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 RP la Luzerne Helvétie

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Chandin
Feu Baron
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Date d'inscription : 02/07/2008
Localisation : Enfer

MessageSujet: RP la Luzerne Helvétie   Sam 8 Jan - 18:11

Citation :
[rp]Chambéry, de nuit :

Mais oui ça ira, ne t'inquiéte donc pas ! Prends soin de toi surtout ! Je n'aimerais pas savoir qu'il t'arrive malheur ! Tu crois qu'ils doivent avoir peur ? Mouais ! Du moment que j'arrive entière, ça sera déjà pas mal !

Mais nooon, tout ira bien, tu sais bien que personne ne me remarque ! Merci pour la cape.


Serrant fort sa suzeraine aux portes de la ville où celle-ci était de faction avec de nombreux savoyards, la petite blonde se retira, sans un regard en arrière.
Dans le fond, elle avait peur mais elle n'en pouvait plus de cette absence.
La nuit tombait et c'était le meilleur moyen de se faufiler dans Annecy, aussi discrètement que possible. Elle n'était point folle la petite demoiselle. Elle n'affronterait pas les défenseurs hélvètes avec son seul baton !

Evitant de marcher sur la route, empruntant de par les champs afin d'arriver de manière détournée jusqu'aux remparts, la nuit lui semblait de plus en plus longue. L'encre noir des cieux ne lui offraient aucune étoile ce soir et elle s'obligea à ne pas laisser ses pensées divaguées pour rester vigilante. Il n'était pas temps de se faire surprendre par un quelconque brigand ou vigie.

Visiblement, comme aucune action depuis Chambéry n'était prévue, les troupes ennemies semblaient endormies. Leur taupe n'aurait pu les avertir d'une arrivée aussi peu commune qu'une petite jeune fille de 17 printemps munie d'un bâton et d'un magnifique bouclier aux armes d'Evian et de Thonon.

L'approche fut lente et consciensieuse : repérage des tours de garde, détection de dispositifs de surveillance, passage au travers des camps hélvètes repliés à l'entrée de la ville. Cela ne serait pas aisé. Mais la nuit était bien avancée. Le gémissement des blessés couvrirait ses déplacements furtifs et rapidement, elle atteindrait le mur.
On apprend beaucoup de choses quand on oeuvre à la prévôté savoyarde ! Les filatures, la discrétion, et bien d'autres choses ... même si son cher et tendre avait souvent tendance à lui éviter de prendre des risques.

Où était il donc à l'intérieur de ces murs ? Comment allait il ? L'avait il torturé ? Enfermé ? Pensait il seulement à elle parfois ? Elle n'en dormait plus la nuit de toutes ces questions, ce qui l'avait décidé de tout abandonner pour le retrouver, au péril de sa propre vie.

Son coeur était tambour battant. Elle devait rester calme et sereine pour ne commettre aucune erreur. Le lancer d'un caillou dans les buissons près de la porte ouest lui permit de se faufiler rapidement à l'intérieur des murs. Le plus dur était fait. Ce fut plutôt facile finalement. Restait plus qu'à ne pas se faire prendre.

Suivant dans l'ombre un groupe de gardes nocturne, elle entendit les réflexions de l'un d'eux à propos de tavernes de la résistance qu'ils n'arrivaient pas à contrôler. Ils pestaient et ruminaient, ne pensant qu'à saisir les savoyards militants. Il fallait qu'elle profite des faveurs de la nuit pour se rendre dans une de ces tavernes et y trouver refuge, avant qu'ils ne sachent qu'une intruse était dans leur mur.

Le matin se levait déjà, quand elle pénétra dans la taverne de la résistance, son bouclier était son passe droit ... [/rp]


[rp]
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___________________________________________________________

La nuit était à la réflexion. Les volets de la taverne à peine entrouverts afin que la Lune éclaire l"intérieur lugubre de la taverne, grinçaient quelquefois d'une façon sinistre. Couché par terre, sur une couche d'infortune, La Luzerne sommeillait mal. Comme tous les soirs depuis la prise d'Annecy, le jeune homme trouvait refuge dans l'auberge. Recherché par les envahisseurs pour Troubles et sans doute Trahison parce qu'il était avec son maître Tibérias le soir où il s'était enfui, La Luzerne était devenu très méfiant. Le beau garçon, toujours impeccablement bien coiffé, bien rasé et bien habillé était hâvre, pâle et défait. Les cheveux en bataille et sales, la barbe de plusieurs jours et les vêtements rapiécés marquaient sa lassitude et sa résistance.

