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 [RP] Celestine ou L'amour est dans le cachot !!!

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Dewan
Feu Vicomtesse
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Date d'inscription : 09/08/2010

MessageSujet: [RP] Celestine ou L'amour est dans le cachot !!!   Ven 27 Mai - 21:10

--.Celestine. a écrit:
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Un matin ordinaire, dans une ruelle ordinaire ...


Laisse moi donc tranquille, Argo ! J'ai à faire ! Ne traine pas dans mes pattes où il t'en cuira ! Une nouvelle balafre à ta joue mal rasée, ça te plairait ?

Hé la garce, tu vas te calmer ? Après tout, si tu ne veux pas me croire, j'en ai rien à curer ! Allez ... Ciao bella !!

Alors qu'elle s'enveloppait dans un châle de laine miteux, la belle brune lança un regard courroucé vers l'homme costaud et bien bâti qui prenait la direction opposée. Argo était une vraie armoire à glace. Mais malgré son affection pour la brunette, il en avait ras le bol de ses caprices. Combien de fois elle lui avait fait vivre des dangers inutiles ? Combien de fois il avait fini en prison à sa place pour sauver ses petites fesses bien formées ? Cette fois, il ne risquerait pas la pendaison pour ses beaux yeux. S'en était fini pour lui. Il tenait bien trop à la vie. Depuis l'accession du nouveau juge et ancien prévôt, Laurent di Leostilla, dict Tiberias, le brigand s'était fait oublier. On l'avait averti. Encore un délit et il finissait à la potence !

Non, cette fois, Celestine se débrouillerait toute seule. Argo prit la direction de sa cache et ferait ses affaires rapidement. Il devait partir, trouver d'autres horizons, loin du joug de ce malade qu'ils avaient nommé juge.

La jeune fille lui tourna le dos et ne se laissa pas démonter. Après tout, elle se débrouillerait bien sans lui. Elle n'avait pas peur, elle ! Après avoir marmonné quelques insultes inaudibles à distance, elle se dirigea d'un pas décidé vers les rues marchandes. Elle ferait son beurre aujourd'hui, c'était sûr et certain ! Ses charmes l'avaient toujours sortie de situation cocasse ! Enfin ... à dire vrai, ce fut plutôt la présence d'Argo qui la sortait des pires situations ...

Celestine était une jeune fille à l'allure de bohémienne. Sa longue chevelure brun-noir encadrait de manière hirsute son visage qui, sans sa couche de crasse et de plaies, aurait pu séduire n'importe qui. Son corps fin et aux formes généreuses attirait sans hésiter les hommes en recherche de moments de plaisir. Et si elle pouvait en tirer un quelconque profit, jamais elle ne s'était gênée d'en profiter ! Seulement, ces hommes là n'avaient pas la délicatesse d'un bon amant, ni l'intention de toujours la payer pour ses services. La plupart du temps, c'était plutôt coups et viols, la laissant dans un état pitoyable. Argo avait toujours été là pour la ramasser après ses folies. Ses avertissements ne servaient à rien. Elle risquait sa vie à chaque fois mais elle ne voyait pas comment s'en sortir autrement.

Le marché était en vue. L'étal d'un orfèvre attira son attention. Comment ne pas remarquer ces bijoux brillants au soleil, l'appelant irrésistiblement ? Comme attirée par l'éclat de l'or, la belle avançait de ses pas nus et sales sur les pavés froids de la place. Un marchand étranger venait offrir ses plus belles oeuvres à la noblesse savoyarde.
Bien sûr Célestine n'avait aucunement l'allure d'une noble et encore moins les atours. L'approche de celle-ci fut rapidement remarquée par l'artisan qui fit quérir au plus vite, les guetteurs de proximité.

Argo l'avait pourtant avertie. La surveillance des marchés et des étaux avaient redoublé et des patrouilles sillonnaient les rues, surtout depuis les problèmes avec Genève. Ils ne cherchaient pas forcément des brigands mais tant qu'à être là, il ne serait pas aisé de voler quoi que ce soit sous leurs nez vigilants !

Profitant de la foule amassée près de l'étal de l'orfèvre, où on pouvait lire un écriteau : "A la Lune d'Argent, vente de métaux précieux, Or et Argent, fabrique de bijoux, commande d'art", Celestine ne remarqua pas les hommes armés qui se tenaient non loin d'elle. Ses yeux étaient absorbés par la beauté du métal précieux. Quand sa main se glissa entre deux manteaux pour dérober une broche en or, très vite les agents de la prévôté intervinrent.

Reculant lentement pour s'éclipser et regarder discrètement ce qu'elle tenait dans sa main, une autre main se posa sur son épaule la saisissant d'un coup. Se retournant vivement, son regard se plongea dans celui ... du lieutenant du Guet et juge, Tiberias. La peur lui glaça soudainement les veines. Le regard dur du juge ne laissait aucune chance à ses balbutiements. Soudainement, elle chercha du regard la foule pour trouver Argo. Il devait être là ! A veiller sur elle, comme toujours ! A venir la sauver, à faire diversion pour qu'elle s'éclipse ! Il devait être là ... mais rien ne se passa. La poigne ferme du lieutenant en fonction saisit sa main et arracha un cri de douleur à la jeune fille, ouvrant par la même occasion ses doigts qui retenaient encore le métal précieux. Celui tomba sur le sol et un autre homme se dépêcha de le ramasser. Le visage crispé de douleur était en larmes. Les gouttes qui ruisselaient sur ses joues emmenaient par la même occasion la crasse, laissant des trainées cristallines. [/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]
Le Grand Juge de Savoie était assis dans un large fauteuil devant sa cheminée aux couleurs explosives. Même le feu rougit devant Tibérias aimait à penser ce dernier. Les deux mains sur les deux accoudoirs, l'homme expirait et inspirait à chaque bouffée d'air sa puissance. Tout était si parfait pour lui qu'il en ferma les yeux, profitant de chaque seconde. La paranoïa ? Il n'y cédait à aucun moment. La mégalomanie ? Il s'y était embourbé et... il était si bien !

"Seigneur Tout-Puissant, je clame que mon âme est pure... de ma vertu j'ai droit d'être fier.

Malgré cette attitude si sereine, l'âme de Tibérias était rongée. Il se posait des questions. Depuis peu, il avait entamé une période de Grande Purge. Tous les Réformés, toutes les personnes ayant aidées des Réformés et même n'importe quel suspect était arrêté. Cette terreur, l'homme la voulait féroce, aussi ajouta-t-il qu'en cette période de trouble, les gitains et autres bohémiens devaient se tenir éloignés de toutes agitations s'ils ne voulaient pas de reproches. Car le juge le savait : les gitans étaient des voleurs et des assassins. Il aurait voulu tous les arrêtés et les exécutés. Néanmoins, sa justice l'en empêchait, il fallait les capturer sur le flagrant délit.

"Seigneur Tout-Puissant, mon coeur, je te l'affirme, a bien plus de droiture, que cette vulgaire et commune foule de traîne-misère !

Tibérias s'était levé et depuis sa fenêtre, observait une caravane où des bohémiens vendaient la bonne fortune. Un rictus de dégoût s'affichait sur le visage du juge. Comment osaient-ils faire leur commerce sous la Tour de Justice. Cette provocation gratuite et dangereuse énervait au plus haut point le magistrat. On frappa à sa porte. Le juge répondit sans regarder son interlocuteur.

