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 Halle de Belley : [RP] Des cadavres dans le placard ?

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Angeline
Feu Baronne
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MessageSujet: Halle de Belley : [RP] Des cadavres dans le placard ?   Jeu 13 Mai - 12:38

Dewan a écrit:
Sinueuse sinuosité sur cette route entre Bourg et Belley. Iruga lui avait bien dit de se méfier de la route ou des serpents ? Elle ne se souvenait plus trop en partant cette nuit là, surtout bien émêchée comme elle le fut ! Il aimait boire le bougre et elle aussi, ça n'avait pas arrangé les choses. Comme ce fut amusant les regards incompréhensifs des autres en taverne. Elle ne les connaissait pas vraiment ceci dit mais c'était un peu comme si elle avait toujours vécu par ici. Etrange sensation.

Evitant la rivière bien fourbe dans ses méandres, la jeune femme était arrivée à l'aube à Belley, sa destination. C'était aussi son anniversaire ce jour là. Tout juste 17 ans, enfin, approximativement. C'était un 29 avril que sa bienfaitrice avait décrété que serait son anniversaire. Depuis, c'était ainsi. Jeanne lui manquait, un peu. C'est elle qui lui avait tout appris depuis qu'elle l'avait accueillie à l'Hôtel Varouge. Carcassonne lui semblait bien loin du coup. Pourquoi lui avait elle tout raconté ? Evidemment avec sa curiosité, il fallait que Dew aille voir par elle-même si tout cela était vrai !

Depuis son arrivée, la donzelle à la tenue légère se baladait dans les rues de la ville, respirant comme des effluves de passé savoureux. Savoureux ? De ce qu'elle savait, sa quête ne la mènerait pas vers des révélations joyeuses. Quoi que Dew ne connaissait pas ces gens, savoir qu'ils avaient fui la Savoie pour des raisons obscures et qu'en plus, sa mère, car il s'agissait bien d'elle et de son potentiel père, avait bien des choses à se reprocher ...

Belley. Sous ses aspects chaleureux se cachaient de sombres histoires que la jeune fille aurait à découvrir, afin de connaitre la raisons de la blondeur de ses cheveux et le sang glacé qui coulait dans ses veines. Peut-être était elle née ici, quelque part, cachée de tous. Bientôt, elle espérait savoir le fin mot de l'histoire.

En attendant, elle devait se renseigner auprès de quelqu'un. Mais qui ?

--Merenre a écrit:
[rp]
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Le vieil homme suivait la jeune femme depuis tant de jours... Elle était partie de Carcassone la petiote ! Durant tout leur trajet, il avait espéré qu'elle ne viendrait pas ici... pas Belley... Et pourtant, ils y étaient aujourd'hui. Dewan devait certainement déjà avoir vu le vieillard. Souvent il était démasqué, mais l'inconscience de la jeune fille ne prêtait pas attention à lui. Toutefois, il y avait de quoi : un vieux chapeau rapiécé sur sa tête, une canne pour s'aider à marcher, de longs vêtements multicolores, une belle barbe blanche et longue, des yeux d'un bleu blanc. Comment lui passer à côté indifféremment ? D'ailleurs, tous les gens de Belley le regardèrent. L'homme se contenta de leur sourire et d'avancer.

On le traitait souvent de sorcier... On avait voulu le faire brûler deux trois fois... par des fuites insencées et des survies dangereuses, il était toujours vivant. Mais non. L'homme était alchimiste. Un de ceux qui passent leur vie à trouver la Pierre philosophale. La Pierre qui transforme n'importe quel matériau en or et qui donne... la vie éternelle... dans un objectif pûrement scientifique bien entendu, Merenre voulait l'obtenir.

Quand il entra au service des parents de Dewan, il était moins vieux, mais déjà assez. Il était venu comme scientifique et aidait dans la construction de murailles. Comme architecte dirons-nous. Lorsque la petite fut née, la joie envahit tous les coeurs. Merenre put même prendre dans ses bras l'enfant. Mais une vive sensation le saisit. C'était ce qu'on appelait : une prémonition. Il avait trouvé la Pierre mais ce n'était pas un caillou... il s'était vu, tenant dans ses mains, le coeur de la jeune femme, des années plus tard, en Savoie...

