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 [RP] Les Illuminati : la frappe du Serpent

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Dewan
Feu Vicomtesse
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Messages : 38
Date d'inscription : 09/08/2010

MessageSujet: [RP] Les Illuminati : la frappe du Serpent   Ven 27 Mai - 21:18

Tiberias. a écrit:
[hrp]Rp privé : demande d'autorisation avant de poster obligatoire ![/hrp]

[rp]
La Savoie, en ses heures les plus sombres.

Les temps étaient difficiles. Les conseillers ducaux se tiraient dans les pattes inlassablement. Le peuple n'avait aucune idée de sa perte. La Savoie coulait telle une galère maure attaquée par l'Eglise, ou le contraire par ailleurs. Plus rien ne fonctionnait. Les communications n'avaient plus aucun sens, le duc faisait bien peu parler de lui, l'économie était faiblarde, la justice cruelle et les forces armées à l'agonie. Tout juste sortie d'une guerre, la Savoie creusait toujours vers le fond, bien qu'elle l'ait déjà touché... Si cette crise créait des famines, de la colère et de la pauvreté, certains notables profitaient de cette situation pour s'enrichir sur le dos des autres. Telle commence notre histoire.

Il existait un bourgeois, de nom Goros, proche du pouvoir actuel et qui bénéficiait du gaspillage journalier d'une façon tout à faire illégale. Illégale mais soutenue par la force. La prévôté gardait même les entrepôts du notable. On fermait les yeux plutôt que de regarder les agissements de l'homme. Que faisait-il ? On racontait qu'il exploitait les enfants des villes savoyardes. Des jeunes garçons et des jeunes filles exploités par celui-ci dans des travaux dangereux de manufacture. Les espions à la solde de Tibérias, avaient par plusieurs reprises trouvé des membres, aussi bien des jambes, des bras, que des mains... provenant à n'en pas douter, d'enfants... cachés proche du bâtiment. Qu'advenait-il des blessés ? Jamais ils ne trouvèrent de corps... Mais il y avait pire, le notable profitait de l'innocence des bambins pour s'approprier leurs vertus et leurs sensibilités. Les parents ? Des miséreux, menacés par le bourgeois... ils ne disaient rien et priaient pour leurs enfants... Il fallait y mettre un terme... La pureté était incarnée par les premières années d'une vie. Jamais elles ne devaient être bafouées !

Quelque part, dans les ruines d'un château abandonné.

Un homme en longue bure avançait dans le dédale du manoir, une lanterne en main. Par endroit, certains murs avaient disparu, détruits sans doute par une quelconque pièce d'artillerie lors d'une ancienne guerre. Cet homme n'était autre que le Procureur de Savoie, le Baron Laurent di Leostilla, dit Tibérias, vieux général d'armée. Les bras croisés qui se reliaient par les immenses manches noires, il se dirigeait dans le château, sûr de son chemin. La tête recouverte d'une longue et épaisse capuche, il était méconnaissable. Personne ne connaissat cet endroit. Pour tout dire, il était habité par quelques brigands que Tibérias tua en combat singulier un soir de pleine lune. Et il en hérita... ses projets retrouvaient une vie et une raison d'être ici... Quelques compagnons avaient répondu à son appel. Rien ne l'arrêterait. Il fallait des défenseurs de la Savoie. Légitime ou non, quelqu'un devait s'occuper des affaires gênantes et oppressantes. Aucune parole envers le duc de ses agissements. C'était secret.

Le Baron parvint à une pièce circulaire, meublée par une table ovale en bois, encerclée par plusieurs sièges de simple qualité. Personne n'était encore là, toutefois, plusieurs bougies étaient déjà allumées et le haut chandelier de la salle éclairait plutôt mal l'endroit. Idéal. Quelques armures de chevaliers reposaient de çà et là, des hallebardes, des épées... Un écu, terrifiant, se tenait contre le mur, attaché à un mètre du sol.