"Mon seigneur di Leostilla ? Le piège a été installé. Nous n'attendons plus que vous. Voulez-vous venir ?
- Je viens. Quoi de plus parfait pour attraper des gitans qu'un faux étal de bijoux... Délimitez un périmètre, arrêtez toute personne suspecte et fouillez-les. Si l'un d'eux possède un bijoux, emprisonnez-le.


Le garde inclina la tête et sortit. Le juge scruta une dernière fois l'extérieur et quitta le bureau à son tour. Une dizaine de gardes noirs étaient mobilisés. Le filet se refermait, l'étal attirait du monde. Caché derrière un pilier de la rue marchande, on ne voyait de Tibérias qu'une main gantée et un oeil sombre. A ses côtés, son écuyer de tout temps : La Luzerne.

"Il y a assez de bohémiens... Dès que je donne l'assaut, précipite-toi sur l'un d'eux, use de la force. Dégaine.

Le jeune homme obéit et resta caché. L'ordre du juge fut donné. Tibérias marcha lentement dans la rue, sans arme à la main. Son simple uniforme repoussant toute attaque. Deux hommes noirs surgirent à ses côtés et encerclèrent la foule de badauds. Quatre hommes, armés d'arbalètes cachèrent le soleil, positionnés sur les toits. Et enfin, deux hommes de chaque côté de la rue, empêchaient toute fuite. Se fondant dans la masse, Tibérias aperçut une jeune fille de joie en train de voler plusieurs colliers d'une valeur qu'elle pensait élevée... si la pauvrette savait que tout était faux... Le juge l'attrapa brusquement par l'épaule puis par la main pour lui faire lâcher les bijoux. Les bourgeois eurent la permission de quitter les lieux. Seuls une dizaine de suspects étaient encore dans la ruelle, tenus en joug par les gardes noirs. Le juge vint se placer au centre de l'attention, traînant la bohémienne par le poignet. Une fois regardé par tous, Tibérias lâcha la jeune fille qui tomba sur les pavés froids.

"Cette fille s'est montrée coupable de vol. Moi, Laurent di Leostilla, ai proscrit de telles pratiques ! Surtout à l'encontre de vous, Gitans ! Par les lois qui régissent le duché de Savoie, je condamne cette voleuse à mort. Si vous n'avez rien soutiré, vous serez relâchés, si nous trouvons un quelconque objet de valeur sur vous, vous subirez le même sort funeste que votre congénère.

Tibérias eut un rictus en regardant chacun des suspects. Il ordonna ensuite à La Luzerne de se charger de la condamnée. Mais alors qu'ils allaient repartir vers le Palais de Justice, un garde interpela le juge.

"Mon seigneur ! Nous avons retrouvé le dénommé Argo, que nous avons arrêté plusieurs fois pour récivide.

Le brigand fut mis à genoux devant Tibérias qui ne le scruta que quelques secondes.

"Qu'on le pende.

L'ordre allait être exécuté sur place tandis que les autres étaient enchainés, pieds et mains, et avançaient, entourés de la garde judiciaire vers les sous-sols d'une tour mortelle.[/rp]

--.Celestine. a écrit:
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Les bijoux touchèrent le sol et l'homme parlait. Son ton sec et froid la condamnait à mort. La mort ? Pour de simples pacotilles ? Non ! La foule s'était écartée et il ne restait à sa vue que d'autres gitans et ... Argo. L'homme puissant était agenouillé face au juge, la tête baissée, résigné. Finalement, il était venu, encore une fois, pour la sauver. Errant dans les ruelles sombres jouxtant le marché, il s'était fait coincer par une patrouille. Pourtant, cette fois, son seul tord fut d'être là, dans son sillage. Il n'avait rien de valeur sur lui, aucun larcin, juste le désir de sauver sa Célestine, la sauvageonne, la seule pour qui il vouait un amour sans borne, ne l'ayant d'ailleurs jamais touchée ...

Enchainé, Argo n'eut pas un regard pour sa belle. Sa vie venait de se terminer dans une ultime tentative de la sauver de ses enfers. Ce soir, la corde viendrait finir le travail de ravage qui était déjà à l'oeuvre dans son coeur. Non ... Il ne pouvait se résigner à la voir mourir, elle aussi. Dans un dernier essai de rendre sa liberté, l'homme se releva violemment, emportant les gardes qui l'encadraient, les fracassant sur les échoppes de la place et contre un mur. Ils s'écroulèrent démembrés. Argo eut un dernier regard pour sa divine amie et se jeta peine perdue contre le lieutenant, mains enchainées. Passant ses poings autour du coup de l'homme trop sûr de lui, il tenta de l'étouffer.

Ce qui aurait pu être l'occasion pour la jeune fille de fuir, fut arrêter par un jeune homme qui tenait la chaine qui l'attachait. Elle regarda la scène, tétanisée. Argo se faisait lacérer par des lames sous ses yeux. Les autres guetteurs s'étaient lancé contre le brigand désespéré. Son corps se couvrait de sang à mesure qu'il résistait, jusqu'au moment où il s'écroula, le regard vide posé sur la donzelle. La vie l'avait quitté, comme il l'avait craint quelques heures auparavant.

Les gitans avaient cette capacité de sentir les malheurs arrivés. Capable de maudire de leur mauvais oeil leurs ennemis, la superstition s'ancrait de plus en plus parmi le peuple. La peur pouvait se lire sur certains visages. La bohémienne pleurait. Son protecteur n'était plus. Désespérée, ses beaux yeux croisèrent ceux de son exécuteur : non pas Tibérias, non ... mais un certain la Luzerne ...

S'il vous plait ...

Ce murmure s'échappa de sa bouche à son attention, le seul à pouvoir l'entendre. Les autres étaient trop occupés à s'occuper du corps et du juge ...

[/rp]

--LaLuzerne a écrit:
[rp]
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Tout s'était très vite passé. La Luzerne avait hoché la tête et suivit l'ordre de Tibérias en dégainant son épée. Puis d'un seul coup d'un seul, le juge s'était élancé avec sa garde sombre. Ces soldats, le jeune homme ne les aimait pas. De par leur uniforme, leur silence constant et leur brutalité sans borne. Son mentor avait sans crainte dans les quelques combats qui avaient débuté. Un instant de fascination put se lire dans les yeux de la Luzerne. Après tout, qui était Tibérias ? Le général des armées croisées aux mille et une histoires ! Le lieutenant de police incorruptible, le prévôt loyal, le juge sans faille. Pourtant, l'homme avait aujourd'hui sorti sa méchanceté et sa froideur. Il avait saisi une fille par le poignet et la traînait sur plusieurs mètres. Une fois que la Luzerne et la Garde expulsèrent les bourgeois et les notables de la place, ne restaient que les gitans et les hommes en noirs.

Tibérias prononça la mort de la jeune fille par une justice plus qu'expéditive. Le progrès, ce n'était pas cela. La haine enrayait le juge. Un bohémine fut traîné devant lui. Le magistrat ordonna qu'on le pendît. Chose qui déplut à l'homme qui se jeta sur Tibérias. A cette vision, la garde vint planter lames et poignards dans le corps du criminel. La Luzerne, surpris qu'on puisse s'en prendre à son mentor, resta tétanisé et ne put rien faire. Après la mort du fou, le jeune homme scruta le juge qui fulminait. Sa rage venait de monter, le gitan venait d'accroître la colère que Tibérias avait en lui pour ce peuple de vermines. Il y eut un long silence durant lequel, le seigneur de Ferney semblait réfléchir. Profitant de cette courte durée de paix, l'écuyer leva la jeune fille et sortit une corde de sa ceinture.