Le jour, pour résister aux forces ennemis, il se cachait. Dans des maisons délabrées, des masures dont les propriétaires étaient décédés ou tout simplement dans les rues, capuche sur la tête, pour passer inaperçu.

Et cette nuit, alors que le sommeil tardait à venir, La Luzerne tenait fermement son épée en main, les yeux injectés de sang, d'affreuses cernes sous les yeux, un regard mort-vivant en somme. Puis des bruits de pas. Un réformé ! Débarassant sa couverture trouée de lui, le jeune homme se leva et sa cacha sur une table. Quelle heure était-il ? Le couvre-feu était-il déjà terminé ? Alors que l'intru pénétrait dans la taverne, sa respiration devint plus saccadée. Puis les premiers rayons du soleil qui n'amélioraient en rien l'obscurité de la pièce arrivèrent.

Un signe. C'en était un sûrement ! La Luzerne se leva et poussa la table sur l'intrus. Un grand fracas, il était sûrement tombé. Mais La Luzerne l'entendit se relever. Son arme se leva vers lui. Un bâton ? Quel Genevois de ce nom oserait porter un simple bâton ? Curieux, le résistant para l'attaque et se lança sur son adversaire. Il détruit rapidement son arme, la coupant en deux, et plaqua le réformé contre le mur de l'auberge, à la lueur des rayons premiers du soleil, la lame de son épée sur la gorge de l'ennemi.

Un visage apparut. Une femme... pas n'importe quelle femme... Dewan ! Dame d'Evian... la compagne de son seigneur et maître ! Aterré par cette vision, la Luzerne recula, désorienté. Il lâcha son épée et tomba lui-même à genoux, les mains dans son visage.

"Qu'allais-je faire... Seigneur pardonnez-moi... Ma dame ! Pardonnez-moi...

Des larmes de fatigue et de peur commencèrent à nettoyer son visage. Restant à genoux, il respirait fortement.

"Le couvre-feu ! Comment... avez-vous fait... Mon dieu, Ma dame, vous arrivez trop tard !...

Il y eut un grand fracassement lorsque son torse frappa le sol. Evanoui, exténué, blessé, il n'en pouvait plus. Se sentant rassuré par la présence féminine, il put se permettre de déposer sa vie dans les mains d'une autre personne. Chose devenue rare depuis quelques temps.
[/rp]
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Dominique

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MessageSujet: Re: RP la Luzerne Helvétie   Mar 18 Jan - 23:26

Dewan a écrit:
[rp]Poussant la porte lentement dans un grincement sourd, la jeune fille s'inclina légèrement pour observer l'intérieur de la taverne. Nulle âme qui vive au premier regard. Le temps de refermer la porte derrière elle et de détourner les yeux de la salle que son corps fut projeté contre le mur dans un grand fracas, lui coupant le souffle. Une table était venue lourdement et violemment à sa rencontre. Même pas le temps de voir qui que la petite blonde s'était affessée dans une douleur atroce dans son abdomen. Heureusement qu'elle portait un plastron de cuir qu'on utilisait fréquemment lors des patrouilles de la maréchaussée, ce qui amortit malgré tout le choc. Du mouvement dans l'ombre, l'agresseur n'était pas loin.

Un coup de bâton pour tenter d'assomer l'helvéte, car ça devait en être un, forcément, rencontra le métal d'une épée. L'homme dont la carrure était moyenne, était occulté par le contre jour de la pièce par rapport au soleil vivifiant. Dew aurait eu bien du mal à reconnaitre qui que ce soit. Le souffle coupé, aucun mot ne voulait s'échapper de sa bouche à part son cri de surprise quand la table l'avait rencontrée. La fureur de son agresseur coupa son bâton en deux. Décontenancée, la belle d'Evian voyait déjà son heure tomber.

Tout ce chemin pour ça ? Mourir dans une minable taverne d'Annecy ? Sans même le revoir ? Il est dit que quand on sent la mort se rapprocher, on revoit son passé, son présent et ses désirs futurs passer devant ses yeux. Qu'avait elle vu, la belleysanne, à cet instant là, qui laissa sur son doux visage fatigué une empreinte de regret ? Quelques boucles blondes s'échappèrent de la capuche de sa cape. Son regard d'acier se posa sur le visage de l'hélvète ... l'hélvète ? Non ! L'homme la poussa contre le mur avec une terrible puissance. Une main posée sur sa poitrine, l'aura glaciale de la lame qui rencontrait sa gorge, Dewan prononça presque sans voix le nom de celui qu'elle reconnut et qu'elle avait appris à connaitre depuis qu'elle fréquentait son maître.