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Tibérias s'installa sur un siège et croisa à nouveau les bras. Sur la table, de multiples parchemins avaient été préparés. Mais que faisait donc le Procureur de Savoie, l'Incorruptible, le plus Respectable magistrat du pays ?...[/rp]

Dewan a écrit:
[rp]Une ancienne tapisserie à moitié brûlée pendait encore sur un mur entier dont les marques du feu avaient laissé des traces indélébiles. Une scène rappelant encore les terribles affrontements d'un passé révolu aurait pu trouver sa place dans le château ducal. Mais les personnages représentés avaient les allures des romains presque dénudés, un art romanesque, des statures réalistes et l'affreuse conclusion d'un massacre qui avait dû se réaliser il y a longtemps.

Un léger mouvement à peine visible dans la pénombre révélait l'existence d'un passage secret. La ruine recelait des trésors bien insoupçonnés et un nouvel usage inconnu de quiconque n'était mis dans la confidence. Un lien de confiance remarquable liait ceux qui furent conviés dans cet endroit.

Une main aux doigts fins écarta lentement la draperie avant de se faufiler silencieusement jusqu'au dos du nouvel arrivant. Dans l'autre main, une dague à la pointe affutée et tranchante, prête à fendre l'air, aussi rapide qu'un serpent qui fond sur sa proie. La silhouette encapuchonnée portait le même déguisement que celui qui venait de s'assoir. Seule une boucle blonde et sa petite taille, fine et délicate, aurait pu trahir de l'identité de l'ombre.

Depuis leur mariage, le baron confiait souvent à la jeune fille ses impressions, son malaise, ses tracas. Et la jeune fille comprenait de plus en plus les menaces qui pesaient sur le duché, au delà même de toute considération politique.
Un jour, ce fut trop. Ils décidèrent alors d'agir. Mais agir ouvertement leur aurait valu la disgrâce, voir même la pendaison. Ils n'auraient alors plus servi à rien. Alors les illuminati naquirent, fruit d'un désir ardent de garantir le bien être des savoyards.

Oh bien sûr, le procureur avait vu d'un mauvais oeil l'implication de sa femme dans cette oeuvre mais qui aurait pu l'empêcher d'être au côté de son époux ? Ce soir se déroulait leur première réunion. La jeune fille avait tout préparé et pendant la découverte des lieux pour la seconde fois, elle avait découvert cette cachette. Seul Tibérias serait mis au courant de son existence, pour l'instant.

L'approche furtive de la chambellan était devenue une de ses spécialités. De sa légèreté, elle en avait fait une force. Elle se glissa sur le côté du siège et planta la dague dans la table, proche du document attestant des preuves contre le notable Goros. Son sang bouillonnait du désir de venger ces enfants. Et par la même, de rendre une Savoie glorieuse et joyeuse pour leur descendance.

Bonsoir, Maitre.[/rp]

Roi-lezard a écrit:
[rp]La Savoie, en ses heures les plus sombres.


Ce temps était celui de l'avènement du Tyran Raoul, de la noble et courageuse Maison de Montjoye, qui régnait désormais sur l'ensemble des Etats de Savoie, ce depuis le Pays de Gex et jusqu'au Comté de Nice. Le Duché sortait à peine des ravages provoqués par l'invasion des réitres suisses ainsi que des meurtriers sièges des cités d'Annecy et de Genève. Ce conflit, déclaré à l'origine entre la République Réformée et le Duché Aristotélicien, semblait se poursuivre indéfiniment par delà l'imperturbable Léman, en une terrible guerre de religions.

Dans ce contexte de troubles diplomatiques autant qu'internes, les dernières élections savoyardes se révélèrent pour le moins houleuses. Le désormais légitime Duc, réputé audacieux et rusé, qui avait jusqu'alors vécu dans l'ombre de ses prédécesseurs, les servant en tant que chevalier et diplomate, avait finalement su saisir l'opportunité de renverser la suprématie que se partageaient les factions politiques habituellement placées dans la course à la couronne. Ayant démissionné au préalable, ayant invectivé le pouvoir en place pour ses plus lourdes erreurs, Montjoye avait finalement rassemblé une liste de contestataires de tous bords, afin de les liguer en une conjuration qui avait été entreprise par la voie la plus légale, l'élection. Un vent de protestation ambiant qui était en ce temps là bien installé, avait naturellement placé Raoul dans une position de favori à la dignité ducale.