"Vous êtes en état d'arresta...

Il n'eut guère le temps de terminer sa phrase que la bohémienne lui murmura quelques mots. Suppliant, pleurant, elle était finie. La Luzerne scruta alors ses yeux et son visage. Elle était la beauté incarnée, malgré son teint commun aux gitans. La lorgnant un peu plus, le jeune homme se pinça la lèvre et ficela finalement les mains de la jeune fille dans son dos. Le silence sur la place ne lui permettait pas de répondre. Et le temps que mettait Tibérias à prendre ses décisions devenait inquiétant. Tandis que la scène se déroulait, la Luzerne songeait à la pitié qu'il éprouvait pour la jeune femme. Comment l'aider, lui le représentant de la Loi ? Lui le gens d'armes, le policier, la maréchal ? Non c'était impossible.

Subitement, Tibérias reprit la parole.

"Je vais vous aider, n'ayez crainte...

Mais les mots fanatiques jetés par Tibérias terrorisèrent bientôt le jeune homme et assurément la gitane...[/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]Alors qu'il tournait le dos à la scène, bien heureux de ces arrestations, le géant bohémien qui était à ses genoux quelques secondes auparavant et qu'il avait condamné à mort, s'attaqua à ses gardes. Tibérias se retourna et vit ses hommes voler dans les étals des marchands disparus. Avant même qu'il n'ait pu mettre la main au pommeau de son épée, le juge fut submergé par les mains du gitain. Posées sur son cou, elles essayaient d'étouffer le plus haut magistrat de Savoie. Toutefois Tibérias ne manquait pas de ressources. Le temps de réaction de ses gardes fut long, du moins il l'avait trouvé long entre les mains du criminel ! Le seigneur de Ferney put se saisir du poignard accroché à sa ceinture. D'un geste vif, il transperça l'abdomen du géant qui relâcha l'emprise qu'il avait sur le cou de Tibérias. Néanmoins, il resta collé plusieurs secondes à l'ancien général. C'était même ce dernier qui le retenait contre lui.

"Les gitans jamais ne durent derrière les murs...

Le terrible visage de Tibérias fut la dernière image de l'homme. A présent, les gardes noirs l'embrochaient de part en part. Quand suffisament de coup furent assénés, le cruel juge daigna laissé tomber le cadavre sur les pavés froids de la petite place. Le poignard dans les mains, le magistrat se baissa et essuya sa lame avec les vêtements du macchabée., puis il se releva et sombra dans une profonde réflexion.

Il s'était peut-être passé beaucoup de temps. Quand il sortit de ses songes, il secoua la tête et regarda la scène. La Luzerne, en train d'enchaîner la jeune voleuse et les autres gardes, autour des autres bohémiens. La bouche de Tibérias s'entrouvrit plusieurs fois sans qu'une parole n'en sorte. Finalement après plusieurs reformulations, la voix du juge résonna telle les paroles de Dieu sur le mont Sinaï :

"Cet affront ne peut rester impuni... Aussi, je décrête contre vous, Voyageurs, que désormais, à chaque crime causé contre la Savoie, vous devrez en payer dix fois les conséquences. Sur cela, Moi, Laurent di Leostilla, n'ai d'autre choix que de vous condamner, tous, à mort. Les pendaisons auront lieu dans la nuit.
- Mon seigneur... le Duc ?
- Ce que Selvage ignore... ne pourra pas lui faire de tort. Emmenez-les.


Sur ces mots, le convoi commença. Le soleil commençait à décliner de l'autre côté des montagnes, les cordes devaient être préparées.

Le soir, dans son Palais de Justice, Tibérias était assis dans son fauteuil. La nuit tombait. Les gitans avaient été placés dans les cachots des futurs exécutés. Se servant un gobelet d'eau, le juge n'avait pas même retiré ses gants de l'après-midi. Anxieux ? Non, impatient. Il se leva alors brusquement et ordonna aux gardes que les condamnations pouvaient commencer. Il quitta ensuite son bureau et se dirigea vers un rempart intérieur, avec vue sur la cour intérieur. Les mains posées sur les créneaux, il soupira en regardant l'échaufaud et le bourreau en train de vérifier l'état et la solidité de la dizaine de corde. L'exécuteur vérifia également l'état du mécanisme ouvrant les trappes. Oui, tout était prêt. Les gardes filaient à présent chercher les prisonniers. Au loin, Tibérias voyait de la lumière dans les appartements du Duc de Savoie.[/rp]

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MessageSujet: Re: [RP] Celestine ou L'amour est dans le cachot !!!   Ven 27 Mai - 21:14

Fenthick a écrit:
[rp]Nuit sans lune, ce soir là, sur les ruelles de Chambéry. Un mince brouillard, froid et pénétrant, plombe l'air de la Capitale de Savoie, la plongeant dans un étau angoissant et sourd.
Les gardes avaient fait allumer des feux, selon les ordres des officiers de quart, et, du haut de la Tour Trésorerie jusqu'aux petits quais de l'Albane rougeoyaient, de ça de là, les braseros de ceux, qui, sous l'œil vigilant du Très Haut, gardaient la quiète torpeur des habitants endormis.

Le Château Ducal trônait, au sommet de la butte fortifiée de Montjay, tel un colosse assoupi, et l'on pouvait voir, à travers le brouillard, la lumière tremblotante des quelques bougies encore allumées en dedans du Castel des Ducs de Savoie. Tout comme la cité et ses faubourgs, la plupart des résidents de la place forte s'en étaient allés rejoindre les douceurs du sommeil, emmenés loin, très loin de l'hiver savoyard et de ses rigueurs austères.
Et pourtant, malgré cela, la Cour d'Honneur frétillait d'animation silencieuse. Oh, pour cela, ils étaient discrets les bougres, mais alerter le moindre membre d'une mesnie aurait été une faute grave, car comme le disait le proverbe si bien à propos "rien n'est plus dangereux que l'eau qui dort", et l'esclandre était fuit comme la peste, en ces jours. Surtout si le plaignant avait une couronne sur la tête et un bon nombre de gaillards tout pareil qu'eux sous ses ordres.

L'une des fenêtre à la lumière vacillante se trouvait être l'une des quelques fenêtre des pièces réservées au Duc et à sa famille si il en avait une. Là haut, l'on trouvait dans la chambre une magnifique femme blonde, jeune, endormie sous une quantité impressionnante de couvertures. La douce Auris était encore fragile de sa maladie qui l'avait frappée sans prévenir.
Sur son bureau, Fenthick, avachit comme une ivrogne sur la fange de ses cochons, ronflait allègrement sur les parchemins qu'il rédigeait, et sa main, tenant pourtant encore sa plume, s'était semblait, arrêtée en pleine action.

Perdu à des rêves étranges et passionnants, d'armures et de coups, de chevaliers et de monstres, c'est un Duc Régnant de Savoie épuisé, qui sans le moins du monde le sentir venir, s'était écroulé de fatigue en le lieu le plus inconfortable qui soit pour le repos, à savoir, son lieu de travail.

Et lorsque ce fut un La Luzerne, qui, en trombe et en force, tambourina allègrement à la porte, c'est un Fenthick passablement énervé, remonté, épuisé et mal à l'aise qui se réveilla en sursaut.


Votre Grasce! Votre Grasce!! Il a perdu l'esprit, il nous va les pendre par le cou, et ils flotteront autour d'une corde dans moins de temps qu'il ne faut pour le dire! Votre Grasce sortez! VOTRE GRASCE !!