Les conditions étaient réunis... Mais il n'était pas un tueur ! Simplement torturé... Il devait tout raconter à Dewan. La disparition de ses parents, le pillage de leur manoir, la mort de tous les domestiques... Merenre était pour tout avouer et peut être pour... accomplir ses visions passées. Si c'était pour la science, il le ferait sans hésiter. Au péril de la vie de celle qu'il a élevée mais de celle qui l'a oublié... Alea jacta est...

Au marché, il bouscule volontairement la demoiselle et s'excuse :

"Oh fillette ! Je suis désolé ! Votre panier ! Oh ! Laissez-moi vous aider à récupérer ses pommes malgré mon mal de dos..."

Et voilà qu'il se baisse avec Dewan. Pour faire discret, il saisit son poignet et marmonne dans sa barbe :

"Dewan, je suis Merenre. J'étais au service de vos parents jadis... La vérité a sonné... avez-vous une chambre dans une auberge où nous pourrions parler ?

Puis ils se relèvent, les pommes dans le panier... Ses étranges yeux uniques regardent la fille, sans doute perdue.
[/rp]

Dewan a écrit:
Toute à ses réflexions, Dew avait trouvé une chambre dans une petite auberge un peu mal famée mais dans ses moyens. Elle avait réussi à obtenir la meilleure chambre de l'endroit en faisant les yeux doux au fils du tavernier. Enfin installée et armée d'un panier, elle s'en alla faire le tour du marché afin de se constituer quelques réserves pour les jours à venir. Avec ses recherches, elle n'aurait pas toujours le temps d'acheter de quoi manger chaque jour.

Devant l'étale d'un maraicher, elle puisa plusieurs pommes pour en remplir son panier. Tout d'un coup, elle fut heurtée par un vieillard. Les pommes roulèrent sur le sol en tout sens. L'homme s'excusa et s'abaissa pour ramasser les pommes. Dew fit de même pour les autres pommes. Les rassemblant dans son panier, le vieil homme saisit son bras fermement. Ne s'attendant pas à une telle action de l'inconnu, elle s'était laissée surprendre. Il se présenta.

Mais ... Comment connaissez vous mon nom ? Que me voulez vous ? Non mais je ne vais pas vous suivre comme ça ! Vous vous prenez pour qui ?

Elle commença à élever la voix quand le fait qu'il parle de ses parents la calma.

Vous connaissez mes parents ?

--Merenre a écrit:
[rp]
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La jeune fille commença à se débattre, Merenre avait malheureusement pour elle, encore de la force à son âge. Il se fit plus brusque et quand Dewan se calma après avoir entendu parler de ses parents, elle fut plus docile, et le mage put l'emmener où bon lui semblait. C'était une ruelle sordide où des hommes mi-cadavres mi-vivants étaient çà et là... des odeurs atroces, des visions déchirés, le chaos, le désenchantement.

J'ai effectivement connu vos parents... Comme je vous l'ai déjà dit, j'étais à leur service... Ils avaient un manoir à Belley... Je me souviendrai toujours de l'inscripton qui figurait au portail, à l'entrée : "Notre rive c'est le temps, il coule et nous passons"

Le vieux laissa sa phrase en suspend pour faire admirer la beauté de la phrase.

Je ne sais pas où ça se trouve aujourd'hui... Mais je suppose que nous devrions trouver cette devise... Vos parents peuvent être partout ! Mais ne vous attendez pas à les voir vivants...

Après avoir planté son décor, Merenre se décida enfin à se présenter :

Mille excuses, je me nomme Merenre, je suis un alchimiste traqué par quelques bouts de l'Empire et de la France... Je suis revenu ici pour accomplir mon ultime quête...

Il regarda la jeune fille.

Après votre abandon à Carcassone, vos parents m'ont demandé de veiller sur vous et de vous aider à chercher la vérité une fois que vous reviendrez, femme, à Belley... Et vous voici...

Le vieux cachait qu'une des principales raisons était la Pierre. Il n'en dit pas un mot à Dewan qui marchait silencieusement à côté de lui. Les capes de l'alchimiste volaient derrière eux et semblaient infinies.

Vous avez des questions ? Avez-vous déjà entendu parler de cette devise ?