Sans majorité absolue, la victoire était demeurée incertaine, malgré que le Duc sortant, abattu, avait abandonné de lui-même ses prétentions à sa propre succession. Le Baron Tibérias ne semblait guère, en l'esprit de Raoul, faire partie des hommes prêts à abandonner une lutte. Montjoye ne connaissait que trop bien les di Leostilla, famille fière dont étaient issus les plus incorruptibles et sanguinaires Juges de Savoie. Du haut de ses 46 ans d'expérience, Raoul avait su qu'il lui fallait forcer son Destin. Il avait donc revêtu la robe pourpre des vainqueurs avant même la désignation du Duc, il s'était présenté au Conseil Ducal comme s'il avait été le seul digne d'être choisi, il avait abandonné toute tentative de marchandages électoraux afin de laisser entendre par un subtil silence à ses possibles rivaux que les dés étaient joués. Et la Fortune, bien que forcée, violée, lui sourit. Ainsi Raoul devenait l'énième Duc de Savoie...

Mais ce trône là, demeurait bancal pour l'impudent qui venait d'y prendre place, le "Coquin" comme le surnommaient les dernières rumeurs. Avant même sa cérémonie d'intronisation, le Duc eut à faire face à une suite de malheurs, les mauvaises augures semblaient le poursuivre. Il entreprit de tendre l'oreille aux nombreuses doléances chères au peuple qui l'avait élu, il tenta de conforter la stabilité de sa position en cherchant à apaiser les tensions qui divisaient ses propres conseillers. Il ordonna le retour des troupes éparpillées en Italie, et s'attacha à faire respecter la trêve signées avec Genève en refusant les renforts espérés par les armées croisées qui poursuivaient leur lutte sur les terres de la Confédération Helvétique. Il chercha à se concilier la loyauté de la chevalerie à laquelle il souhaitait redonner une place centrale au sein de la société, mais l'ordre était encore loin de s'avérer inébranlable sur les terres de Savoie...


Palais des Ducs, Chambéry.


Après une poignée de jours passés à la tête de son Duché, Raoul fut contraint de donner l'ordre à son Capitaine Alex van Wever, de marcher sur la ville de Belley dont le Maire Valencin venait de piller la trésorerie avant d'abandonner ses villageois à leur triste sort. C'est ce moment là que choisit également l'Inquisition pour réclamer sans crier gare la tête de la Vicomtesse de Roubion déclarée hérétique, amputant le Conseil Ducal d'un de ses membres pour la durée du mandat...

Le Duc passait sa nuit de réflexion dans les ténèbres de son bureau, à peine éclairé de deux candélabres aux flammes vacillantes. Il mûrissait sa stratégie, se repassait les derniers évènements afin de tenter d'y voir plus clair. Pour l'heure, il se disait que la Savoie se devait incontestablement de s'en tenir à la concentration de ses forces, que toute ambition d'expansion de sa part n'aurait été que pure folie.

Comme à son habitude dans ses moments de solitude, le régnant s'offrit un verre d'Armagnac qu'il faisait inlassablement tourner dans le creux de sa main avant de s'accorder le droit de l'entamer enfin. Il était à la veille de son second mariage, à l'aube de son heure de gloire, et sa grâce luttait afin de ne pas sombrer dans la paranoïa. La corruption avait commencé à s'installer dans les hautes sphères du pouvoir, Raoul n'ignorait pas qu'il est toujours plus délicat de chasser le ver lorsqu'il s'est déjà taillé un passage dans le fruit. Le Duc pesta pour lui-même, il attribuait la cause de ce ver aux favoritismes malsains de ses prédécesseurs les grâces Pierre von Kolspinne et Charles Marie de Talleyrand. Raoul leur reprochait en cet instant d'avoir placé comme ils l'entendaient, leurs pions, leurs cousins et autres consanguins parmi les fonctionnaires du Royaume. Des affaires du passé restaient à élucider et lui, Raoul, il avait promis la mise sur pied d'une commission d'enquête extraordinaire, écartant toutefois, face aux vives réactions entendues parmi les publics les plus sceptiques l'idée d'une sommaire chasse aux sorcières. Et voilà que certains murmures évoquaient des disparitions d'enfants, des membres humains que l'on retrouvait dépareillés...