Sans rien y comprendre, Fenthick se força néanmoins à ouvrir la porte, et à voir un Agent du Guet, à genoux, le supplier de le pardonner, mais qui lui indiquait que le Juge allait pendre des gitans, pour le simple fait qu'ils étaient gitans.


Pardon??! Si tu mens, tu le payeras, jeune homme! ne put il que lui répondre.


Mais non, il ne mentait pas. D'ailleurs, l'activité de la Cour gagnait en intensité et en frénésie, et l'on voyait de plus en plus d'ombres s'agiter, aller et venir, s'arrêter pour repartir.


Ferney ...


Ni une, ni deux. Epée au fourreau, deux gardes protocolaires, sa vieille cape aux armes de Saint Dalmas le Selvage sur le dos et sa courronne vissée sur la tête, le Galanodel entreprit une descente ultra rapide de la volée d'escaliers qui le séparaient de la Cour d'Honneur.
Déjà, le bourreau s'avançait, prêt à tirer la manette dérobant le plancher aux malheureux en potence. Et qu'elle ne fut pas la tête du Duc, devant ces dix hommes, femmes et enfants alignés, sans aucun respect pour leur statut.

Sur le porche du Chateau, Fenthick sentait monter en lui la colère. Tibérias? Il avait été nommé pour sa dureté, mais pas pour son inconscience. Fenthick n'avait pas le gêne des gardes, et à peine un pied posé dans la Cour que le Duc lança son appel, dirigé droit au Magistrat.

FERNEY!![/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]Les mains gantées de noir de Tibérias reposaient, crispées, sur le rempart. L'homme regardait les prisonniers avancer vers leur dernière scène. Entourés de quelques gardes, un, deux, trois, cinq, sept et neuf condamnés apparurent. Neuf ? Le dixième arriverait sûrement. Mais non, il n'y eut plus rien. Passablement énervé, le juge tentait de voir quel gitan il manquait. Et subitement, il se souvint : la jeune fille qu'il avait pris la main dans le sac ! Tapant du poing sur le créneaux, le plus courageux des gardes vint annoncer la mauvaise nouvelle.

"Mon seigneur, une bohémienne s'est échappée. Elle n'est plus dans sa geôle...
- C'est impossible, quelqu'un l'aura forcément aidée...
- Le dernier a l'avoir vu est le Sergent La Luzerne, mon seigneur. Il l'a sortie de prison prétextant que vous vouliez voir la condamnée...
- Quoi ? Non, c'est impossible...


Trahi par son propre écuyer ? Ou un piège ? Que s'était-il passé dans les cachots ce soir...

"Lancez un avis de recherche Capitaine. 500 écus pour la capture de la gitane. 200 écus pour quiconque dénonce ses complices. L'argent attire le monde. Vous verrez que probablement, ce sera un bohémien qui dénoncera sa congénère !

Cela n'avait plus aucune importance désormais. L'évadée serait retrouvée, c'était évident. Ce n'était d'ores et déjà plus qu'une question de temps. Il fallait désormais se concentrer sur les pendaisons. Les condamnés avaient tous la corde au cou. Seule l'une d'entre elles flottait dans les airs, lançant un regard de défi au juge.

"Ne t'en fais pas... tu seras bientôt comblée...

Tibérias lança alors un regard au bourreau et leva la main. Mais à cet instant, une voix s'éleva du rempart. Le duc, Fenthick était parvenu jusqu'ici et s'avançait vers lui, visiblement énervé. Le magistrat n'en ferait rien. Il baissa le bras et les trappes furent ouvertes, étouffant les bohémiens qui tentaient tant bien que mal de passer leurs mains entre leur cou et la corde.

"Selvage, fit Tibérias une fois le duc parvenu à sa hauteur, des ennemis du duché, ne désirant que l'or et votre mort.

A l'allure des gardes qui positionnaient leurs mains sur le pommeau de leur épée, le juge sentait qu'une douce odeur de catastrophe flottait dans les airs.

"Ne menacez pas le Juge de Savoie de vos armes !

Mais ces gardes ducaux n'obéissaient qu'au Duc comme la garde de justice n'obéissait qu'au Juge. La sensibilité de Tibérias fut trop touchée par ces insolents gardes. Comment menacer un conseiller ducal ! Il dégaina alors sa rapière imité par les deux gorilles. Le premier chargea, le vieux général l'évita, l'attrapa par ses vêtements et, profitant de l'allure donnée par son élan, il le propulsa contre le mur, assomé. Le second, moins stupide, échangea quelques parades et attaques avec le juge. Mais un puissant coup de la garde de l'épée du magistrat vint heurter sa mâchoire. Tombant par terre, il ne resta que le duc, silencieux.

"La paix nécessite des sacrifices, les criminels ne peuvent rester impunis, les récentes révoltes dans deux villes de la Savoie le démontrent. Nous devons purger, Selvage. Vous pensez la même chose que moi. Tuez-moi si la vérité vous dérange.

Sa provocation ne laisserait pas le duc de marbre. Tibérias était prêt à parader son attaque qu'il sentait venir. Les réflexes étant plus vifs que la réflexion, le juge avait l'avantage d'attendre. A la lueur des torches enflammées, les deux personnalités fortes de la Savoie restaient silencieux. Hommes de foy, hommes de pouvoir.[/rp]

--.celestine. a écrit:
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Le temps semblait s'etre arreté. La vision du corps sans vie de son compagnon la laissa avec un noeud dans la gorge et une boule au ventre. Tout espoir semblait disparu lorsque le garde qui l'enchainait lui sussura qu'il allait l'aider. Ses grands yeux marrons perdus dans l'immensité du regard bienveillant de la Luserne la fit presque sourire.

La procession fut lente jusqu'aux geoles du chateau. Les gens leur jetaient des déchets alors qu'ils avançaient en file indienne, enchainés. Elle avait perdu de vue le jeune homme quand un chou pourri lui tomba dessus. Recrachant les feuilles qui étaient entrées dans sa bouche, elle chercha du regard, de ce regard empli de haine mais surtout d'incompréhension, la femme qui la regardait de manière hautaine.

Se mordant la lèvre, elle avait ralenti le pas au point de s'arreter à hauteur de celle là et fit un mouvement pour aller vers elle. La femme recula apeurée. Puis une douleur vive lui parcourut la base du dos. Poussée violemment par un garde pour qu'elle avance et se remette dans la file, la douleur resta figée à sa croupe lui arrachant des larmes bien malgré elle.

La cellule était petite et sale. Meme là où elle vivait, il ne faisait pas si sale. Elle resta prostrée contre le mur du fond de la pièce. Elle sentait les insectes et la poisse entre ses orteilles.

Quand elle vit apparaitre la Luserne à la porte, elle eut un bondissement dans son coeur. Il était quand meme venu la sauver !
Mais ses paroles la firent frémir ... [/rp]

Fenthick a écrit:
[rp]Il en eut le souffle coupé, lorsque malgré tout, Ferney abaissa son bras. Il avait fi de son interjection, fait fi de son autorité ducale et surtout, fait fi de leur amitié.
Ou peut être que non. Car l'amitié, chez Ferney, revêtait une forme particulière, et bien que noire et dure, elle était forte. Si il y a avait un homme, en Savoie, prêt à tout risquer pour Fenthick, par pure amitié, jusqu'à sa vie, c'était probablement Laurent di Leostilla, Tibérias, Seigneur de Ferney et nouveau Baron.