Merenre espérait trouver un endroit où il pourrait exécuter sa tâche meurtrière mais en attendant, il respecterait les volontés des parents de la fille et lui apporterait la vérité sur eux. Elle mourrait dans le savoir, c'était déjà ça.
[/rp]

Dewan a écrit:
L'homme l'accompagna dans une rue sordide. Ce n'était pas inhabituel pour Dew de passer dans ce genre de rue mais le bonhomme ne lui attirait pas la confiance qu'il aurait pu.
Son côté énigmatique, sa connaissance du passé de la jeune fille, ses parents pour qui il travaillait, le fait qu'il la suivait depuis près de 17 ans, tout cela semblait tomber comme une pierre sur la tête de la pauvre fille.

Malgré cela, elle l'écoutait. Jeanne lui avait confié, il y a quelques semaines et assez subitement, que ses parents n'étaient pas mort suite à un pillage dans le petit hameau juste à côté de Carcassonne mais qu'en fait, ils avaient été supprimé par un chasseur de prime. Choc. Des myriades de questions avaient empli le petit crâne blond de Dew. Déjà, peu de blondes peuplaient Carcassonne et cela l'avait étonnée mais soit, un de ses parents pouvaient avoir des origines nordiques. Ensuite, elle n'avait pas pris l'accent du sud. Etrangement son accent était très discret alors que celui de Jeanne était fort prononcé. Mais là encore, elle avait mis cela sur le fait qu'elle avait rencontré beaucoup d'étrangers à l'Hôtel Varouge.

Et cet alchimiste, qui se répétait un peu d'ailleurs, sûrement dû à son âge avancé, qui disait tout savoir.

Vous auriez pu vous montrer avant ! Pourquoi aujourd'hui ?

Son ton de reproche avait pris le dessus. Elle n'avait pas l'intention de rester calme longtemps. Cet homme savait tout et il devrait parler.
Dans l'esprit de Dew, tout allait très vite, l'accumulation des informations, il fallait qu'elle en apprenne plus encore.


Bon ... C'est quoi votre quête ? Qui me dit que je peux vous croire et que vous n'êtes pas encore un de ses tordus qui tentent d'obtenir quelques choses d'une Annys ?

Si le Mage la suivait réellement, il comprendrait ce qu'était une Annys pour Jeanne. Sa "mère" nommait les pucelles de l'Hôtel Rouge des Annys, des jeunes filles qui apportaient plaisir aux hommes sans passer à l'acte. Elle y tenait plus que tout. Les hommes s'émoustillaient et payaient cher le droit de toucher des pucelles sans leur voler leur vertus. Sorte de fantasmes coquins de la plupart des aristocrates de la région, Dew avait fait partie des Annys depuis ses 12 ans.

Notre rive c'est le temps, il coule et nous passons ... Notre rive c'est le temps, il coule et nous passons ...

Cette phrase prononcée passait en boucle parmi les questions de Dew. Une rive ... serait ce là où l'ont construit le port ? Il fallait qu'elle en ait le coeur net.

Mais avant ça, il y avait cet individu ... que faire ? L'interroger.


Non jamais entendu, je vois pas à quoi ça correspond ! Et oui des questions, j'en ai plein ? On ne m'a pas dit le nom de mes parents et pourquoi ils furent assassiner ... Alors je vous écoute ...

Ils arrivèrent à un petit bar pas très propre et encore moins agréable. Mais se disant que l'homme parlerait plus s'il buvait un peu, elle l'y attira à son tour.

Venez, il fait soif, allons boire quelque chose ...

Elle n'aimait pas les yeux glauques posés sur elle mais comme elle n'était pas seule, elle se sentait en sécurité. L'apparence du Mage pouvait prêter à confusion, elle l'avait bien senti à la force de son emprise que son aspect extérieur n'était qu'une façade.

--Merenre a écrit:
[rp]
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_______________________________________________________

S'installant dans la taverne, faisant bien attention de faire passer ses capes sur les côtés de la chaise, Merenre scruta les yeux de Dewan. Elle ressemblait à sa mère... Atroce et souffrante ressemblance pour le vieil homme qui avait aimé Madame... Un amour impossible qui n'a jamais explosé au grand jour. La femme savait-elle que Merenre l'aimait en cachette ? C'était improbable... Qui faisait attention à lui dans le passé ?... On a commencé à le craindre quand... "ça s'est passé"...
La tavernière vint à eux et demanda ce qu'ils prenaient.