Le Duc songea au sombre Baron Tibérias, son rival, et vassal du jeune freluquet Talleyrand. Il fallait qu'il soit rallié à la cause du Lézard, de gré ou de force. Il songeait qu'il fallait, pour réunir un peuple divisé et le détourner de la rébellion, que ce peuple craigne la répression. Car c'était ce Mal seul, qui inciterait les derniers opposants à implorer la clémence de leur souverain et à oeuvrer enfin pour le Bien public.

Un imprudent valet qui le surveillait par le trou de la serrure, entendit le Duc maugréer après avoir frappé un coup sur le bois de la table de son bureau :

" La Clémence et la Sévérité ! Ce sont pour ces deux raisons que j'ai confié la charge de Procureur à l'impitoyable di Leostilla. Sévérité et clémence. "

Mais le Duc pouvait t'il avoir confiance en messire Tibérias ?[/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]La dague plantée sur la table ne fit pas frémir le puissant baron qui sourit en reconnaissant la lame. Dieu qu'il connaissait les poignards empoisonnés ! Leurs poisons mortels tuaient en quelques secondes, quelques minutes... Etait-elle meurtrière ? Il ne put le dire mais s'abstint de le vérifier. Dewan glissa le long du siège et salua le maître. Il lui répondit d'un simple sourire. Aucune relation ne devait être affichée ici, exceptée celle de maître et chevaliers. Le maître, n'était personne d'autre que Laurent di Leostilla, vétéran croisé, fanatique religieux et savoyard. Un homme aux convictions fortes, aux idées rigoureuses et aux plans parfois proches de l'illégalité.

"Dame d'Evian, avant d'agir... êtes-vous apte à prêter serment ?

Il lui sourit et se leva de son sièges tandis que d'autres conjurés de l'Ordre pénétraient dans la Salle Rouge, encapuchonnés de la même longue et terrifiante bure. Il était terrible de voir comment une cause pouvait rassembler du monde. La cause de GRAS réunit les pires hommes de la Savoie. Comment Montjoie avait pu s'enticher de tels hommes ? Raoul était un homme bien mais ses jugements étaient conduits par ses colistiers... Chose insupportable. Disposer de soi-même, là était la réalité. Mais il ne fallait pas sous-estimer un Montjoie. Il n'était pas si idiot, pas si manipulable. D'ailleurs Tibérias en était sûr : c'était lui qui les manipulait. Dans la course au pouvoir, il n'y avait plus d'amis, que des ennemis.

Tibérias s'approcha du mur des expositions et s'empara d'une immense épée de cérémonie à deux mains.

"A genoux, dame d'Evian.

Le baron était changé, même sa voix était changée en cet endroit. L'instant était solennel. Un chevalier vint lui tendre un parchemin qui scruta et lut pour Dewan.

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Tu devras être issue de la Noblesse et de l'Aristotélicisme. Tu protégeras l'Église. Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur. Tu aimeras ton duché la Savoie et tout l'Empire. Tu ne trahiras jamais ta cause et celle de tes compagnons. Tu feras aux infidèles une guerre sans trêve et sans merci. Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu. Tu joueras de ta parole avec habileté et astuce. Tu seras libérale et fera largesse à tous. Tu seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'Injustice et le Mal. Promets-le-tu ?


Les autres Chevaliers psalmodiaient quelques latinismes tandis que l'épée de Tibérias touchait le sol. Dès que Dewan jurerait, il lui apporterait protection et l'éleverait au rang de chevalier, bien qu'illégitime... La Savoie avait un souffle nouveau. Un souffle qui illuminerait les années à venir.[/rp]

Dewan a écrit:
[rp]Il n'avait pas scillé, pas eu un mouvement. Il savait. Toujours impressionnée par ce sang froid presque immortel, la belle esquissa un mince sourire. Elle n'était ni sa femme, ni son amante en ces lieux même si elle ne douta pas de certains légers privilèges à l'insu de tous. Elle était juste en train de devenir l'une d'entre eux. Cette voix issue des milieux insoupçonnés, s'élevant lentement et insidieusement dans chaque couche de l'aristocratie savoyarde, prenait de plus en plus d'ampleur.