Mais ses deux gardes avaient réagi bien plus vite qu'il ne l'eut cru, et s'étaient avancés vers Ferney avant que le Duc ne réalise réellement ce qui venait de se dérouler sous ses yeux. Ils avaient manifestement perçu la colère sourde du Duc de Savoie, et sans ménagement, s'avançaient, épée à la main.
Un bref combat s'en suivit, ou le Juge de Savoie prouva encore une fois ce que cela voulait dire, que de se battre. Les deux gardes à terre, ne restaient que les deux hommes, face à face, dans un silence de mort.

Détachez les!

Adressé au bourreau, l'ordre puissant ne laissait aucune interprétation possible, si bien que le colosse commença, non sans un regard au Juge, à trancher les cordes des pendus. L'on en trouva un encore vivant. Par quel miracle? Nul ne le saurait. Mais, le nœud avait été mal fait, racontait on.

A l'infirmerie, et vite! lâcha Fenthick, lorsque le bourreau approcha, l'enfant dans les bras. Curieuse vision d'ailleurs, mais il avait du réaliser, devant la scène, qu'il ne vaudrait mieux pas achever le petit être.

Son regard ne quittait pas celui de Ferney. Il lâcha d'un ton sec et froid, atteint d'une sourde colère, ces quelques mots fatidiques.

Être Juge ne vous dispense pas d'obéir à un ordre ou d'être respectueux. Seul le Duc, est au dessus de la loi.
Des voleurs, tout au plus, Ferney. Pas de pendaison.


Un sourire s'esquissa sur le visage de son ami. Fenthick n'y tint plus.

Vous m'envoyez navré.

Et il dégaina sa lame, puis, se jeta sur Ferney et le tintement de l'acier résonna dans la Cour. Lames contre lames, les deux hommes se regardèrent une fois encore, avant que, vive et terrible, ne commence la danse de mort.[/rp]

--LaLuzerne a écrit:
[rp]
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Tout était allé si vite... Et pourtant, c'était un plan non sans difficultés qu'avait entrepris La Luzerne. Le soir, avant que les condamnations à mort ne débute, le sergent se faufila dans les cachots des derniers instants et ordonna qu'on lui donne la prisonnière, prétextant une visite dans les sous-sol de la Torture. On la lui donna, sans aucun souci. Tous les gardes savaient ici que le jeune homme était l'écuyer et l'homme de confiande du juge. Ce dernier reposait souvent sur lui et l'envoyait éxecuter ses propres ordres.

"Libérez la bohémienne. Le Juge Tibérias veut lui appliquer la Question.

Sans trémolo dans la voix, la Luzerne paraissait sûr de lui. Les deux gardes eurent un sourire entendu par lui. Ceux qui passaient par la Question n'en ressortait guère en vie, mais il n'était pas mort pour autant. Qui sait ce qui se passait réellement dans les sous-sols... Ils déverrouillèrent la grille, empoignèrent la gitane et la confièrent à la Luzerne qui les remercia. Il les regarda une dernière fois. S'il la faisait évader, ces deux hommes le trahiraient... Règle numéro 12 du CTT - Code Tacite de Tibérias - il ne doit y avoir aucun témoin. Mais il ne put se résoudre à les attaquer. Deux contre un, la tâche était difficile. Tant pis... Prenant la gitane par la main, il fit semblant d'être brusque avec elle.

Traversant les couloirs en silence, La Luzerne avait un objectif bien précis. Il fallait qu'il l'explique à celle qu'il sauvait. Poussant de lourdes portes, tous les deux attérirent dans la salle du tribunal. Le sergent regarda le haut siège du juge et se sentit lui-même coupable. Il ferma les yeux et bloqua la condamnée contre le mur.

"Il y a un passage secret dans la Salle d'Armes de la Tour... Nous allons l'emprunter, il mène à l'extérieur, près de la rivière. Là-bas, vous serez sauvée et vous pourrez quitter Chambéry et la Savoie. Dépêchons-nous avant que le juge ne s'aperçoive de votre absence.

Il ne lui laissait jamais le temps de répondre. Ils traversèrent à nouveau les portes en bois et continuèrent dans les sombres couloirs, parfois éclairés par des torches. Des cris et des ordres fusaient à l'extérieur, que pouvait-il bien se passer ? A peine songeait-il à cela que le tocsin résonna, annonçant l'évasion de la prisonnière. La Luzerne acceléra alors vivement le pas, son coeur battant à tout rompre. Ils évitèrent de justesse une patrouille de gardes qui la recherchait. Puis enfin : la Salle d'Armes. Le jeune homme se précipita à l'intérieur, refermant la porte. Il se dirigea ensuite vers un immense bouclier, accroché à un mur qu'il retira de son emplacement. Une petite trappe se dévoila à leurs yeux. Il l'ouvrit, c'était un tunnel étroit où l'on ne pouvait avancer qu'à quatre pattes.

"Rentrez vite là-dedans ! Je vous suis, faites-moi confiance...

Tandis qu'une patrouille au pas lourd se faisait entendre dans le couloir, La Luzerne la regarda. Au pire, si elle ne décidait pas, il pourrait dire qu'il l'a retrouvée... Idée qui ne l'enchaitait guère mais qui lui sauverait la vie. Le sort de la gitane était entre ses propres mains.[/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]Du haut de cette cour pavée, le duc ordonna qu'on détachât les gitans. Tibérias avait toutefois bon espoir que tous avaient trépassé. Le bourreau tâtait chaque corps sur l'estrade. Seul un avait survécu. Dans les bras de l'imposant exécuteur, cet enfant reposait tranquillement. La colère s'était emparée du magistrat. Si Fenthick laissait ce condamné vivre, il voudra un jour se venger de la Savoie, c'était un ennemi et il fallait terminer les actions entreprises. L'homme se jura de parvenir jusqu'à la fin de sa mission. S'il retrouvait un jour cet enfant et l'évadée, il les tuerait, sans sommation, sans cérémonies officielles ou officieuses, dans la forêt, loin, sans témoin. Voilà ce qu'il en coûtait de faire les choses bien : le duc n'était pas enchanté.

"J'aimerais bien savoir envers qui j'ai manqué de respect. Les voleurs, c'est au bout d'une corde que leur vie s'achève !

Selvage lâcha encore quelques mots et attaqua subitement. Préparé à ce léger contre-temps, Tibérias para l'épée du duc à la hauteur de son cou. Ce beau réflexe lui avait sauvé la vie. Dieu du Ciel, Fenthick l'aurait fait ! Fermant les yeux alors que les lames étaient inséparables, le juge décida de jouer la défense face à la couronne. Quand leur terrible duel débuta, il ne fit que parer les bottes et les attaques simples de son adversaire. Mais ses vieux instincts lui revinrent bien vite. Alors qu'il touchait l'épée du duc, il contre attaqua violemment visant à décapiter son ami. Grâce toutefois à un mouvement de recul in extremis, Selvage se dégagea sans mal. Mais la couleur était donnée et Tibérias commença lui aussi à enchaîner ses meilleurs et terribles coups. A la lueur des torches, le juge, malgré ses habits de fonction, tenait bon. Tout comme Fenthick qu'il n'avait jamais vu combattre et qu'il le surprenait de plus en plus. Sa lame passa très près des oreilles du général qui se baissa juste à temps.

"Eh bien, Selvage, sommes-nous voués à un combat sans fin ? Hum ?