Sang de vipère mélangé à de la bave de crapaud, brassez et secouez avant d'ajouter quelques épis de blé et de mélanger doucement. Vous n'avez pas ? Oh... Eh bien deux bières...

La serveuse s'en alla, anxieuse et revint deux choppes en mains. Merenre paya généreusement sans vouloir la monnaie, ne désirant plus que parler à Dewan.

Votre père se nommait Michel Durandeau le Terrible, un fanatique Savoyard et Impérialiste. Il était le compagnon de votre mère, Esty Cornemiel la Belle. Elle, était dans les instances juridiques de Savoie. Mais leurs faits et gestes sont peu glorieux... De leur union illégitime, vous avez vu le jour...

Merenre expliqua quelques affaires de trahison d'Esty pour protéger son mari contre l'aide qu'il avait fournie aux Lions de Juda et autres hérétiques.

Ils furent tous les deux assassinés par un homme sans scrupule... un homme qui cherchait quelque chose mais qui n'a rien trouvé si ce n'est la criminalité... La police ne l'a jamais attrapé... Le testament commun de vos parents mentionnait que je devais veiller sur vous après leurs morts... voici mon ultime quête avant que je m'en aille... La vie commence à être trop pesante...

Mensonge en bel uniforme ! Merenre voulait l'immortalité et la Pierre. C'était lui qui avait tué les parents, étant certain qu'ils cachaient l'objet... Ce n'est que bien plus tard qu'il comprit que la Pierre n'était autre que le coeur de Dewan et qu'il devait attendre qu'elle est atteinte la taille adulte... Voilà qui était fait...

Assise à côté de lui, Merenre comprenait bien qu'elle ne se doutait de rien... Il la voyait même triste. Réconfortant et voulant sa confiance, il s'approcha d'elle.

Savez-vous où nous pourrons toujours retrouver vos parents ? Ici...

De sa main tremblante il vint poser sa main à l'endroit où le coeur de la jeune fille battait. Il sentit la cavalcade qu'il menait. Terrible tentation que de le lui arracher sur le champs ! Mais bien trop de témoins... Le massacre risquait d'être bruyant et... sanglant...

Il retira sa main et plongea ses lèvres dans la bière.
[/rp]

Dewan a écrit:
L'endroit était aussi glauque que la rue. Ils prirent place à une table dans un coin tranquille. La plupart des gens présents cuvaient déjà de nombreuses bouteilles consommées de la nuit qui ne finirait sans doute pas avant la prochaine. Des femmes peu habillées se vautraient sur les genoux d'un ou deux saoulards. Dewan n'aimait pas ce genre de lieu où il n'y avait aucun respect.

Bien que la Maison Varouge offrait des services très discutables, elle n'en était pas moins respectable, où l'hygiène et la discrétion étaient primordiales. Rien de comparables avec ces tavernes où un esprit bestial prenait le dessus.

Le mago prit place à côté d'elle et commanda des bières, non sans avoir d'abord demandé une espèce de mixture peu ragoutante. A la vue de la tête de la serveuse, il se ravisa et il y avait de quoi. Sans savoir ce qu'aurait donné la potion, la jeune fille imagina les pires résultats. Trop d'imagination dans sa tête blonde !

Elle écouta son histoire avec attention. Ses parents ? des traitres ? Voir même des monstres ? Le coeur tout retourné par ces révélations, Dew ne savait pas quoi répondre.
Elle resta un instant pensive, à contempler la chope qu'elle ne toucha pas.
Sans s'en rendre compte, Merenre se retrouva tout à côté d'elle. Ses paroles étaient douces et réconfortantes. Sa main vint se poser sur son coeur. Le fixant longuement dans son geste un peu tremblant, Dew se sentait chamboulée par le résultat de ses recherches qui finalement, aboutissaient à des confidences insoupçonnées.

Cet homme avait quelque chose dans le regard qui était étrange, un peu fou. Après tout, il avait cautionné tout ce que ses parents avaient fait. Mais pouvait elle réellement lui faire confiance ? Elle finit par l'interroger à son tour.


