.

"... les Montjoie...

Qui allait-elle rencontrer ? Raoul ? Cela l'étonnait. Aélis ? Une de ses amies... faire autant de trajet pour elle n'était pas habituel. Qui restait-il ? Grand Dieu ! Le rejeton ! Adrian de Montjoie. Le fils. Oh, Antoine en était à peu près certain. Mais pourquoi ? Ils appartenaient tous au même parti. Mais cela n'impliquait rien. Oh ! Ils complotaient contre Vincent ! Ils allaient le renverser ! Ah ! Les terribles insurgés ! La famille et Aix était attaquée. Dans un excès de rage, Antoine envoya balader tout ce qu'il y avait sur la table du conseil. Ah ! Ils allaient payer pour cette traîtrise. Hélas, ce soir dans le château il n'y avait personne. La trêve de Noël était universelle. Aucune attaque ne pouvait survenir. Tous les gardes étaient partis à la messe. Sauf quelques uns, dont le salut de l'âme était douteux. Deux d'entre eux gardaient la salle. Antoine les appela.

Les portes s'ouvrirent.

"Arrêtez Fiorella di Leostilla si cette dernière franchit bientôt le pont-levis. Exécutez tout ceux qui l'accompagnent sans sommation. Transmettez.
"A vos ordres Mon seigneur. Mon seigneur, un homme demande audience. Il se fait très insistant malgré vos interdictions.
"Faites-le entrer, cela me divertira.


L'homme, plutôt vieux, entra. Les gardes restèrent là.

"N'es-tu donc point aller sauver ton âme à la messe de Noël, vieil homme ?
- Ce n'est pas mon âme qui mérite salut. C'est la vôtre !


Aussitôt, l'homme dégaina une épée et tua les deux hallebardiers sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Il se rua ensuite vers Antoine, désarmé. Le maître des lieux recula, apeuré, et se saisit d'une chaise, avec laquelle il repoussa le vieillard. Mais la lame de l'adversaire détruisit le meuble rapidement. Terrifié, Antoine lui lança une autre chaise et prit ses jambes à son cou. Il appelait la garde, mais la garde ne venait pas. Et l'autre le pourchassait. Il entra dans la première pièce qu'il trouva. Une sorte de dépôts d'armes usées et rouillées. Il s'y enferma. Il poussa l'armoire qui servait de meuble d'exposition et le colla contre la porte. Les épées se fracassèrent au sol. Au moins Antoine ne manquerait pas d'armes. Epouvanté, il entendait les coups de lame qui se heurtait contre la porte et qui provenait de l'autre fou.

"Que t'ai-je fait vieillard ?
- Vous le demanderez à Dieu, ou au Mâlin quand je vous aurai envoyé en Enfer !


Assiégé, Antoine était vulnérable. Et pendant ce temps, la messe débutait. Fatigué, le seigneur se laissa tomber contre l'armoire. Assis sur les dalles froides du parterre, l'esseulé subissait les coups d'épaules et d'épées que le vieux assénait de plus en plus contre la porte et l'armoire. Allait-il s'essouffler ? L'armoire céderait-elle avant lui ? Des questions auxquelles il ne pouvait pas répondre. Qu'avait-il fait ? Agissait-il pour quelqu'un ? Adrian et Fiorella ! Ah ! Il se séparait de lui grâce à un mercenaire ! Ainsi le château leur revenait et tout ce qui allait avec ! Le complot était réussi.

"Je vous maudis...
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Jeu 29 Déc - 13:19

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Quelque part loin d'Aix-les-bains.

Hmm mais oui c'était parfait, je vous assure ! Mais il faut que je m'en aille maintenant ! Mon cousin, ... il a besoin de moi !

Un dernier baiser échangé et déjà, la donzelle quitte le lit alors qu'un clocher sonne les 19 heures. La nuit est déjà descendue et a voilé le ciel bordé de sa blanche neige. Les épais flocons tombent à grande chute et se déposent en une magnifique couverture laiteuse. Seules les lanternes éclairent encore certains endroits.

Son corps dénudé se meut à travers la pièce, récupérant ses vêtements éparpillés ça et là. Elle enfile chaque pièce de sa tenue avec des gestes provocateurs. Elle le toise, il l'attire. Elle le repousse avec sourire. C'est un jeu qu'ils ont commencé sans savoir quand il s'arrêterait. C'est la fuite pour la demoiselle italienne qui savoure une dernière fois le corps de l'apolon blond, l'amant presque parfait. Il n'a pas le temps de la suivre qu'elle est déjà partie, chevauchant sa monture au beau milieu d'une nuit à la blanche pureté.

Vers minuit, à Aix-les-bains.

Malgré la difficulté de la traversée sous la neige, la belle à la tenue sang et or arrive saine et sauve dans la cour du château. Elle sourit, danse et chantonne. Sa soirée a été excellente. Pas un chat ne vient la déranger dans ses pensées. Minuit commence à sonner au clocher du village. Elle se presse pour aller souhaiter à sa famille un joyeux noël. Mais dans les murs du château, les couloirs sont sombres et les bougies éteintes. Il reste toutefois quelques feux sur les remparts qui reflètent des ombres dansantes dans les couloirs.