Le juge laissa échapper un rire étrange et enchaîna dans une rapidité déconcertante toutes ses plus fines bottes. Dans un style très académique, son adversaire les contra toutes. Surpris par la prestation de Selvage, le général opta pour un repli très stratégique. Il s'engouffra dans les escaliers et grimpa les escaliers aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Il était bientôt à la plus haute tour du château ducal. Fenthick allait arriver il en était certain. Aussi, le juge, plein de malice, repéra bien vite la corde traînant au pied d'un créneau. La longueur de cette corde lui permit de faire le tour de sa taille. Mais que faisait-il donc ? Après s'être ficelé, il encorda solidement le rempart. Finalement, la porte de la tour s'ouvrit et Selvage apparut. Dissimulant aux yeux du duc ce qu'il venait de faire, Tibérias se colla contre la structure et se mit à sourire doucement.

"Non, le voyage ne s'achève pas ici... La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut tous prendre. Le rideau de pluie grisâtre de ce monde s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent... N'avancez pas où l'un de nous demain ne verra pas le soleil se lever...
[/rp]

--.Celestine. a écrit:
[rp][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Derrière la porte de sa prison, il lui semblait que le temps s'était arrêté. Le rire gras des gardes qui s'entendait avec celui qui lui avait promis de la sauver, résonnait dans les couloirs des sous sols du château. Finalement, il s'était joué d'elle pour la rendre docile jusqu'à la fatalité.
Elle percevait les quintes de toux et les pleurs des enfants qui se trouvaient dans les autres geôles, attendant leur terrible sort que ce fou de juge leur réservait.

Comment pouvait on être si cruel ? Certes elle avait tenté de voler, la dernière leçon ne lui avait pas suffit. Mais la mort était elle la seule solution ? Pour le juge animé de haine, c'était une évidence. On ne pardonne pas. En plus de cela, il souhaitait la voir. Torture et humiliation attendait la belle gitane, c'était la réputation bien connue de ce personnage.

Quand la porte s'ouvrit, le visage de La luzerne lui apparut à la lueur d'une torche. Elle aurait voulu lui griffer le visage et se venger de cette trahison. Violemment, les gardes lui saisirent les poignets et l'attirèrent hors de la pièce, sans aucun ménagement. Elle tenta de résister mais sa force était si faible que sa résistance était aussi futile que celle d'une feuille morte attachée à un arbre lors d'une tempête. Quand elle fut face à l'écuyer, elle ne put se résoudre à réagir. Les images de la mort d'Argo la hantaient.

Prenant le relais sur les gardes, La Luzerne la tira derrière lui, sa main dans la sienne. Malgré une certaine brusquerie, tenir sa main lui semblait étrange. Ce n'était pas un geste sans signification. Elle aurait voulu lui poser des questions mais la situation ne se prêtait pas à la conversation. Les pas rapides de celui qui la menait vers son destin ne lui en laissaient pas le temps.

Au lieu de descendre vers la cave des Tortures, ils remontaient visiblement, jusqu'à arriver dans une grande salle, celle du tribunal. Fixant de ses yeux incrédules le jeune homme qui lui tenait toujours fermement la main, elle fut saisie lorsque celui ci la plaqua contre un mur, murmurant à son oreille.

La promiscuité de son sauveur souleva sa poitrine menue d'une émotion indescriptible. L'odeur de la sueur provenant de l'homme l'agita légèrement. Son oreille écouta sa voix murmurée, légère et douce qui la rassura sur ses intentions. Il venait de trahir le juge pour elle. Fascinée, elle ne répondit pas, laissant faire. L'instant ne dura pas. Déjà ils repartaient dans leur course folle à travers les couloirs du château.

Par quelle miracle personne ne croisa leur chemin ? Sans doute parce que le jeune homme connaissait parfaitement le passage des gardes dans les différents secteurs du château. Pourtant à chaque intersection, on entendait non loin les bruits de métal, de bottes claquant sur le sol au pas de course, si bien que le coeur de la bohémienne bondissait à chaque fois qu'un bruit suspect ou qu'une ombre lui paraissait inquiétante.

Comme elle aurait aimé un instant de tranquillité avec lui ...
Enfin ils atteignirent une grande salle munie d'armes en tout genre et de mannequins. Visiblement la salle servait d'entrainement aux soldats. La luzerne lui lâcha la main pour décrocher un bouclier aux armes du Duc de Savoie. Celui ci cachait un passage secret.
Il lui ordonna de s'y engouffrer. Comment ne pas obéir dans cette situation ?

Prenant appui sur un banc pour grimper jusqu'à la trappe, la jeune fille se tenait à quelques centimètres de lui. Une patrouille approchait et l'excitation de l'instant l'emporta sur tout le reste. Elle se pencha à sa hauteur et posa ses lèvres sur les siennes. Ce contact sembla durer une éternité. Ses mains tenaient le visage du jeune homme puis le relâcha, échangeant un regard profond de signification.

Finalement elle s'engouffra dans le tunnel dont les toiles d'araignée tapissaient les parois. Elle n'y voyait rien mais avança avec habileté. Rien ne pouvait être pire que la mort de toute manière. Dehors, elle pourrait lui parler enfin ...
Après quelques minutes, elle se cogna contre une plaque de bois qu'elle poussa de toutes ses forces. La lune baigna alors de sa lumière lactée les bois entourant le château, au delà de son rempart. Le monticule recouvert de ronces et d'arbrisseau n'aurait pu livrer son secret sans une recherche minutieuse. S'extirpant en s'arrachant la peau sur les végétaux piquants, elle se retourna vers le tunnel, attendant que son compagnon de fortune apparaisse, ce qui n'arriva pas ... [/rp]

Fenthick a écrit:
[rp]S'en était suivi une passe d'arme mémorable. A vrai dire, le Duc savait s'être attaqué à forte partie, en la personne de son Juge. Il le savait très fine lame, et remercia d'une pensée son maitre d'armes, plus jeune, d'avoir été si tenace à la tâche. La guerre, maintenant le duel avec Ferney. Ce n'était bien que grâce à lui que Fenthick était encore en vie.

Les lames frappaient à une vitesse folle. Et il s'amusait .. Terrible chose, inavouable, mais Fenthick prenait du plaisir à tout cela. Mais il dissimulait la chose, et attaquait sans plaisanterie ni fioritures. On se battait à mort. Et Tibérias le perçu bien..

D'abord sur la défensive, il avait paré les premiers assauts de Fenthick d'une adresse remarquable. Ses réflexes n'avaient rien perdus de leur superbe. Loin de là. Et lorsqu'une faille apparue, dans un assaut un peu trop précipité, il n'hésita pas plus longtemps et manqua de peu le Duc, qui, par chance, fit un vif mouvement de recul, qui lui sauva le nez.

Les passes s'enchaînaient, sans qu'aucun des deux ne faiblissent. Fenthick opposait son style académique et épuré aux fioritures et à l'inspiration de Tibérias, et leur jeu faisait jeu égal, pour l'instant. Comme le fit remarquer ce dernier, le duel semblait sans fin.

Se reculant après une passe particulièrement intense, Fenthick reprit son souffle, et échangea un regard avec le Juge. Quelque chose passa, dans ce regard, comme un grain de folie.. "Point de génie, sans un grain de folie".. Il avait trouvé cela sur un parchemin de son oncle, estampillé d'une plume et d'une épée. Une légère bourrasque souffla sur les remparts, et, sans raison aucune, en ce plein hiver, une rose rouge sang vint se poser entre les deux hommes. Puis, il se mit à neiger.