Dites moi, comment se fait il que vous soyez encore en vie vous ? Vous avez donc habitez par ici si je comprends bien. Vous acceptiez ce qu'ils faisaient sans broncher ? Peut-être devrais je me méfier de vous ...

Sur ces mots elle fixait l'homme qui se trouvait si près d'elle. Qu'allait il répondre à ça ?

--Merenre a écrit:
[rp]
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_________________________________________________________

La mage susurra les quelques gouttes de bière qui traînaient sur le bord de la choppe et regarda Dewan quand celle-ci l'interrogea. Il déglutit difficilement et croisa nerveusement ses vieilles mains. Quelle souffrance pour un vieillard que de souffrir des articulations des doigts !

Je n'habite pas ici non... en fait... où vous habitez, j'habite... où vous vivez, je vis... où vous allez, je vais... c'est ainsi que se passe ma surveillance sur vous... c'est ainsi que j'exécute les dernières volontés de feux vos parents...

Dewan attendait encore une réponse... Le mage la maudit d'avoir posé la question "pourquoi êtes-vous encore en vie, vous ?" Comment lui expliquer... oui un scénario fictif commençait à se passer dans sa tête : il le racontait à la jeune femme au fur et à mesure de ses pensées.

Quand votre père a compris que le brigand avait déjà égor... tué votre mère, j'étais à ses côté dans le salon. Il m'a tendu un paquet enveloppé dans des draps propres : vous. Par la suite, une domestique est arrivée : votre nourrice. Votre père nous a sauvé la vie ce jour là... Il nous a conduit à un passage secret qui menait à l'extérieur. Ses ordres étaient clairs : ne pas se retourner, courir, aller loin, très loin et surtout de veiller pour toujours sur sa petite perle...

Il était excellent dans l'art de l'improvisation dramatique. Il fit même semblait de s'essuyer les yeux de quelques fausses larmes.

Nous attérîmes à Carcassonne... vous avez grandi... nous sommes aujourd'hui bien loin de la sortie du passage secret sur la rive droite de cette rivière...

Le mage mit longtemps à réaliser ce qu'il venait de dire. Le passage menait à la rivière !

Oh ! Si le passage existe toujours, nous pourrons remonter votre passé et le mien ! La phrase avait un rapport avec le port et la rivière ! Ne perdons pas un instant, elle est vaste et ma mémoire me fait défaut...

Il se leva et regarda Dewan, perplexe. Sans doute l'anxiété de se découvrir pour de vrai... Le vieillard, en grand-père réconfortant lui tendit sa vieille main chaleureuse.
[/rp]

Dewan a écrit:
Dewan écoutait son histoire, attentive aux moindres détails, tout en buvant, non seulement ses paroles mais sa bière infecte aussi. Elle semblait diluée à l'eau sale.

Reposant sa chopine sur la table, le regard de Dew se posa lourdement sur le vieil homme qui lui tendait la main.
Il savait quelque chose qu'il ne voulait avouer mais quoi ? Son histoire n'était qu'un mensonge mal ficelé, non préparé. Il ne devait pas s'attendre à ce qu'elle l'interroge. La petite blonde n'était pas aussi naïve qu'il le pensait mais il fallait jouer le jeu. Il savait ...
Prendre sa main la dégoutait fortement mais elle se devait d'en savoir plus.

Mensonge, mensonge, mensonge ... Sa mère était vivante quand elle déposa Dew chez Jeanne. Elles étaient même amies. Pourquoi racontait il de telles horreurs ? Elle devait savoir, oui et il parlerait, quoi qu'il en coûte.

Le manoir était donc sur la rive, près de la Baie du port en construction. Intéressant.
Sa main prit la sienne et d'un ton enjoué, la jeune fille tenta de mettre en confiance le vieux bonhomme.

Où allez vous m'emmener ? Je suis sûre que mes parents seraient fier de votre dévouement. Dans le fond, vous m'avez toujours protégée sans que je le sache et je vous en remercie ... Croyez vous qu'ils comprennent que j'ai servi la maison Varouge comme Jeanne me l'a appris ? Finir dans le lit de nombreux aristocrates n'étaient peut-être pas ce qu'ils souhaitaient pour leur fille ...

Dew fixait Merenre de ses yeux gris, essayant de déceler la vérité dans le regard de l'homme.

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