A mesure que l'immobilisme, les tragédies, la paresse, le désintéressement prenaient place dans les coeurs des grands savoyards, ceux qui découvraient les dossiers cachés, les non dits, les coups bas et les machinations en oeuvre avaient opté pour la formation d'un clan. Ce clan était les Illuminatis. Il fallait plus qu'une voix pour agir ! Il fallait des bras, des chevaliers, des coeurs vaillants pour contrer le mal.

Fièrement la petite blonde déposa le genou à terre, abaissant la tête en signe de totale soumission. L'épée semblait lourde et pourrait trancher sa tête sans effort. Mais nulle frayeur n'occupait le coeur de la demoiselle d'Evian. Elle était engagée, elle avait l'amour de la Savoie et l'amour de la Justice. Elle aussi voulait assurer le bien être des savoyards à la manière radicale des Illuminati.

Je promets que je suis noble et baptisée, que je protégerai l'église, les faibles, la Savoie et l'Empire !

Je promets de ne jamais trahir, d'être un bon vassal dans le respect de Dieu et de combattre l'injustice et le mal !

Je promets d'oeuvrer contre les infidèles, d'utiliser mes dons pour servir notre cause.

Qu'Aristote et le Très-Haut m'en soient témoins !


Ainsi donc son destin était maintenant lié au clan, à lui, à tous pour le bien de la Savoie. [/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]
Tibérias écouta Dewan. Durant un moment il en oublia la cérémonie. Toutefois, un léger courant d'air glacial vint se glisser sur son visage et raviver la folie. L'ambiance morbide qui régnait, les chevaliers qui psalmodiaient, les bougies et le lustre aux lumières blafardes, lui rappelèrent bien vite le contexte. Un léger moment d'inaction, de réflexion et de crainte quand son épouse eut terminé son serment... Puis la lourde épée que Tibérias tenait de sa main droite vint se placer alternativement sur les épaules de la jeune femme.

"Relevez-vous, Chevalier Dewan...

Elle était bien trop jeune pour entrer dans de telles conspirations. Elle avait encore toute sa vie devant elle... alors que Tibérias l'avait derrière lui. Les années passent et ne se rattrapent pas. Qui était-il pour l'annoblir illégitimement et la forcer ainsi à prendre de tels risques ? Dewan était toutefois entraînée par le meilleur maître d'armes revenu de l'Orient... Elle connaissait toutes les ruses, toutes les bottes à esquiver... La défense aidait bien souvent, l'attaque était là pour tuer et faire reculer l'adversaire. Ses conseils lui sauveraient la vie un jour, Tibérias en était sûr. Tous ceux qu'il avait formés étaient aujourd'hui de splendides épéistes... mais une femme ! Il n'en avait jamais aidé... la guerre n'était pas pour elles... mais peut-être que dans le futur si ? Moderne le Baron ! La mode, ah oui, la mode... Certaines avaient bien combattu enceinte jusqu'aux dents... la folie n'avait pas de limites et Ferney vit avec cet exemple qu'il avait encore de la marge devant lui. Il ne souffrait pas de folie douce, mais de folie violente et forte. On ne peut pas tout avoir.

Doucement, il déposa l'épée à son exposition sur le mur et revint vers la table.

"Mes amis, installez-vous.

Il fit le signe de rassemblement avec ses bras et s'installa sur son siège, imité aussitôt par ses Chevaliers. Dewan à sa droite, il y tenait. Tout compagnon placé à la droite du maître était placé sous la protection et l'aide de ce dernier. Les autres l'avaient bien compris ainsi. Tibérias prit les dossiers de la table, décrochant au passage le poignard de son épouse et le lui rendant, faisant attention à la lame peut-être empoisonnée.

"La première mission des Illuminati est celle-ci. Laissez-moi vous exposer les faits.