Un garde souffla deux coups dans son olifant, signal d'un Duc en danger, et la vie du Château s'anima progressivement. Notamment à la caserne.
Ferney fit volteface et s'engouffra dans l'escalier de la Tour Trésorerie, la plus haute du Castel.
Epée à la main, Fenthick courut après lui, et le rejoignit au sommet, non sans avoir, d'un coup d'épée, tranché les cordes qui retenaient les herses de la Tour.

Ce sera vous, ou moi. Mais personne d'autre.

Dit il avec un sourire.

Alors Ferney, que nous avez vous encore inventé? Vous allez voler, maintenant?

Il eut un petit rire amusé, et se jeta sur l'autre, épée en main, pour la fameuse botte de César.[/rp]

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Dewan
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MessageSujet: Re: [RP] Celestine ou L'amour est dans le cachot !!!   Ven 27 Mai - 21:15

Dewan a écrit:
[rp]Il était bien tard dans la soirée quand la Chambellan quitta son bureau avec dans ses bras plusieurs rouleaux contenant des informations sur les prochaines cérémonies et projets. Un long baillement déforma son doux visage entouré de ses délicates boucles blondes. Dans une main, une bougie sur un socle relevant des reflets dorés dans ses cheveux et les fils soyeux de sa tenue. Les couloirs étaient froids en cette nuit et un courant d'air la fit frissonner. Rien d'extraordinaire par rapport aux autres jours où elle quittait bien tardivement le chateau de Chambéry.

Elle se rappela que le Duc, son cousin, devait etre encore à travailler. Elle eut un sourire en pensant qu'il devrait s'occuper un peu plus de son épouse mais souvent les hommes au pouvoir en oublie la douceur de leurs épouses ou leur fiancée. A cette pensée, son esprit fugace se dirigea vers Tiberias. Elle devait le retrouver pour partir pour Evian. Le juge mettait un point d'honneur à raccompagner sa douce jusqu'à ses terres.

Etonnée de ne pas le voir arriver par le couloir comme il était prévu, la jeune fille se dirigea vers les quartiers du tribunal. Sans doute avait il encore un dossier en retard, ou une affaire à régler. Pourtant dans ce cas, il aurait envoyé La Luzerne pour la prévenir. Un peu anxieuse, la demoiselle d'Evian écoutait les bruits du chateau.

Chose peu commune, il y avait de l'agitation dans les couloirs qu'elle approchait. Avec ses dossiers, elle se sentait en position de faiblesse pour se défendre au cas où. La dague dissimulée sur sa cuisse prendrait trop de temps à se retrouver active. Mais ce fut le cor d'alerte qui la fit tressaillir.
Un terrible pressentiment attaqua le coeur de la jeune fille.

Croisant un groupe de gardes près de l'entrée de la cour, elle en accrocha un afin d'apprendre la douloureuse situation. Le Duc et son fiancé étaient en plein duel en haut de la tour Trésorerie. Un domestique s'étant levé par hasard avec le vacarme fut chargé de garder la paperasse qu'elle avait emporté, puis soulevant les pans de sa robe, elle se mit à courrir, s'engouffrant dans les escaliers étroits et sinueux permettant d'arriver à la tour plus rapidement. Les gardes n'empruntaient pas ces escaliers, trop étroits pour pouvoir combattre avec aisance.

Arrivant devant une lourde porte de bois donnant sur la plateforme de la tour, Dewan fut prise au dépourvu en trouvant la porte verrouillée. Heureusement qu'un trousseau de clés lui avait été remis mais dans la précipitation, elle prit un temps fou à chercher la bonne.

Ses pensées étaient tournées vers les deux hommes. Que s'était il passé pour qu'ils en arrivent là ? Leur combat semblait totalement irréel, tant son fiancé et son cousin étaient proches ! Elle espérait juste que rien ne se passerait de facheux quand un déclic se fit dans la serrure de la porte. Dewan apparut dans l'embrasure de la porte alors que le duel arrivait à un moment fatidique.

Non ... !!![/rp]

Tiberias. a écrit:
[rp]Le tocsin résonnait dans le château et dans toute la ville. L'évasion de la gitane ne passerait pas inaperçu et c'était tant mieux ! Tibérias tenait absolument à la retrouver. Une autre alarme s'élevait dans le airs, annonçant le duc en danger. Cela fit presque sourire le juge. Tandis que sa garde noire recherchait l'évadée, celle de Fenthick cherchait l'homme couronné. Les légers flocons de neige qui tombaient d'un ciel déchiré, amusaient Tibérias. La neige ! Il était toujours heureux de la voir. Vingt années en Orient sans apercevoir le moindre giboulée, n'aspirant que la poussière d'un sable chaud et d'un désert meurtrier. Le vieus général avait tué bien plus coriace que Fenthick ! Des maures immenses, des infidèles puissants et des arabes à la musculature jamais vue ! Alors ce n'était pas un duc arrogant et maniant depuis trop peu l'épée qui vaincrait le croisé. Le croisé car c'était ce qu'il était redevenu depuis peu. Dès qu'il combattait, l'esprit de Tibérias le transportait en Orient et tout se transformait autour de lui. Il fallait croire que l'expérience en Terre Sainte fut d'un choc terrible, violent et sans remède. Les catapultes, les flèches sifflantes, les épées s'entrechoquant, les cris jaillissant de toutes parts... et ce, pendant deux décennies ! Le cerveau humain n'était pas construit pour supporter cela. C'est pourquoi la guerre tuait beaucoup de personnes. Aucun homme ne survivait longtemps... et pourtant le général était toujours là, à se battre. Comme il aimait à se le dire : il ne lâcherait son arme qu'une fois rigide et refroidi !

La phrase de Selvage le maure le fit aussi sourire. Puis ce dernier attaqua. Le général Tibérias n'attendait que cela. Parant la feinte de Fenthick, Ferney sortit sa plus belle botte secrète qui destabilisa son adervsaire. Il en profita alors pour lui donner un puissant coup de pied dans l'abdomen. Le duc recula, le souffle peut-être coupé un instant. Le juge profita de cette occasion pour monter sur le rempart, non sans faillir perdre l'équilibre. Levant les deux bras, il regarda Selvage.

"Voler ? Oui, c'est à peu près cela. Je remercie le Seigneur de ma folie, sinon jamais je n'oserais faire cela !

Au même instant, la porte de la tour s'ouvrit et sa douce Dewan fit irruption dans la scène. Le général eut un salut respectif envers elle. La corde n'était pas visible pour les deux autres, du moins, il l'espérait ! Car du haut des remparts, le juge de Savoie se jeta... La surprise des deux autres dut être effarante. Tibérias était réellement fou à lier.

Le saut dans le vide lui procura une poussée d'adrénaline impressionnante. La chute dura quelques secondes seulement, et quand toute la longueur de la corde fut épuisée, Tibérias se heurta violemment contre les pierres du château. Il laissa échapper un "outch" lorsque sa respiration fut saccadée par la puissante ficelle attachée autour de sa taille. Il avait plongé de quelques mètres et la tour était encore immense. Regardant en bas, le fond n'était pas visible. Chose qui terrifia le juge qui tenta désormais de s'accrocher à au rebord d'un étage. Il fallait vite procéder, le duc aurait sûrement l'idée de trancher la corde ! Fou et amusé qu'il était. Par une agilité et une force assez incroyable, le magistrat commença à longer le rebord jusqu'à trouver une fenêtre. Visiblement personne ne travaillait dans la salle qui n'était pas éclairée. A moins que quelqu'un n'y dorme... Faible probabilité. Défonçant les faibles carreaux, Ferney s'engouffra dans la pièce, détachant la corde autour de lui.