La ... Luserne ...

L'horreur se lut sur le visage du jeune homme qui recula et tomba. La jeune fille le découvrit fatigué et complètement effondré. Malgré la douleur dans sa poitrine, la jeune fille abaissa la capuche qui lui couvrait le visage. Elle fit un pas en avant, lentement, balayant à nouveau du regard la salle de l'auberge, dans l'espoir de le trouver, quelque part. Mais rien, La Luserne était seul dans cet endroit poussiéreux.

Quand celui-ci tomba sur le sol, Dew se précipita auprès de lui. Qu'était il donc arrivé dans cet endroit ? Où était il ? Les derniers mots de La Luserne la fit paniquer. Agenouillée près de lui, elle prit sa tête pour la poser sur ses genoux. Elle n'était pas guérisseuse et encore moins médicastre. Elle se contenta de tapoter sur les joues du sergent en espérant qu'il puisse se réveiller et qu'il ne l'abandonnerait pas ainsi !

La Luserne, la Luserne ! Qu'y a-t-il ? Répondez moi ? S'il vous plait ? Comment ça, j'arrive trop tard ? Pitié répondez moi !!! Où est le Seigneur de Ferney ? ... Mon ami ... que vous est il donc arrivé ici ?

Aucune réponse ne venait du pauvre homme évanoui. Il était dans un état pitoyable. De noires pensées traversaient l'esprit de la demoiselle, envisageant le pire pour son fiancé. Il ne pouvait pas être mort ! Il avait vécu bien pire ! Mais pourquoi avait il laissé La Luserne seul ? Ils ne se séparaient quasi jamais. Le jeune homme était toujours prêt à tout pour son maître.

Otant sa cape pour en couvrir le jeune homme, elle se releva, laissant sa tête sur son sac à dos, afin de trouver un fond d'eau et laver les blessures visibles du blessé. Par chance une cruche contenait encore de quoi convenir et derrière le comptoir, elle put trouver du linge afin de panser les cicatrices.

Le temps passait dans l'auberge vide. Regardant l'endormi, Dew passa une main sur sa gorge. Ce n'était pas la première fois que sa tête avait failli tomber. Encore une fois, son sang avait coulé dans son cou. Mais ce n'était pas cela qui l'inquiétait le plus. Elle ôta discrètement le plastron de cuir afin de retrouver sa respiration. Le choc avait été tellement violent que sa respiration la laissait une brûlure intérieure.
Cachés derrière la table, elle espérait qu'aucune patrouille helvète ne viendrait vérifier l'endroit. Il ne restait plus qu'à attendre que La Luserne s'éveille et répondre à ses questions. Il ne fallait surtout pas qu'elle s'endorme ...
[/rp]
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Dominique

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MessageSujet: Re: RP la Luzerne Helvétie   Mar 18 Jan - 23:26

--LaLuzerne a écrit:
[rp]
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________________________________________________________

Un sommeil perturbé par des cauchemars aussi fous qu'irréalistes. Des ombes, des lumières, du vert, du jaune, du rouge et du blanc, la Savoie qui revenait d'outre-tombe ! Une vieille femme tout en noir, une bougie à la main lui tendit la main. Excessivement ridée, il se saisit de son bras et rouvrit les yeux. Il se retrouva dans l'obscurité d'une pièce, les idées floues qui lui revinrent petit à petit. La taverne ! Dewan ! Il scruta les environs et aperçut la dame d'Evian penchée à ses côtés. Lui, était allongé sur le sol, un sac sous la tête, ses blessures soignées primairement. Il s'assit et regarda la jeune femme, anéanti.

"Dame d'Evian... Votre mandat à Belley a dû se terminer... et vous êtes ici pour retrouver celui que vous aimez... hélas ! hélas ! Il court le bruit que le vieux général est passé ad patres ! Il serait battu lors qu'une vaine tentative de reprise de la mairie et aurait trépassé...

La Luzerne se leva tant bien que mal et admira le coucher du soleil, n'osant regarder la dame d'Evian dans son chagrin. Le jeune se saisit de son épée et regarda la lame au jour.