Fiorella perd son sourire. Sortant son poignard de sous son jupon, par méfiance, elle s'avance à pas de loup. Des coups, des bruits sourds proviennent de la grande salle du conseil. Aucun garde n'est visible. Que se passe-til donc dans ce château ? La salle est encore illuminée. Ses rayons dorés se projettent par la porte vers le couloir qu'elle emprunte. Elle suit le bruit, elle n'est plus très loin. Elle ôte ses bottes afin de ne pas faire de bruit sur le parquet. Elle aperçoit à l'autre bout de la salle, devant une porte, un homme avec une hache qui taille dans le bois avec force. Il marmone des choses incompréhensibles pour elle. Il est trop loin.

Afin qu'il ne la voit pas arriver, elle décide d'emprunter le passage secret depuis la salle du trône. Celui-ci donne sur la salle du conseil permettant une échappée du gouvernant s'il s'avérait que le château fut pris subitement. La salle du conseil est le point de départ de nombreux passages cachés. Celui qui eut conçu cet endroit ne négligeait aucun détail quant à sa survie. Il devait aussi compter bon nombre d'ennemis.

La salle du trône était vide. Se munissant d'une bougie, elle emprunta le chemin dérobé pour déboucher derrière la tenture juste derrière le siège principal. Les coups devenaient de plus en plus déchainés. L'homme devait être presque au bout de ses peines. S'il savait ! Elle surgit derrière lui, le regard pervers et diabolique sur le visage. L'homme eut le temps de comprendre, de voir, de ressentir lentement la dague lui ouvrant la gorge jusqu'à ce que le sang s'échappant de la plaie finisse par le tuer. Le corps sombra lourdement sur le sol.

Vincent ? Tu es là dedans ?

Sa robe était tâchée de sang mais ça se vit à peine. Ses mains par contre étaient rouges, ainsi que sa dague qu'elle essuia sur le corps de l'homme.

Tu peux sortir, il est mort.

Elle était tout sourire, râdieuse même. [/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Jeu 29 Déc - 13:20

Vikentios a écrit:
[rp]Et le temps passait. Antoine s'y était fait. Au fil des dizaines de minutes passant, il s'était habitué au fracas du vieillard qui commençait à s'affaiblir. Serein, le souverain soignait ses ongles, défroissait sa cape ou arrangeant le ceinturon de sa ceinture. Il se mit à siffloter. L'homme était fatigué, malgré tout ses coups se maintenaient. Il avait dû attaquer l'armoire, mais il avait encore beaucoup à faire. Une fenêtre éclairait la petite pièce. Un bruissement attira l'oreille d'Antoine qui se leva et ouvrit la vitre. C'étaient des chants. Au loin, l'église était en effervescence. Tous chantaient. Les notes parvenaient au seigneur et l'enchantaient. C'était beau. Dans le froid de l'hiver, la chaleur revenait un peu. Soudain, les coups du vieillard cessèrent. Surpris, Antoine regarda l'armoire, peut-être était-il rentré ? Non, il n'y avait personne. Une voix s'éleva : Fiorella. Elle était revenue ! Le Leostilla dégagea l'armoire et ouvrit la porte de la salle qui menait au Conseil. L'homme l'avait quasiment détruite. De la folie. Il retrouva sa cousine de l'autre côté, qui essuyait ses mains et sa dague sur les vêtements du cadavre. Antoine ne lui adressa aucun regard. Il se pencha près du vieillard et découvrit son épaule, où un huit renversé faisait office de tatouage.

"La Confrérie des Huit... on m'avait parlé d'eux, je n'imaginais pas qu'ils viendraient un jour ici...

Le sang déversé était affolant. Couper à la gorge était rarement fait dans la dentelle. Le cadavre était déjà d'une pâleur extrême et apeurante. Il devait être une heure du matin. Le chevalier Tell pénétra dans la salle du conseil, horrifié. Il se pencha vers les deux gardes morts et regarda Antoine et Fiorella. Vincent lui fit comprendre de débarasser tout cela rapidement d'un signe de tête. Lui, il devait parler à sa cousine. Tout s'éclairait un peu dans son esprit : ce n'était pas Fiorella l'instigatrice de son assassinat : c'était cette satanique confrérie. Il avait douté d'elle. Mais qu'allait-elle faire chez Montjoie alors ? S'entichait-elle du fils ? A l'idée de la perdre, Antoine frémit. Il posa sa main gantée dans le creux du dos de la jeune femme et l'attira vers leurs appartements.

"L'état d'alerte a été déclaré ce jour. Tu n'étais pas là pour mener tes chevaliers, aussi ai-je confié la charge à messire Tell. Tu comprendras qu'il ne faut pas que cela se reproduise.