Il s'approcha de la porte et l'ouvrit légèrement. Juste assez pour voir un garde ducal venir à lui. Refermant doucement, il patienta que le soldat soit à sa hauteur pour lancer brusquement la porte de bois qui heurta violemment l'homme le laissant inanimé sur le tapis rouge. Tibérias sortit ensuite tranquillement de la salle, regardant, pathétique, le garde à terre. Le bruit et le coup avaient été surprenants, c'était vrai, mais il s'en remettrait. Et au juge de s'enfuir à nouveau dans les couloirs. Mais cette fois-ci, s'il retombait sur Fenthick, il n'y aurait plus d'échappatoire. Et à l'intersection dans un petit hall, il vit le duc, suivie de Dewan descendre quelques escaliers. Faisant tournoyer sa lame dans sa main, le général attendait le dernier assaut. Quand l'épée de Selvage entrechoqua la sienne, l'amusement et la terrible violence reprirent.

"Diantre...

Au dessus de leurs têtes, un immense chandelier somnolait...[/rp]

Dewan a écrit:
[rp]Il avait sauté ! Par Aristote et tous les saints, Dewan n'en revenait pas de ce qu'elle vit ! Son amour, son fiancé, la salua pour se jeter comme un oiseau du rempart bordé de la lueur de la lune. La jeune fille sentit son coeur s'arreter. Mais qu'est ce qui leur prenait à tous les deux ?

Se précipitant vers l'extrémité du rempart d'où Tiberias avait sauté, elle passa devant Fenthick. Une colère indescriptible l'habitait. Le Duc avait été propulsé par un coup de pied et après avoir constaté qu'une corde attachait son bien aimé et l'apercevoir entrer dans une pièce en contrebas, la demoiselle d'Evian se retourne sur son cousin.

Mais vous etes fou ? Fen ! Tiberias est ton ami ! Je ne sais pourquoi vous vous battez mais arretez cela !

Les larmes aux yeux, elle ne pouvait pas imaginer que cette scène était réelle. Elle devait s'etre endormie dans son bureau et faire un terrible cauchemar. Oui c'était cela. Pourtant le froid piquant ses joues blemes et refroidissant les trainées humides sur son visage lui semblait bien vrai.

Depuis les nuées sombres, de petits flocons de neige donnaient à la scène un effet surréaliste. Un Duc légèrement courbé, une jeune fille aux boucles blondes agitées par un vent glacé et un silence de mort dans les cieux au sommet de la tour. Les gardes arrivaient seulement.

Pourtant rien ne s'arreta, rien n'était figé. Fen était aussi fou que son amour. Ce n'était pas fini, loin de là ...[/rp]

Fenthick a écrit:
[rp]Se redressant, Fenthick se massa rapidement son ventre endolori par le coup du Juge de Savoie. Un coup d'oeil par dessus les créneaux lui indiqua que, bien sûr, Ferney n'était pas mort, mais bien vivant, quelques étages en dessous. Un sourire aux lèvres, Fenthick tourna son visage vers Dewan, l'oeil pétillant d'un entrain non dissimulé, désormais.

Ma chère filleule.. Si il est sûrement vrai que je suis naïf et idéaliste, la palme de la folie revient à ton fiancée. Et par Aristote, c'est heureux!

Elle écarquilla les yeux, et lui lança un regard effaré.
Quand à lui, porté par une énergie nouvelle, il fut sur elle en deux bonds, lui baisa le front, comme il l'aurait fait à une soeur, et s'élança dans le colimaçon qu'il avait gravit à l'aller.

Épée en main, il dévala les marches et d'un saut, se délaissa des trois dernières marches. Joyeusement pour lui, il connaissait parfaitement cette partie du Château.
Il compta trois dalles au sol et s'appuya lourdement contre le pan de mur à l'opposé, qui pivota pour l'engloutir.
Une nouvelle volée de marches, et il arrivait devant un nouveau mur, qu'il lui suffit de pousser pour se retrouver tout en bas du colimaçon. Tendant l'oreille, il entendit presque simultanément, un cri, plus haut, Dewan, sans doute, et un craquement de porte de bois.

Il jaillit en bas de la tour, pour trouver un Tibérias lorgnant un garde étalé au sol. Ce dernier le vit arriver et ..
Leurs épées s'entrechoquèrent dans un tintement sonore. Ferney eut un mot, et Fenthick se recula, pour lever les yeux vers l'immense chandelier, au plafond. Chandelier, bien sûr retenu par une corde, pour être descendu lors du remplacement des bougies..
Et le Duc de s'approcher, triomphant, du mur.

Dommage, Ferney. C'était bien joué..

Un coup sec de son épée sur le chanvre qui rompit net. Et le Chandelier de tomber droit sur Ferney..[/rp]

Dewan a écrit:
[rp]Croyait il, tout duc qu'il fut, qu'elle resterait là à ne rien faire ? C'était mal connaitre sa cousine que de se satisfaire de quelques traits d'humour pour la laisser en reste ! Dewan connaissait les ficelles des filatures et l'art de se faire discrète quand il fallait. Visiblement Tibérias n'était pas tombé jusqu'au sol ! Elle s'était élancée vers le rempart pour voir une corde pendre plusieurs mètres plus bas. Un soupire et déjà, elle repartait en courant, en talonnant le Galanodel. Observation, tourment en son coeur, malice dans ses gestes, elle devait le suivre à tout prix et peu important si elle traversait ces couloirs sombres, ces passages dérobés dont elle ne connaissait pas les issues. Il fallait qu'elle ne le perde pas de vue !

Débouchant sur une salle où un lustre au nombre de bougies impressionnant surplombait alors son fiancé, épée au poing, la jeune femme approcha, le pas feutré, dans le dos de son cousin qui déclara bien sûr de lui :

Dommage, Ferney. C'était bien joué..

Le lourd lustre émit un couinement lorsque la corde lâcha. La poulie déchaina alors tout son grincement sous le poids de l'objet, manquant elle-même de se briser sous la pression.

Plus question de penser, de calculer, de mettre en place une stratégie ! Il fallait agir, même inconsidérément. La jeune fille bouscula Fenthick qui se retrouva à son tour sous l'énorme lustre alors qu'elle tenta de rattraper la corde qui se dérobait.

Un bruit sourd accompagna l'arrivée du lustre sur le sol. En dessous, deux hommes. La garde présente s'empressa de dégager ceux-ci, ayant perdus connaissance.
Dewan, complètement paniquée, s'était précipitée près de Tibérias et de son cousin afin de vérifier s'ils vivaient toujours. Par chance, le fait qu'elle poussa le duc, avait fait reculer son fiancé de la partie la plus lourde et épaisse du lustre. Fen, lui, était aux abords de la roue, plus légère elle aussi.

Assommés, ils finiraient avec une belle bosse tout au plus. Elle avait veillé toute la nuit, passant d'une chambre à l'autre afin de prendre des nouvelles, se morfondant de ce qu'elle avait pu faire à son cousin et de ce qu'il aurait pu faire à son fiancé. Qu'allait il se passer à leur réveil ? [/rp]

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[RP] Celestine ou L'amour est dans le cachot !!!
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