"Avant que la ville ne soit prise, le général m'a ordonné de quitter notre poste de commandement avancé d'Annecy où nous gérions les défenses intérieures de la Savoie... J'ai tenté, comme il me l'a dit, de passer la frontière, mais les ennemis étaient déjà là, entourant le centre de la ville... Je me suis alors réfugié dans des tonneaux, dans des charettes de paille car ils m'avaient vu fuir du quartier général... J'ai... j'ai été blessé par un carreau d'arbalète venu se planter dans mon bras gauche... mais ils ne m'ont plus retrouvé... Cette taverne fut ma cachette nocturne...

Il se saisit de son arme, plutôt coléreux.

"Et ce fameux bruit a débuté. C'était quelques soirs après Noël... nous étions une quinzaine contre tout un groupe armé... Nous avons perdu, beaucoup d'entre nous furent blessés... et parmi les flammes dévastatrices des masures embrasées, j'ai vu le général tomber... criant une dernière fois sa devise... levant les yeux vers le ciel pour escompter y voir votre doux visage... puis il s'ets effondré sur le sol ensanglanté. Dans son uniforme de prévôt déchu, j'ai vu son corps inerte avant de m'échapper une fois de plus devant le nombre imposant d'adversaires... J'ai été anéanti par cette vision... le jour d'après, je suis retourné sur cette place, son corps n'y était plus... sans doute porté en terre par quelques fidèles... je ne me pardonne pas de n'avoir pas pu y assister... J'ai cessé de manger, de boire pendant plusieurs jours de deuil...

Une larme s'écoula le long de sa joue, une larme sèche.

"Dame, pour vous et pour lui, je veux vous accompagner dans la maison où il était retenu captif... Peut-être a-t-il laissé quelques choses d'importance pour vous... Des effets que vous et moi aimerions garder en souvenirs... le bâtiment n'est plus surveillé d'après mes observations... c'est la dernière chose qu'il nous reste à faire...

Il ouvrit la porte de la taverne, invitant la dame d'Evian à le suivre. Emu, il ne voyait pas les réactions de cette dernière. Il se demandait comment elle allait réagir...[/rp]
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Dominique

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MessageSujet: Re: RP la Luzerne Helvétie   Mar 18 Jan - 23:27

Dewan a écrit:
[rp]Une histoire ... Car c'était bien là une histoire au regarde de la petite blonde qui écoutait son ami lui conter la bataille d'Annecy et son héros disparu. Son héros à elle, son amour, son tendre espoir dont elle n'imaginait pas possible la disparition. Comment cela se pouvait il ? Non. Impossible, lui, le général revenu des lymbes orientales ! Lui, le seigneur s'étant abreuvé des plus somptueuses coupes de nectar empoisonné et ayant toujours survécu ! Non ...

Agenouillée sur le sol humide et froid de l'auberge désertée, le regard dans le vide, la demoiselle d'Evian se sentait esseulée. La Luzerne l'était tout autant, perdu depuis des jours dans un environnement hostile, la peur d'être surpris à tout moment.

Calmement, Dewan ouvrit son sac et prit un pain frais emporté de son voyage. Elle le brisa en quelques morceaux et en tendit un à son compagnon d'infortune.

Tenez ... mangez ... Puis nous irons ... constater ... Il ...

Qu'allait il dire ? Que lui aussi devait avoir faim ? Qu'il les attendait bien sagement dans ces lieux, quelque part ? A vrai dire, sur le visage de la jeune fille, on ne pouvait voir que la blancheur de ses traits et le blême du minoi fatigué d'une donzelle poussiéreuse.
Tout semblait avoir perdu de la valeur, jusqu'à même sa vie, si celle de celui qu'elle aimait tant avait réellement disparue.

Elle rangea son propre morceau dans sa besace. Nulle faim ne pourrait plus maintenant être assouvie, avant d'avoir des certitudes ... Le corps enquilosé par les coups portés par la Luzerne, elle se releva difficilement puis accompagna le jeune à la porte, jetant un oeil sur les environs.
Aucune troupe n'était visible aux encornures des bâtisses. Il n'y avait plus qu'à se lancer. Capuche posée sur sa tête, bouclier camoufflé sous la cape, sac à dos dissimulé, dague préparée vu que le bâton était en mille morceaux, elle se sentait fin prête pour une incursion au milieu de l'ennemi. [/rp]
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