Une phrase simple, sur un ton doux qui cachait de terribles menaces pourtant. Antoine attira sa cousine dans sa propre chambre où Leo était attardé à changer les draps. Dès qu'il vit les deux maîtres, il s'inclina. Vincent disparut dans la pièce juxtaposée où il se fit déshabiller par son valet. Nu, il revint vers sa cousine, tandis que Leo quittait la chambre. Antoine vint se coller à elle. Il savait qu'elle le désirait, il savait qu'elle ne refuserait pas et cèderait bien vite à ses avances. Il l'embrassa dans le cou, saisissant ses hanches de ses mains baladeuses qui bientôt délièrent les liens du vêtements de Fiorella.

"N'auras-tu jamais plus deux hommes dans la même journée ?

Il vint effleurer ses lèvres douces. Il savait. Il le devinait. Il le sentait. Il savait qu'il la perdait. Si c'était le cas, il désirait profiter au maximum de leur dernière nuit. Lui laisser un souvenir indélibile. Lui graver la mémoire afin que jamais elle ne l'oublie. Tant pis.
[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Il était deux fois, à Aix-les-Bains   Jeu 29 Déc - 13:20

Fidelis.di.leostilla a écrit:
[rp]Vincent émergea de sa cachette sans un regard pour sa vampirique cousine qui se tenait devant le corps sanguinolant. L'aurait il trouvé particulièrement coquette sans ce sang qui maculait sa tenue ? Elle ne s'en fit pas plus que cela. Il était vivant, c'était la seule chose qui compta sur l'instant. Les bruits de bottes arrivant derrière elle la fit se retourner. Tell se tenait là, non loin d'elle. Le regard qu'elle lui porta se fit glacial. L'homme l'avait fixé un moment parcourant sa tenue et un bref éclair de tristesse avait traversé ses yeux. L'italienne l'avait remarqué mais s'en moqua royalement.

Les Huit ? Allons Vincent. Leur groupe est une légende. Crois tu vraiment qu'ils puissent s'être rassemblé ?

Elle posa ses yeux sur l'écusson, cherchant à y voir autre chose qu'un chiffre huit. Il faudrait qu'elle enquête là-dessus. Elle avait relâché sa vigilance depuis quelques jours, depuis qu'elle avait d'autres centres d'intérêt. Son corps en frissonnait encore. De la morne petite jeune fille qu'elle était à son arrivée, Fiorella avait embelli et prit une assurance fort différente. Non pas qu'elle ait jamais perdu confiance en elle mais ce fut plutôt une autre forme de confiance qu'elle commençait à développer. Son charme devenait aussi un atout dont elle ne pensait pas qu'il fut si puissant.

La main gantée et glaciale de son cousin se posa au creux de ses reins. Ses mots dévoilaient un mal être qu'elle ressentit immédiatement. Elle n'avait jamais craint son cousin. Il lui faisait des remontrances mais elle savait aussi qu'elle ne craignait absolument rien de lui. Il avait besoin d'elle et tant que cela serait ainsi, ses menaces, même déguisées, n'étaient que des paroles en l'air. Elle fit mine toutefois d'être convaincue de ses dires.

Ca n'arrivera plus Vincent, je tâcherai d'avoir un remplaçant digne de ce nom en cas d'absence.

Ah s'il savait qu'elle avait passé un moment merveilleux ! Que ces absences étaient largement justifiées pour qu'elles arrivent de plus en plus souvent. Douce et précieuse toile qu'elle tissait avec délicatesse et perversion. Son sourire était rêveur. Elle accompagnait son cousin jusqu'à sa chambre. Il avait à lui parler à ce qu'il prétendait. Il s'effaça un instant pour revenir complètement nu.

La jeune femme détourna le regard de l'anatomie particulièrement avenante de son cousin. Dans son esprit se dessinait encore le corps fiévreux du son amant. Alors ainsi détournée de Vincent, elle ne le vit pas s'approcher. La porte se fermait à peine sur le valet que le corps de son cousin entra en contact contre sa croupe. Il se mit à parcourir son corps de ses mains. Resistant au début à ses caresses pressantes, les sentiments qu'elle ressentait pour lui revinrent de plein fouet. Il la voulait elle et juste elle.

Les mains de Vincent défirent son corsage qui s'écarta lentement à mesure que les lacets furent défaits. Les tissus se rompirent pour glisser subtilement le long de ses chairs voluptueuses. Son coeur s'emballait, sa chair vibrait à l'unisson de sa voix. Son souffle prouvait un état de fébrilité intense. Elle le laissa dévoiler ses charmes jusqu'à la nudité. Elle était sa possession, son arme et sa catin. Sa chevelure défaite vint cascader dans ses reins jusqu'à chatouiller la peau de son torse.

Elle se retourna. Elle plongea son regard plein de désir dans ceux de son cousin. Sa phrase assassine prouva qu'il était au courant pour elle et Adrian. Comment avait il su ? Elle rejoignit ses lèvres pour les unir dans un fabuleux baiser gourmand alors qu'à mesure, il l'amena vers le lit où elle s'offrirait à chacune de ses fantaisies.

Deux hommes ? Mais il n'y en a qu'un dans mon coeur ... je t'aime ...

Comme pour accompagner ces mots, un râle de plaisir vint rompre le bruissement des draps qui s'intensifia, se suspendant pendant quelques courts instants avant de reprendre de plus belle, jusqu'au bout de la nuit. [/rp]

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