Durant plusieurs quart d'heures, les questions et les débats furent alimentés de toutes convictions et une stratégie fut finalement mise au point.

"Goros sera donc la première victime de l'Ordre. Il y aura sûrement des gardes en faction. Mais que valent deux voire trois vies face à tous ces enfants qui deviendront la future Savoie ? Eliminons le notable et faisons le moins de victimes possibles.

Le maître s'empara d'une carte.

"L'entrepôt longe le fleuve. La nuit, Goros se fait parfois livrer par de petites barques pour plus de discrétion... Un groupe commandé par moi s'emparera d'une embarcation et arrivera sur les quais de l'entrepôt... Probablement un garde à éliminer ici. L'autre groupe dirigé par le Chevalier Dewan entrera par les portes officielles. Les arcs vous seront d'une grande utilité. Deux vigiles veillent ici.

Il respira un grand coup.

"Les gardes maîtrisés, nous pénétrons dans le bâtiment. Le groupe de Dewan libère les enfants vers l'extérieur et vous placerez ces deux tonneaux de poudre, offerts généreusement par notre bon duc, dans l'enceinte.

Tibérias dévoila deux fûts de poudre cachés sous une couverture, dans le coin de la pièce.

"Mon groupe trouvera Goros dont le bureau et les appartements sont à l'étage. Il sera probablement aux mains d'une fille de joie. Je le tue, si la maîtresse oppose une quelconque résistance, elle n'y échappera pas non plus. Les deux groupes se retrouvent ensuite au rez-de-chaussée et nous évacuons les lieux. De loin, grâce à une flèche embrasée, nous réduisons cette usine de la mort à l'état de décombres... L'alarme sera évidemment donnée mais nous serons déjà loin... et les enfants créant la panique dans les rues nous aideront à passer inaperçus.

Il se tut, un long silence s'installa.

"Ai-je bien résumé notre plan ? Alors nous partons immédiatement. La nuit tombe, profitons de son aide !
[/rp]

Dewan a écrit:
[rp]La lourde épée se posa délicatement sur ses frêles épaules puis disparut dans la pénombre pour retrouver son emplacement initial. La jeune fille se releva, croisant le regard presque inquiet de son époux. Un sourire rassurant se dessina sur son visage. Ils étaient unis, ce n'était pas pour faire pâle figure. Il lui faisait confiance et rien ne viendrait ébranler ces certitudes. Elle serait avec lui quoi qu'il lui en coûte, même la vie.

Elle prit place à ses côtés comme il lui indiqua. Elle apprit plus tard que cette place était celle de son ou sa protégée. Depuis cet instant là, elle prit sur elle de devenir la meilleure bretteuse de Savoie, pour qu'il soit fier, pour que ses craintes s'effacent, même si elles ne disparaitraient sans doute jamais ...

Ecoutant attentivement le plan de Tibérias sur la libération de l'asservissement d'enfants par un cruel notable, la jeune fille fronça les sourcils, signe de concentration extrème sur chaque élément important.
Déjà dans son esprit germait l'exécution de son rôle.
La carte griffonnée par un scribe du Baron avait dû être décrite par un indicateur. Les tâches de sang sur les abords de la carte signifiait sans doute que celui ci avait trépassé, peut-être sous la torture de son époux.
Il lui avait toujours interdit de l'accompagner lors de ses interrogatoires. Trop dur pour elle, disait il. Ce côté sombre de sa personnalité l'attirait pourtant.

Les fûts de poudre furent dévoiler et la jeune fille les observa un court instant avant de revenir fixer la carte. Tout semblait parfaitement ficelé.
Dewan agita la tête puis pris la parole.

Maitre ... C'est ainsi qu'il fut convenu d'appeler le chef des Illuminati.

Je connais bien ce quartier, les fûts pourraient être déposés dans cette maison abandonnée. Elle se trouve à 5 minutes des lieux, cela évitera une charrette de nuit, trop bruyante. Il suffira de les faire rouler sur les pavés jusqu'à l'entrepôt.

Qui aurais je avec moi ? Vous savez que je préfère l'arbalète comme vous me l'avez appris ...
[/rp]

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